vendredi 31 juillet 2009

Matière grise

Il existe dans la vie politique et intellectuelle française une absence notoire de matière grise, plutôt portée à gauche, mais pas spécifiquement. Moi-même j'ai longtemps hésité, tant mon cœur agité fut tiraillé entre des tendances diverses et avariées : Benito ou Léon, Fidel ou le Che, Papounet ou Maximou d'amour ? Les bottes à talon ou la Terreur avec des clous ? La « Démocratie Républicaine » tendance borgne ou la « Démocratie Populaire » tendance facteur ?

J'ai fini par en perdre mon germanopratin tant la porosité idéologique de mes grandes passions dictatoriales s'est installée ces dernières années. Finalement, grâce à un blog exutoire et quelques expériences historiques (au bilan globalement positif) , il n'existe plus de différence fondamentale entre mes passions extrêmes, plus de frontière tranchée, mais au contraire une saine collaboration (comme en 40) : un espace de discussion révolutionnaire m’est apparu, un canal d'échange fusionnel et orgasmique, un continuum flou constituant désormais la dimension parallèle qui me sert à imaginer des scénarios érotiques.

Quelques points de détails subsistent, comme travailler assez la souplesse pour réussir ce numéro de contorsions quotidiennes où je dois faire le tour de mon nombril, opération spectaculaire qui se répète à l’envi sur mon autre blog. Ainsi je peux vanter dans un bel élan d'enthousiasme les réussites national-socialistes de Bénito Chavez, tout en me drapant en fonction des circonstances en Républicain Vertueux, bouffeur d'imams à mes heures. Naturellement, je sur-joue un peu trop le respect d'une démocratie populaire & festive pleine de riants lendemains qui chantent. Il faut se mettre dans l'ambiance de la fête de l'Huma pour comprendre, où pétés comme des coings, on s'échange joyeusement des tapes fraternelles sur les fesses.

Entendons-nous bien: il n'y a pas de fusion entre mes différents personnages, mais un jeu de rôles permanent, fondé sur un échangisme coopératif et alterexcitant. Les marqueurs idéologiques qui les séparent sont encore présents chez certains esprits étriqués, et le resteront sans doute malgré la vigueur de nos efforts pédagogiques.

Au fond, nous, au "N"PA, on reste malgré tout attaché à notre territoire à l’odeur puissante, à la couleur de l'uniforme, et circonscrit à une culture marxiste indécrottable coulée dans la jalousie. Et on n'est pas en train de parler de "bloc", mais plutôt de sensibilité et d'identité mouvante.

Or. Vous savez à quel point je cultive mon identité ambigüe, ma différAnce sexuelle et ma démarche chaloupée, puisque seul-e un transgenre nouveau mais sévèrement burné-e pourra montrer la voie aux masses. Notez incidemment que cette identité à géométrie variable autorise de multiples transvasements, des échanges de fluides dans un sens comme dans l'autre. Par exemple si le NPA se donne des couleurs républicaines et une respectabilité électorale, s'il tente par exemple de se repeindre officiellement dans des couleurs "démocratiques" tout en se débarrassant officieusement des éléments les moins extrêmes comme Christian Picquet, eh bien moi, je durcis mon personnage, pour mieux lui ériger une stature en béton destinée à capter l'attention du public.

On parle création. C’est de l’art, en quelque sorte.

Pendant ce temps, l'UMP gauchit son discours sur l'assistanat (RSA, dont le père n'est autre que Martin Hirsch, ancien gauchiste). Et sans l'existence de ce continuum, de cet espace de transition, pas d'élection de Sarkozy.

Simple non ? Pendant que je fais des abdos et que je m'oins en me pignolant sur blogspot, le NPA offre un boulevard à Sarko.

J'assume.

Et à ceux qui seraient tentés de faire le parallèle avec le camp d'en face, on peut leur répondre que leur grille de lecture est absolument pertinente, puisque nos amis les Faf de droite se sont également largement inspirés de nos méthodes de sodomie collectiviste. D'autre part, il est vrai que la gauche dure a largement pénétré les rangs de la social-démocratie molle, notamment grâce aux réseaux de détournement de fonds via lesquels nous faisons caisse commune. La passion pour la luxure tisse des liens d'intérêts communs. Julien D., je te vois !

D'ailleurs, constatant que nos intérêts ne divergent en rien, on a décidé de céder au harcèlement sexuel de Mélenchon. Et même de copuler avec lui s'il garantit d'utiliser les bons lubrifiants au patchouli.

Ainsi, le NPA devient une véritable leçon de grammaire :

Je m'oins. Tu t'oins. Mélenchon s'oint. Nous nous oignons d'huiles aux parfums épicés pour mieux nous pénétrer les uns les autres. Ils s'oignent. Vous vous bidonnez.

Et j'assume toujours.

Mais on aurait tort de limiter à la gauche cette absence de matière grise concrétisée par une belle promiscuité. Tout s'est passé comme si le désir de mélanger nos fluides entre dirigistes avait eu un effet de contamination, et ce jusqu'en direction d'une certaine droite bonapartiste. Finalement, entre Maximou d'amour et Napoléon, la comparaison en termes de boucheries et sévices publics se tient.

Il n'est que de se rappeler les déclarations bienveillantes de Sarko à propos de Besancenot, il n'est que de se souvenir d'un Jacques Chirac proférant sans honte que le "le libéralisme serait aussi désastreux que le communisme" en 2005, pour mieux dédouaner le second de ses crimes.



Au final, nous avons donc : la gauche "pique" des idées à son extrême en les édulcorant un peu ; la "droite" (celle qui trahit ses électeurs) court après la gauche en tentant de lui faire pièce sur l'"ultralibéralisme" et la "redistribution nécessaire" ; à la fin, c'est le champ politique entier qui se retrouve infecté, à des degrés divers certes, mais néanmoins, le mal est dans la place, et c'est tout un camp qui finit par être séduit par le charme de l'homme providentiel: Maximou d'amour avec son "Comité de Salut Public", ou Benito Chavez et son émission "Alo Presidente" !

Mais sinon Sarko ça me va aussi. Ma vie ne serait rien sans lui.

Quelque part, je lui dois tout.

La matière grise qui manque à la vie politique et intellectuelle française, c'est cet espace de circulation et de copulation idéologique qui permet de reprendre les idées de sinistres crapules ayant lamentablement échoué.

C'est cet espace de discours qui permet à des comédiens et folliculaires ratés de débander dans la décontraction. En reprenant sans vergogne la rhétorique, les mimiques et la gestuelle des mêmes clowns autoritaires.

Ce mimétisme me permet aussi de tenir des discours islamophobes sous couvert de lutter contre l'obscurantisme, tout en me réclamant de ces valeurs républicaines que je veux renverser par ailleurs. Logique.

C'est dans ce milieu interlope que se meuvent les chacals comme le cuistre Onfray, l'étudiante soumise Caroline Fourest, le national-jacobin Mélenchon, la fine équipe ringarde de Charlie Hebdo, le dessinateur de croix gammées Siné, sans oublier le chansonnier Philippe Val, toujours couché lui aussi, dont le talent de collabo n'est plus à démontrer. Et tant d'autres, qui jurent la main sur le cœur que eux, jamais ô grand jamais il ne tremperont le moindre orteil dans les sévices publics. Quelle bande de chochottes! Et de l'autre côté, on trouve Ségolène Royal, Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, et d'autres, tant d'autres qui jurent eux aussi la main sur le coeur que jamais ô grand jamais il ne tremperont le moindre orteil dans le vilain communisme et combattront l'hydre rouge de toute la force de leurs petits bras... et en fustigeant juste après le capitalisme libéral mondialisé et le danger du fascisme qui nous envahit de partout, ma bonne dame.

Un tas de mauviettes efféminées, qui n'ont pas le courage d'aller au bout de leurs idées. Tandis que moi, avec l'audace qui me caractérise, j'ose tous les rôles, essaye toutes les positions.

Même en solitaire.


Surtout en solitaire.



Mais non, Butch, c'est pas pour toi que je dis ça. Mais bon.



Tes mycoses, ça va au fait ? Mmh ? Non ?



Bisous.



Reprenons.

En tout cas ce n'est pas la matière fécale qui manque dans le contexte actuel.

Vous me connaissez : "Je ne suis pas scatophile a priori, Mais..."

Remarquons que cette abondance de matière fécale n'est pas une force politique en tant que telle, c'est un climat idéologique qui légitime et encourage l'injustifiable. Et grâce aux gens qui se meuvent là-dedans, on a un gros problème de collectivisme de masse sur les bras.

jeudi 30 juillet 2009

Dans ta chatte

Comme d'habitude, les fantasmes de la gauche décomplexée se prennent la réalité de leurs mensonges en pleine gueule; et s'il serait fort plaisant de légiférer sur cette pratique aussi marginale que le port du string apparent, il y aurait peut-être des cas plus urgents à traiter. Je dis bien peut-être n'est-ce pas, encore qu'en ce qui me concerne, la situation soit préoccupante.

Ainsi, je n'hésite plus à tenir un discours totalement incohérent, ni à me rouler tout huilé dans mes contradictions, ça vous la coupe, mmmh ?

C'est pourquoi tantôt je milite pour l'interdiction du string au nom de la lutte finale et du Progrès qui Rend Heureux, pour ensuite danser sur l'autre pied en disant le contraire. C'est selon. En fait selon mon humeur, notamment en pensant à ces soirées sans string en hiver au coin du feu, avec Butch. Quel gâchis... Il restera le marché noir, me direz-vous. Certes, mais avec moins de choix affriolant!

Qu'on se le dise, le string n'est pas un instrument d'émancipation. C'est le signe d'une soumission au veau d'or capitaliste qui n'hésite pas à hypnotiser les jeunes filles en leur faisant écouter du Britney Spears pour les conditionner. Ainsi que le montre Chomsky dans son ouvrage sur le complot des médias inféodés à l'industrie du marché.

Par exemple, hier, pour faire diversion, je commence par crier au loup avec la meute, espérant attirer quelque nuage de mouches sur mon blog : et de dénoncer par ci l'islamogauchisme rampant, celui qui contamine notre belle unité idéologique. Histoire de montrer qu'on ne me la fait pas à moi, le coup de jouer l'islam contre la droite. A tout prendre, je préfère encore la droite à l'islam, même si on est du bord opposé, au moins on se comprend entre hémiplégiques. Et niveau discipline, au Parti on a ce qui faut. Pas besoin de cette religion rétrograde.

Comme je disais, parce que ça suffit les conneries. On ne peut pas mélanger les strings et la politique.

Et de m'indigner par là contre cet instrument capitaliste d'oppression phallocrate qu'est l'imposition non des mains, mais du port du string apparent. Odieux symbole de la domination masculine théorisée par le grand Bourdieusky dans son essai sur "La reproduction des classes par l'Organe bourgeois" - un livre si épais qu'il me sert surtout dans certains de mes scénarios onanistes.

On notera au passage que l'argent du contribuable n'est jamais utilisé à bon escient, comme par exemple faire un téléfilm sur le vit (j'ai bien écrit le vit) et l'œuvre de Robespierre, ou mieux encore, déterminer combien il y a de traîtres dans le parti, combien de militants sont capables d'endurer le harcèlement sexuel pressant des cadres aguerris.

A ce stade je suis content de moi parce que je rappelle la taille importante de mon zizi comparé aux ramollis du bulbe qui me servent de camarades de jeu au "N"PA. Vient ensuite l'explication des pièges classiques à éviter dans le parcours du militant, où je fais jouer ma longue expérience des échecs pour m'applaudir tout seul à la fin - non sans avoir, du moins j'imagine, envoyé au tapis de stupeur les jeunots impressionnables qui forment le gros des lecteurs de mon blog.

Je coupe l'herbe sous le pied à mes ennemis de l'intérieur, les Mencheviks et les féministes moustachues qui en veulent à mon corps de motard. En effet. Aux légitimes critiques qui verraient dans mon éloge de l'interdiction du string la simple réaction d'un réac autoritaire et bas du front aux tendances consanguines ambigües, j'annonce d'avance qu'elles ont parfaitement raison.

C'est malin, hein, avouez. Au moins on ne pourra plus m'accuser de tremper dans le sévice public, puisque j'y suis jusqu'au cou.

Bref, à ce moment je fais taire la critique en frappant du poing sur la table. Parce que ça suffit les conneries religieuses obscurantistes, ils commencent à nous pomper le dard, les musulmans, avec leurs coutumes d'arriérés. Foin de chantage à la prétendue islamophobie, les arabes ont qu'à voter pour nous! On leur apprendrait les joies du sexe collectiviste pour mieux les arracher à leur foutue religion, dans la douleur et l'émulation fraternelle. Naturellement, le mieux serait d'en avoir moins sur notre territoire républicain, tel que l'a voulu Maximou dans son Comité de Salut Public, peu perméable aux formes de communautarisme un peu trop débridé. Ou alors des musulmanes féministes et vindicatives, avec des cheveux sales qui se laissent pousser la moustache. Des meufs NPA approved, pas des gueuses qui causent de spiritualité toussa que nous on comprend rien.

Après avoir énergiquement calmé mes camarades dissidents un peu trop démocrates et autres pseudo-féministes aboyant comme des chiennes leur sexologie de comptoir, je me retrouve dans la position du dominateur. Celle que j'affectionne, sauf avec Maximou, dont les muscles saillants me font invariablement préférer une position soumise, pour ne pas dire couchée.

Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Le string à clou ne passera pas par moi.

Puis, je distribue menues baffes amicales aux malcomprenants pour les aider à saisir mon numéro de contorsion. Observez ma rotation quasi-complète autour de mon nombril, lors de l'exercice d'autosatisfaction. Pour ne pas passer complètement pour un apôtre de l'ordre, il me faut en effet maintenant accomplir mon petit rituel, déposer mon étron sur l'autel sacré. A savoir donner quelques mauvais points à l'extrême drouate néo-conne, histoire de ne pas trop donner l'impression que je dis tout pareil, en me démarquant subrepticement. Ce qui n'est pas facile avec ma corpulence, d'où mon aisance notoire d'éléphant qui se déplace dans un magasin de vaisselle.

A défaut d'argument, je tape sur le FN, histoire de réveiller les réflexes pavloviens des troupes patiemment conditionnées après des années de lavage de cerveau. Cette vieille technique fonctionne toujours à merveille, ce qui est quand même fou après 30 ans à servir les mêmes boniments à des générations de zombies.

Il ne faut jamais se lasser des évidences, le port du string n'est pas simplement, pas seulement, un problème moral. Dire "le string c'est vilain, le string apparent c'est bourgeois", c'est encore à la portée du premier frustré venu et on sera encore mal barrés pour faire croire à la consistance de mes talents à l'oral. Mon créneau est limpide : ces dévergondées qui s'adonnent au string sont des victimes de la société, elles manquent d'amour. C'est pourquoi elles sont aliénées. De là à en déduire qu'elles sont folles de moi, il n'y a qu'un pas.

Mais au-delà des apparences, questionnons le symbolique. Le port du string est certes un fléau, mais qui a prospéré sur un terrain social favorable. Or. Pendant plus de 20 ans, les grandes croisades antiracistes furent entièrement instrumentalisées par le gratin trotskyste pour payer des montres de luxe et des cartes de crédit aux instigateurs de cette tartufferie. Sauf que c'est une vision un peu courte qui ne rend pas justice aux effets bénéfiques de l'antiracisme sur le plan de l'enrichissement personnel.

C'est-à-dire celui des mêmes donneurs de leçon qui nous ont gonflé pendant des années. Ceci sans voir que: 1) le terrain de propagation du string intégral fut l'entreprise d'abrutissement de la jeunesse par une pédagogie de masse aussi perverse qu'informée par la pensée libidineuse de Cohn Bandit. L'interdiction partielle sinon totale du string intégral réglerait ce dévoiement de la jeunesse militante dans une dépolitisation décadente de l'Occident socialiste. Sans voir que 2) si ces gens sont poussés sur le terrain nauséabond du string apparent, c'est avant tout un problème politique - car tout est politique pour moi, c'est une question de survie. C'est parce que la gauche les a abandonnés au désespoir du chômage qu'elle avait elle-même crée à force de piquer dans la caisse.

Que la gauche soit responsable de la montée du FN, on le savait déjà, mais ce qu'on voudrait savoir c'est comment récupérer nos électeurs populaires perdus, puisque les ouvriers sont censés voter pour nous. Et bien c'est très simple, il suffit que la gauche radicale s'aligne sur les positions de l'extrême droite islamophobe la plus réac, ce qu'elle a toujours su faire très bien.

C'est par exemple ce que fait le député communiste André Guerrin, à l'origine de la commission d'enquête sur l'interdiction du string. C'est aussi ce que je fais dans mon autre blog, en vitupérant contre le port du string apparent et contre la liberté de choix. Ainsi je continue à couper l'herbe sous le pied de mes concurrents directs, ces autres pantins ridicules de droite qui nous ressemblent tant. Ce qui m'empêche pas au passage de m'indigner aussi contre les islamophobes, tout en maniant avec une fierté assumée mon islamophobie de gauche décomplexée.

C'est totalement incohérent, je sais.
Mais c'est normal, je traverse une période difficile en ce moment.

mercredi 29 juillet 2009

Contre le string apparent. Parce que ça suffit, les conneries

C'est un peu tard, sans doute, mais un article de mon double intellectuellement challengé - site anti-neurones pro-npa - m'a décidé à écrire ce billet. Devant la complexité de l'affaire, j'ai hésité longtemps, mais bon, de toutes façons et comme me le disait récemment un ami "Avec un string clouté, quel que soit ton point de vue, tu vas te faire défoncer".

Ce qui est en effet rigoureusement exact.

Mais, ne l'oublions pas, j'adore ça.

Le string, les clous et me faire défoncer.

Donc, autant se lancer, pas vrai ?

Voilà donc le billet tant attendu qui va me faire plein d'amis, y compris dans mon propre camp, mais bon, au bout d'un moment, ya basta les conneries.

Le string apparent, je suis contre.
Mais alors je veux dire, comme Guitry : tout contre !



Et je me fous totalement que ça s'appelle string, g-string, tanga, whale-tail, variations sur le même thème qui ne sont que les gradations vestimentaires du même point de départ, qui est :
Le string apparent, c'est un symbole d'oppression.

Et point à la corde. Corde, string.... Pun intended. Hmh. Bref.

Bon, je sais, je suis pas drôle. Des histoire d'anus en flamme. Passons.


Et là, je pense qu'il va me falloir insister pour mes amis et camarades, puisqu'il s'en trouve - curieusement - quelques uns jusqu'au NPA, fort peu nombreux certes mais tout de même, pour trouver des justifications aux fait que des femmes soient obligées de montrer une partie ou la totalité de leur sous-tifs pour obéir aux injonctions les plus rétrogrades d'une mode vestimentaire.

Bon, d'un côté, quand on voit la moyenne des puceaux qui traînent au NPA, on comprend que le string apparent constitue en réalité la seule occasion qu'ils auront de voir de la lingerie sur une femelle...

Mais bon, insistons donc :
Non, le string apparent n'est pas un particularisme culturel parmi d'autres ;
Non, le string apparent n'est pas un symbole d'émancipation, et puis quoi encore ?

Le string apparent est un symbole d'oppression d'une catégorie de personnes par une autre.

Mais que c'est vilain et odieux que de dire ça ! Et puis n'est-ce pas, ce sont celles qui le portent qui le disent elles-mêmes : elles ont fait le choix de le porter. Toutes seules, comme des grandes.
Le choix ?

Le choix évidemment parfaitement libre de toute influence extérieure, il va sans dire ?

Juste : dans nos société occidentales à nous, qui sommes évidemment des zindividus complètement libres et autonomes et qui font des choix en dehors de toute influence, tu m'étonnes, à quel point on est pas du tout mais alors pas du tout conditionnées par notre environnement c'est bien connu, on fait également des "choix", n'est-ce pas ? Il se trouve que la majorité des dits "choix" portent davantage sur des objets de consommation que sur le respect de traditions vestimentaires habituelles, puisque le socialisme est devenu l'opium du peuple, mais franchement, entre nous, vous pensez vraiment faire des "choix" libres et uniquement dépendant de votre volonté de zindividus ?

Vous plaisantez, là.

Nous n'avons pas choisi d'avoir tous un abonnement internet. Prenez un type banal, limite incolore et inodore, comme - mettons - moi : Thierry, détendu du mobile, affuté comme un emballage de chips, je suis totalement manipulé par le marketing. Il me faut un abonnement. Et de préférence, un bien cher, chez l'ex-monopole, qui va me sucer le portefeuille. Wanamoo, y'a que ça de vrai !

Ensuite, en toute cohérence, je vais pouvoir faire la leçon à mes lecteurs de mon blog que j'ai à moi, compulsivement rempli de mes petites frustrations, en expliquant comment on ne doit pas céder aux sirènes marketing. D'ailleurs, mon numéro en 09 livré avec mon abonnement pas Free (la liberté, c'est mal), j'ai interdit qu'il soit démarché par des vendeurs de déodorants et autres commerciaux pour des stores électriques. De toute façon, dans mon immeuble, j'aurai pas le droit de les faire installer.

Mais je m'égare. Ce que je veux dire, c'est que quand on a la volonté d'un bulot, on cède.

Fatalement.

Qui peut naïvement croire que le "choix" existe quand tout le monde autour de soi m'enjoint directement ou indirectement d'accomplir un acte spécifique ? Et oui, je sais, penser ça met à mal cette idée sacro-sainte du zindividu "libre" et "autonome", sauf que mettez vous ça dans la tête une bonne fois pour toutes : je ne suis pas un zindividu. Je suis zun bulot.

Mais naturellement, ça n'a rien à voir avec celles qui font le "choix" en "toute conscience" de montrer leur string, n'est-ce pas ? Elles aussi sont "libres" de faire "ce qu'elles veulent avec leurs cheveux", pas vrai ? Juste le respect de la mode, la famille qui respectera leur "choix" mais qui n'en pensera pas moins, les grands frères qui la respectent tout en ayant une idée bien arrêtée sur la question mais tu fais ce que tu veux, et tiens, le camarade du parti va passer ce midi prendre une kro...

Mais ma fille, tu auras on ne peut plus le "choix", hein.

Tu es libre...

La revendication de ce "libre choix" de montrer son string porte en elle une idéologie transgressionnelle de l'individu déconnecté de tout contexte polysémique intrinsèque qui oblitère les pressions symboliques psalmodiées de façon récurrente par l'entourage structuré prompt à fonctionner comme structure structurante qui sont des dispositions, schèmes d’action ou de perception que l’individu acquiert à travers son expérience sociale, et l'intériorisation de la contrainte produit par socialisation par les opprimés eux-mêmes qui finissent par développer des schèmes de perception et d’action qui leur permettent de produire un ensemble de pratiques nouvelles adaptées au monde social où il se trouve à revendiquer eux-mêmes de se faire opprimer...

Vous suivez ?

Non ?

Je pensais pourtant maîtriser Bourdieu total.

Bref.

Mais ça c'est une chose.

Et une toute autre est que cette situation du string apparent me fait des remontées de testostérone grave, ce qui ne m'aide pas à survivre dans mon petit appart surchauffé avec un Butch de plus en plus vérolé.

Et c'est bel et bien pour ça que les lois qui devraient être pondues sur les "signes ostentatoires" ne devraient viser que celles qui arborent fièrement leur string, et à travers elles toute une population désignée comme menaçante pour l'ordre moral. Par là, on invente de nouvelles classes libidineuses qui vont focaliser l'attention et détourner les consciences des vrais enjeux.

Le débat ne portera plus sur le mental - comment calmer mes pulsions ? - mais sera déporté sur le cul... pardon le culturel, et sera du coup complètement biaisé.

T'es pour le string apparent ? Tu fais le jeu des violeurs ! T'es contre ? Tu fais le jeu des culs-serrés !

Et au milieu de tout ça, des filles au string apparent qui vont d'autant plus se cramponner à leur lingerie (belle performance au passage) qu'avec elle, au moins, on les remarque. Grâce au string apparent, elles trouvent une place que la société - française, en l'occurrence - leur refuse. Le symbole du mauvais goût ultime est devenu pour elles la marque d'une identité, et pour elles, c'est toujours ça de pris : mieux vaut passer pour une pute que pour une bigote !

La solution à ce bordel, elle est sociale. Et donc politique. C'est quand il y aura une vraie politique vestimentaire basée sur l'égalité et le port obligatoire du pantalon taille haute (et de la cagoule pour les militantes moustachues) qu'on en finira et avec ces débats à la con, et avec mes pulsions grandissantes qui obèrent de plus en plus la démarche digne que je mérite.

Mais là, comme on peut le constater, c'est pas pour tout de suite...

Et là, franchement, j'attends les commentaires de pied ferme.

mardi 28 juillet 2009

Instrumentalisation

Ce matin, sur mon autre blog, je qualifie de « meurtre » le suicide d'un cadre de France Telecom à Marseille, 51 ans, qui, « [d]ans le courrier laissé à sa famille, [...] évoque l'"urgence permanente", la "surcharge de travail", l'"absence de formation", la "désorganisation totale de l'entreprise" et le "management par la terreur". » J'attribue la responsabilité de ce suicide aux « libéraux », qui seraient, selon moi, coupables d'avoir poussé à la privatisation de France Telecom et ainsi, par on ne sait quel enchaînement logique dont je ne donne pas la clef, à la mort de ce quinqagénaire. La moindre des pudeurs, quand un décès survient, c'est d'abord de respecter la mémoire du défunt. Mais au "N"PA, on préfère l'indécence : cet homme ne s'est pas suicidé, il a été assassiné par... les libéraux. Abjecte est cette leçon de morale de la part d'un type qui, hier encore, se réjouissait de la mort d'un patron chinois, lynché par ses ouvriers. Odieuse est aussi cette comparaison des libéraux à des « rats », de la part d'un type qui fustige l'indignité de la mort de ce pauvre cadre marseillais. Il est innommable que j' ose, dans le même temps, réduire mes adversaires à des animaux, comme si j'ignorais que c'était précisément la méthode employée par les fascistes et les nazis, mes soi-disant « adversaires » politiques...

Comme si, du reste, le harcèlement moral ne pouvait pas être le fait des syndicats.

Les séquestrations de patrons, les menaces de mort dans les entreprises, sont-elles faites par les « libéraux »... ou par des communistes aux mêmes idées que moi, CSP ?

lundi 27 juillet 2009

Autosodomie

Analysons à présent les résultats du grand sondage "CSP a des démangeaisons au fesses" en commençant par remercier ceux z'et celles qui ont bien voulu y répondre, merci à vous.

Essentiellement, il ressort une raison médicale évidente et une raison psychologique plus profonde. Partant des symptômes, en effet, pas besoin de faire appel à un Dr House télégénique pour découvrir ce qui ne va pas.

Ok, c'est clair à présent, Butch n'est pas de la toute première fraîcheur et quelques tâches suspectes font penser à des mycoses. D'ici à ce que je les ai chopées, il n'y a qu'un pas. Qui gratte.

Mais bon, la raison psychosomatique est bien plus présente. Pas de doute, la présence d'un autre blog qui mime mes faits et gestes en les parodiant sans vergogne m'irrite les parties sensibles au plus haut point. A tel enseigne que me voilà repartant dans un billet d'érotomanie moite où je tente de m'autosodomiser mollement à grand coup des 18% qui ont voté pour mon corps et peu m'importe le reste...

Billet dans lequel je n'imagine pas une seconde (à tort) que les 18% sont tous issus d'un groupuscule de mâles néo-nazi lubrifiés tout à fait prêt à me passer dessus, oint ou pas.

Mais le plus amusant, c'est l'analyse des 11% qui se demandent tout de même si les pignolos à frêles épaules qui braillent "fachooooo !" bien à l'abri devant leurs claviers me diraient la même chose en face. J'y déclare ainsi être très très racunier, et en fait, j'y montre une fois encore l'absence totale de tout humour sur moi-même et la place surdimensionnée que prend mon égo (qui a de plus en plus de mal à rentrer dans mon petit t-shirt Chavy - j'ai craqué celui du Che ).

Parce que voilà, c'est bien ça, les allusions à Butch, la divulgation de mon hétérosexualité latente, les moqueries incessantes sur mon encartage dans un groupuscule de révolutionnaires de salon, tout ça, ça me mine le moral, voyez-vous, et je fonds en larmes, petite chose délicate et sensible à l'excès que je suis. Ce monde est décidément trop méchant et je m'en console à la relecture des œuvres complètes de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier avant d'aller discuter art subventionné avec des amis trotskiste. Oui, malgré tout, je pense que je suis formidable.



Encore merci à toutes et tous, je me oins le corps d'huile d'olive en pensant à vous. Ca donne meilleur goût à la cuisson.

Communisme chinois

"C’est un niveau de violence rarement atteint en Chine. Plus de 30 000 ouvriers en colère dont quelques-uns battent leur oligarque, puis empêchent l’ambulance d’arriver, en sorte qu’il meurt de ses blessures.

Les employés de l'entreprise d'État Tonghua reprochaient à leur oligarque son salaire mensuel de 300 000 euros alors qu'eux touchent à peine 20 euros par mois. Plus encore, ils n’acceptaient pas la reprise de leur usine par une autre entreprise d'État, Jianlong, qui l’avait déjà gérée avant de la faire péricliter à cause de l'incurie des cadres du Parti communiste qui la dirigeaient.

Mais avec l'impéritie de Tonghua, Jianlong est revenu à la charge. Le secteur chinois de l’acier, très étatisé, est en pleine collectivisation pour créer des monopoles nationaux. Cette tendance, inscrite dans les gènes du communisme, engendre depuis des années des licenciements massifs d’ouvriers fort mal indemnisés qui manifestent par milliers avant d’être réprimés par la police communiste.

Ces explosions de rage sociale restent encore une multitude d’incendies isolés. Car, pour l’instant, Pékin empêche toute libre association des salariés chinois."


(source)

Ah ? Mon Dieu, si même ces braves et laborieux Chinois - sans cesse cités en exemple par notre ami du Front (bas) de gauche Jean-Luc Mélenchon pour leurs capacités à coloniser le Tibet et le Xinjiang pour se substituer aux Tibétains et aux Ouïghours, se mettent à remettre en cause le communisme qui a fait leur gloire à feue la LCR...

Donc, les travailleurs chinois montrent en effet l'exemple, puisque rappelons-le :

dimanche 26 juillet 2009

Le Bilan de CSP

Ça y est. J'ai encore oublié de prendre mes gouttes et je me retrouve, une fois encore, à écrire avec peine des billets caricaturaux sur mon autre blog. Enfin, caricatural, ce serait le terme si je n'écrivais pas régulièrement sous un mélange bière au tranxen qui rend l'exercice plus proche de la parodie. Mais j'ai des excuses, je suis une victime - du capitalisme, ça va de soi. Je n'ai pas eu de vacances, ni de réelle relation sexuelle volontairement choisie depuis plusieurs mois. Butch boude et mon syndrome de canal carpien m'empêche d'écrire des deux mains (ce qui explique aussi mes nombreuses fautes d'orthographe et de frappe) ou de soulager les instincts les plus élevés que je puisse invoquer. Parole de militant, parfois, je ne le comprends plus.
Ma vie suxxe grave. Voilà. Alors, je retombe sur mes vieilles lunes cutanées et ...Mais bref. Parlons un peu du bilan CSP.


Cela fait maintenant un bon mois que je me fais spoofer de tous les côtés. Par plusieurs canaux. Au début, comme j'ai l'orifice étroit, ça passait un peu mal, il a fallu lubrifier avec force onguents et pommades frelatés pour faire passer mes contorsions... En fait, ma susceptibilité étant immense, j'en tréssaillais, ça me faisait littérallement bondir sur mon petit tabouret... Ensuite, moyennant des doses massives de préparation H, j'ai fini par y prendre du plaisir. Un peu honteux, certes au départ. Je vous l'accorde. Vous connaissez ma gourmandise. Mais depuis, j'ai surtout mesuré ma vocation d'amuseur public, tant le nombre de personnes qui se moquaient ouvertement de moi augmentait. Et depuis, aucune dose, aussi astronomique soit-elle de paraffine coquine, ne me permet plus d'encaisser ces égratignures constantes à ma virilité.

J'oscille donc entre le billet qui frise le ridicule et celui qui joue grossièrement la surenchère. Franchement. Citer Alternative Economiques. Si ça, c'est pas de la caricature! Qui, à part quelque fossile communiste ou prof aviné dans une Éducation Nationale désabusée, lit encore cet étron orienté qui prétend faire de l'économie alors que le bon sens en demeure si notoirement absent? Ce serait comme s'appuyer sur, par exemple, le Monde Diplomatique, cet opuscule risible se vautrant dans la plus parfaite hémicéphalie gauchiste, jadis dirigé de main de maître par un Ignardo le Ramoneur aux accointances bien connues avec le gentil humaniste Castro, et dont le succès retentissant au sein d'ATTAC permet de mieux jauger sa performance d'illusionniste.

Franchement. En être réduit à secouer les mêmes vieux marronniers. Tss tss. Cépasérieux. Refaire un nième édito sur Mon Combat contre les FAF, ces ridicules pantins d'extrême droite totalement remplaçables par les ridicules pantins d'extrême gauche: si ça c'est pas de la surenchère!

Qui, à part les guignols violents de gauche peuvent mieux se comparer avec les bêtes brunes de droite? Qui des deux groupes a la nuque la plus dégagée, les bombers et les bottes de combat les mieux assorties, les slogans les plus affutés, la descente alcoolique la plus solide?



Non, pas de doute, je me sens mal à l'aise. Un peu à l'étroit dans mon personnage comique, que j'avais taillé trop grand pour moi. Mes lessives sont plus fréquentes, les traces dans les slips plus larges et les moiteurs d'aisselles plus marquées... Je refais, inlassablement, le même triplet de billets, remanié à l'envi, histoire de ne pas lasser les trois commentateurs pathétiques qui m'approuvent comme des moutons sous peine de censure du Buro, avec dans le fond, comme une migraine pénible, l'appréhension de ce que vont donner mes terribles saillies d'enfant gâté qui pleurniche à tort et à travers.

Je tente la diversion. Par exemple, je cogne un peu sur les banquiers et la finance cosmopolite qu'on sauve avec l'argent des contribuables. Et sur Coppé. C'est facile, ça fait du bien, et là, je suis sûr de ne pas trouver trop de critique de ce côté là. Mais bon. Je reste un coco de base, hein, il ne faut pas non plus trop m'en demander. J'hésite pas à demander quand même plus de moyens à l'Etat-papounet, parce qu'au NPA on se la joue aussi libertaire d'opérette à nos heures perdues, alors je conspue son action tout en exigeant des subventions... Logique comme je suis.

Par exemple, partant des statistiques au doigt mouillé d'un fascicule alternatif durable et concerné, je couine sur le désastre social des pauvres opprimés. Je peux en parler, hein, j'en fais pas partie. Je m'indigne que ces statistiques improvisées (par des amis très fiables) ne soient pas reprises par les grands journaux, mais comme je n'arrête pas de taper dessus dans mes autres articles aussi, ça finit par tourner en boucle. Parfois je ne sais plus où j'en suis, avec ces quantités énormes de bière.

Je préfère plaquer ma grille d'analyse désuète de militant fanatique sur le pathétique organe officiel de la drouate, le Figaro, pour prendre la pose, tête haute et mains propres, machoire serrée, ce qui est d'un rapport ténu avec ce que je voulais dire au départ. Dès lors, on peut dire qu'en somme, aux yeux des lecteurs avertis des deux blogs, mes atermoiements n'ont pour ainsi dire aucun intérêt. Sinon de rappeler la taille de mon zizi. Alors que pourtant, les voilà, les syndromes les plus immédiatement représentatifs du troskysme fossilisé dans une haine de soi épaisse. Les voilà, les signes silencieux des échecs cuisants des révolutionnaires au petit pied. Les voilà, les preuves concrètes de déconfitures totalitaires formées par des idéologues criminels! C'est le symptôme du pervers polymorphe.

Le communisme fabrique des crétins brutaux. C'est même à ça qu'on les reconnaît. Et contrairement à la croyance que les trotskystes se complaisent à entretenir, le Grand Soir Qui Rend Heureux n'a jamais fonctionné nulle part. Certes. Au bout du compte ce sont toujours les mêmes sinistres pantalonnades, il est vrai. D'où ma formation en schyzo-analyse.
Parfois j'ai un éclair de lucidité, je vois que le marché a ses bons côté quand les politiciens lâchent assez la bride réglementaire pour empêcher le bordel. Je profite des merveilleux progrès réalisés grâce au capitalisme: mousse à raser, électro-ménager bon marché, vibromasseurs, combinaisons fétichistes, et tous les autres bienfaits du libre-échange comme les soldes. Voilà. Ni les kolkhozes ni les phalanstères n'ont produit ces t-shirts du Che que je porte en taille basse, pour faire ressortir mes muscles turgescents. Ni l'ordinateur sur lequel frappent mes doigts boudinés transpirant de frustration, ni la fée électricité qui l'alimente. Hélas, la moustache du vieux Léon est elle-même devenue un pur produit de marketing pour éternels étudiants concernés. D'où ce drame personnel, la situation dialectiquement inévitable, de devenir un incompris.

C'est vrai, le socialisme fabrique des pauvres. C'est même son but principal: accroître la dépendance des individus, les rendre obéissants, augmenter le nombre des troupes dociles sous l'autorité du Parti. Un peu comme une secte, mais en plus grand. Plus il y a de pauvres, plus on a d'adeptes, c'est comme ça. Alors avec la planification centralisée, on a trouvé un truc pour les multiplier à volonté, à l'échelle industrielle. Et à l'autre bout, la nomenklatura qui s'enrichit sur la crédulité des foules le fait vraiment pour le bien de tous! Contrairement d'ailleurs, à ce que prétendent quelques critiques mensongères des traîtres séparatistes vendus à l'impérialisme atlantiste et réactionnaire.

C'est la fameuse théorie de la redistribution découverte par mon guide Léon Trotsky en 1917 dans son oeuvre prophétique, "Thèses sur la Révolution Permanente" : il faut ramasser un maximum de pognon pour les chefs du Parti. Depuis que j'ai lu Léon, j'ai vu la Lumière. Ma vocation de devenir un leader pour éclairer les masses un peu trop en retard. C'est devenu une évidence, le Parti est un bon parti. C'est pourquoi je dénonce encore davantage le keynésiannisme comme un compromis anti-social glauque, en passant le clair de mon temps à désigner des boucs émissaires pittoresques aux idiots utiles de passage.
80 ans qu'on chante le même couplet, mais on ne s'en lasse pas. Le ridicule ne tue pas le militant aguerri.

Traces d'anesthésie doctrinale et rectale? Pas de problème, c'est le signe qu'on vous soigne. La solidarité? Rien à foutre, allons, pas de ça entre nous. Faites pas de chichi. T'es pas content ? Allez, zou, un petit Comité de Salut Public pour juger les coupables. Depuis le début de ce cirque millénariste idolâtre, on aurait dû en voir quelques effets un tant soit peu bénéfiques. Sauf que non. Pas de caramel, ni de bonbons, chocolat, ni sex-shop affriolant - sujet que je connais bien au demeurant. C'est étrange. Un point de détail dans l'histoire des moyens de reproduction en commun, diront les plus avertis.
Mais l'important c'est d'y croire, c'est d'espérer en cette belle foi progressiste qui pourra éradiquer les injustices. Moi, CSP, j'ai une espérance à toute épreuve. Je suis un incorrigible optimiste. J'attends encore les prodiges à Caracas de notre idole vivant Hugo Chavez, dit Papounet II, qui montre la route à suivre vers le socialisme à visage Humain du XXIè siècle.
Paroles creuses et numéros médiacratiques, où grotesque et bouffonnerie sont les mamelles d'un régime à grosses bottes que je chronique régulièrement avec toujours plus de servilité enthousiaste dans mon autre blog.
La pente est raide mais la route de la révolution est droite. Ou le contraire peut-être. L'important c'est d'aller tout droit vers le haut, surtout dans l'intimité, avec mon camarade Butch.
Bref, on ne fabrique pas que des pauvres, mais aussi des crétins à la chaîne.
Et de plus en plus.

Des raisons d'espérer

Rejoingnez nous tous pour le N.P.A ! (sic)



Merci à Anonyme, qui a repéré une belle illustration du QI à un chiffre des militants du "N"PA sur une vidéo du même "N"PA à 2:42. La réalité dépasse la caricature.

samedi 25 juillet 2009

Merci. Vraiment. Merci...



Non, écoutez, là, vraiment, mes amis gauchistes, ça va pas du tout, là. Comment dire ça avec des mots vrais, des mots justes, des mots forts...
C'est tout de même très très mauvais, non ?

Bon, déjà, musicalement, il faut absolument dire à vos amis que la dance des années 80, ça fait tièp'. C'est très important. Rien que ça, vraiment, ça changera tout. Je vous jure.

Passons sur la réalisation de la vidéo, pour le moins approximative, et sérieusement, le gros plan sur la gueule de con de votre pote facteur, était-ce réellement utile ? Entre nous, n'est-ce pas quelque peu disgracieux ?

Et puis aussi, il faut aborder la question qui fâche. La grosse et cruelle question qui fait mal mais qu'au bout d'un moment, on ne peut plus éviter...
Y a pas un seul immigré.
Pas.
Un.

J'ai eu beau m'écarquiller les mirettes à m'en faire saigner les oculaires, keud. Pas l'ombre de la trace d'un. Et c'est triste, non ? Bon, on est entre nous, et je n'ignore certes pas que cette absence n'est sans doute pas pour complètement vous déplaire, coquins. Mais ça reste drôlement triste, quand même. Ensuite, je conviens aisément que quand on est une bande de gros cons à QI à un chiffre ravagés par la 8.6 tiède, comme vous, on ne sache pas toujours goûter les charmes de la diversité, oui en effet. Et quand je dis "diversité", je ne pense pas aux quelques rares descendants de « révolutionnaires » chiliens qui constituent votre ordinaire dans votre micro-milieu de cas sociaux sans avenir ni espoir, il allait sans dire.

Écoutez, franchement, quand je pense à ce que doit être votre vie, je me dis que quoi que je fasse, si bas que je puisse un jour chuter, même je sais pas moi, prendre ma carte au "N"PA, je ne pourrais jamais, jamais, au grand jamais, sombrer plus bas que vous.

Et il fallait que je vous remercie de cette puissante consolation.

Mise à jour, dimanche 26 juillet, 0h54 : pour L'Hérétique, il y a « un partout » entre Comité de Sévice Public et l'« Autre » blog. Nous avons immédiatement protesté : CSP a gagné haut la main.

vendredi 24 juillet 2009

Charlots

Il y a beaucoup de gens parfaitement incompétents dans tous les domaines, à commnencer par la bande de politiciens kleptomanes qui nous gouvernent. Mais il est patent que le record de nullité crasse est atteint - et même enfoncé allègrement avec tambours et trompettes - par ces syndicats qui s'en mettent pleins les fouilles et autres corporations qu'on nous présente comme les défenseurs des travailleurs. Héros d'une mythologie ébouriffante d'archaïsme se vautrant dans un national-protectionnisme au service d'une petite oligarchie, et dont le bilan en terme de chômage massif incite à considérer que ce sont véritablement de sombres guignols complices d'un gouvernement corrompu et infoutus de gérer correctement un club de pétanque.

Le plus fort est qu'ils arrivent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Prenons le cas d'Édith Méry .

Qui entre autres activités, est présidente de l'association des Dentelles Leavers (ma marque préférée de soutif, accessoirement) , expliquant que le licenciement économique est le dernier recours pour les patrons, qui préfèrent éviter d'y avoir recours vu que se mettre les salariés à dos n'est pas dans l'intérêt de l'entreprise, tout conflit étant une source de baisse de la productivité.

Ils préfèrent éviter aussi de se retrouver dénoncés dans les petits papiers dont les journaux font leurs choux gras.

« Les patrons font tout pour éviter les licenciements. » Lassée de fait d'entendre les patrons du secteur être dénigrés. « J'entendais à la radio ce matin que les patrons profitent de la crise pour licencier. J'ai rigolé. Mais c'est un rire amer... Une entreprise est faite pour vivre et assurer du travail à ses salariés. »

Contrairement à la légende véhiculée par les vieilles lunes marxistes, c'est souvent un crève-coeur pour les patrons, surtout dans les petites entreprises. Comme pour le PDG de cette société de chantiers navals, qui s'est récemment suicidé, rongé par le remord d'avoir dû licencier une centaine de personnes.

Ainsi, à chaque annonce de plans sociaux, une bande de zigs met à profit ses gros bras pour faire le coup de force et tenter d'obtenir plus d'avantages. Ceci en se goinfrant sur le dos des autres salariés et celui du consommateur, puisque ce sont eux qui vont payer l'addition au bout de la chaîne. Soit sous forme de chômage, soit sous forme d'augmentation des prix pour compenser le préjudice. Quand ce ne sont pas prises d'otages, sabotages, ou explosifs divers & pétaradant.

Curieusement, cet aspect du dégraissage inhérent au fonctionnement mafieux d'un clan aux méthodes siciliennes, est normalement passé sous silence. L'omerta règne. La presse unanime et les démagogues professionnels préféreront faire leur beurre en cherchant des boucs émissaires tout désignés : les patrons, la finance cosmopolite, les banquiers, etc.

Ces démagogues se présenteront naturellement sous les atours de bienfaiteurs de l'Humanité et séduiront la foule par de belles indignations. Des indignations par paquets comme on en trouve sur mon autre blog, véritable choeur de pleurnicheries qui ferait passer les Feux de l'Amour pour un film d'action avec Bruce Willis.

Naturellement, les politiciens à l'oeil toujours rivé sur leur courbe de sondage, emboîteront le pas à l'opinion chauffée à blanc par ces charlatans de tout poil pour se poser en sauveurs providentiels. Et ce en agitant à la vindicte populaire des solutions aussi grotesques que confondantes de simplisme. Comme par exemple fermer les frontières, réquisitionner les entreprises, faire la révolution, ou autres pitreries dont la bêtise dangereuse fut déjà maintes fois essayée.

En vain.

Cette montée en puissance des charlots vendeurs de potion magique ne peut qu'augmenter par temps de crise, surtout avec un déficit et une dette explosant des compteurs déjà dans le rouge, une planche à billets tournant à plein régime, qui nous mitonne une situation inquiétante d'hyperinflation déjà connue par le passé - mettons dans les années 30 par exemple.

Mais peut-être ce silence complice tient aussi à ce que tout ce monde politicomédiatique et syndical est-il très occupé à maintenir ses privilèges microcosmiques et a donc tout intérêt à collaborer en se faisant des papouilles enamourées.

Pendant ce temps, d'honnêtes petits patrons, qui forment l'écrasante majorité du tissu des entreprises (malgré le discours convenu sur la petite poignée cotée en bourse), tentent tant bien que mal de se sortir les doigts en sauvant des emplois, envers et contre tous les bâtons que la caste dirigeante leur mêt dans les roues.

Édith Méry de l'assurer :
« Le licenciement économique, c'est le dernier recours. C'est pourquoi elle vient de proposer à ses salariés de passer de 39 h payées 39 (avec 4 heures supplémentaires) à 35 h payées 35. Avec un impact évident sur les salaires. « Mais cela me permet de ne licencier personne. Un salarié m'a interrogé et m'a demandé si je pouvais garantir que dans trois mois, je ne licencierais personne. J'ai répondu non. Car je ne peux pas le garantir. Et je préfère avoir un discours franc. C'est mon discours. Celui des patrons. Qui n'est pas toujours apprécié. Mais c'est un discours honnête. »

Tant de persévérance épuiserait les plus valeureux, reconnaissons-le. Une telle obstination peut laisser pantois, tant les efforts faits par la classe politico-syndicale pour décourager les entrepreneurs devrait inciter la plupart d'entre eux à plier bagage illico et à délocaliser sur le champ leurs affaires sous des cieux plus hospitaliers où fiscalisme, séquestrations et sabotages ne sont pas un sport national. Et cela constitue peut-être une explication quant à la déroute d'un pays qui se paupérise à grands pas sous les coups de boutoirs conjugués de taxes galopantes et d'un protectionnisme feutré, se mettant progressivement en place dans une économie de plus en plus administrée sous la tutelle d'un Etat obèse.

Il y a cependant une autre hypothèse qu'une stricte honnêteté nous oblige à considérer :

Le NPA, comme l'UMP, font partie de la même oligarchie corporatiste, ne différant que par leur clientèle. Présente dans les médias autorisés, dans des dizaines de corps intermédiaires para-publics et de ce fait grassement rémunérés, qui contribuent à son propre enrichissement. A savoir que Besancenot et Sarko sont les alliés objectifs d'une classe de pourris affairiste et de vampires démagos prospérant sur la crise et les difficultés des classes laborieuses, tout en faisant miroiter aux naïfs des lendemains qui chantent.

Nous retiendrons cette hypothèse comme point de départ de notre raisonnement (le nouveau point de départ, faut suivre), puisque celle-ci semble très fructueuse et la plus à même d'expliquer pourquoi l'Elysée cherche à pousser le NPA, notamment par des déclarations fort complaisantes à son égard, et pourquoi le parti populiste du facteur monte concomitamment dans les sondages.

Nous nous permettrons même de divaguer quelque peu en pensant que des gens comme Besancenot et sa clique, si nous avions vécu dans une autre époque parallèle, auraient parfaitement eu leur place à des tribunes vêtus de chemises noires et se tenant debout le bras tendu, marchant sur Rome sous les applaudissement d'une foule de désespérés enthousiastes. Mais ne nous laissons pas trop aller à des rapprochements anachroniques, aussi plausibles qu'ils soient.

Vous avez remarqué comme je suis friand d'hypothèses. Ce nouvel éclair du génie qui me caractérise m'oblige encore à reconsidérer l'hypothèse de départ - qui voulait que la corpo syndicale soit d'une incompétence crasse - ce qui est vrai, mais soyons plus précis, en reformulant notre propos de façon adéquate; à savoir qu'il se pourrait bien qu'elle soit aussi corrompue que malfaisante.

Si ce raisonnement totalement circulaire ne vous a pas convaincu, c'est normal, vous connaissez mes capacités d'analyse plutôt limitées.

Mais je dis ça, j'dis rien, c'est à titre d'hypothèse.

Qui est que la meute de charlatans gréviculteurs qui prétend défendre les intérêts des travailleurs, les défend en fait aussi sûrement que la Cosa Nostra protège les rues de Palerme.

Qui est de se faire du flouze et de l'oseille sur le dos des autres salariés en exploitant les peurs, mais en ayant rigoureusement rien à foutre du reste. Tout en exigeant il va sans dire, moult et fortes subventions publiques. Et en touchant au passage l'argent des caisses noires du patronat - le patronat étant un syndicat aussi pourri et subventionné que les autres, c'est évident. Puisque ce fameux secteur public méprise les intérêts privés, sauf quand il s'agit de les faire passer à la caisse et de ponctionner le contribuable, celui qui gagne son pain à la sueur de son front. Comme une espèce de larve parasite qui pond ses oeufs dans un organisme hôte, qui le suivrait incidieusement partout où il va, avant de lui sucer son énergie, en somme.
Oui, ça se passe comme ça dans la tête des collectivistes: vivre aux dépens d'autrui. Surveiller jalousement l'assiette du voisin et s'assurer de lui piquer un morceau de son bifteck en temps voulu. Incidemment, avec quelques petites tapes amicales et insistantes dans le dos - si ça vous rappelle une situation vécue, c'est normal.
C'est pas joli joli en somme.

Quels gens fort peu fréquentables, décidément...

Et de nous surprendre encore à divaguer sur la ressemblance éventuelle entre les gens du NPA et leurs glorieux prédécesseurs, Jacques Doriot ou Marcel Déat.

jeudi 23 juillet 2009

Caniveaux

On n'arrête pas, à raison, de dire et de penser tout le mal d'infects torchons gaucho-boboïdes - ça rime avec hémorroïdes - dégoulinant de bien-pensance, comme Marianne2 ou Libération, ce canard de merde crée par le philosophe stalinien et comique troupier Sartre ("La liberté de critique est pleine et entière en URSS " : si ça, c'est pas du comique troupier). Mais il faudra peut-être bien finir par se pencher attentivement sur le cas du cloaque gauchiste qu'est Rue 89.

Ici, prenez votre souffle.

Rue 89, qui, sous couvert d'un anti-sarkozysme mou du cul, ouvre régulièrement ses colonnes virtuelles à des cornichons pompeurs - ça pompe, un cornichon ! -, authentiquement acquis à la promiscuité moite des dogmes éculés (j'ai bien dit "éculés") partouzards, collectivistes et festifs bien dans l'air du temps chez les mutins de Panurge célébrant le Progrès Qui Rend Heureux, à coups de tartes à la crème (avec des poils au milieu, miam) sur la pseudo rébellion infantilisante imposée depuis trente ans par la domination culturelle et médiatique d'une génération de vieux cons soixante-huitards complètement dégénérés et embourbée dans ses contradictions hédonisto-consuméristes.

Ici, reprenez votre souffle.

De toute façon la presse est bien toute pourrite, mais ça on le savait déjà.

La rédaction aura beau jeu de se défausser en prétendant que ce ne sont là que de tribunes et non des journaleux en tant que tels, il n'empêche: le choix de placer les dites opinions en page d'accueil finit par faire penser qu'à force, la caste médiatique est totalement imprégnée par ces idées festives et emboitouillantes qui servent d'idéologie de substitution à la gôche déliquescente depuis la faillite générale du socialisme dans le sang et la dictature. Et ce ne sont pas les gesticulations ridicules du gorille rouge Chavez et de sa clique crypto-fasciste aboyant comme une meute de chiens enragés contre le complot ultra-néolibéral de la finance mondialisée et cosmopolite qui me feront dire le contraire.

(Et quand on voit que dans la colonne "info", se trouve Bakchich, où officiait le diminué Seb Fontenelle, malade authentique qui voit des complots partout et qui m'a montré la voie en matière de gribouillages paranoïdes, on commence à se demander si la liberté d'expression permise par le régime libéral n'a pas quelques bons côtés aussi, niveau accointances entre la gauche molle et la gauche dure)

Mous du fion donc, ces journaleux, depuis qu'ils ont abusé de la préparation H au lieu de travailler leur dilatation de sphincters par lubrification, comme on nous l'enseigne chez les trotskystes.

Véritables sodomites musclés, au NPA, nous sommes passés maîtres dans l'art de la pénétration soudaine et virile, avec ou sans gravier ; demandez à Butch, la dernière fois, il n'a pas pu s'assoir pendant une semaine avec ce que je lui ai mis Ahhhhhhhh hem...bon, bref, il a eu ce qu'il méritait. Le bougre.

C'est désormais clair, le progrès recule. Et s'il recule, comment voulez-vous, je vous le demande, que je ... que la révolution de mai ne régresse pas ? C'est pourquoi la vraie gauche dure, très dure, cultive dans la décontraction son homofascisme à peine refoulé. Ouais, c'est ça la gauche décomplexée : pas de cerveau mais un Organe de propagande énorme.







Homofascistes rouges-bruns en action


Quand je vois tous ces beaux corps tendus vers l'effort révolutionnaire, toute cette belle consanguinité idéologique, je me dis qu'on a raison de faire pousser nos biceps de branle-musards germanopratins, si on veut devenir des tchékistochavistes un peu convaincants pour les masses de travailleurs prolétariens. Pas comme ces culs serrés du PS, les Valls et autres épilés vendus à la social-démocrassie, les Cohn Bandits et autres libéraux-libertaires qui préfèrent laisser traîner leur pogne dans la poche des petits garçons en leur proposant des bonbons et caramels mous, ces petits joueurs.

Bon. Finalement tu as le choix camarade :
  • soit les veaux sociaux-traîtres, avec les pataquès médiatiques actuels qu'on connaît (miam)
  • soit les agités canins de la vraie gauche idéologiquement pure, dont la culture sado-masochiste est coulée dans le bronze du marteau de Lénine ! (miam again)

Ça me fait penser que c'est l'heure de prendre ma goutte, sinon je risque encore d'aller voler un soutif chez la soeur à Butch... attendez j'reviens. ... Voilà, ç'a'yé j'ai pris ma goutte, je peux continer à gribouiller.

Où en étais-je déjà...heu..burp, ah oui ça me revient, la vraie et la fausse gôche, pour changer.

Choisis ton camp camarade!

Soit la succion fiscaliste au goutte à goutte indolore du PS (la peste noire soit sur eux), soit l'expropriation musclée façon NPA, où la saucisse est bonne.

Mais attention, hein, le second canal (historique), c'est de gôche ça. Avec des poils et tout - surtout depuis que je me rase le pubis, ça repousse encore plus dru - c'est dire à quel point vous allez déguster. C'est. Certain. A fortiori les sociaux-traîtres menchéviks un peu trop démocrates qui font le jeu en douce de l'impérialisme kapitaliste, alors eux qu'est ce qu'ils vont prendre cher, je vous raconte pas. Le peloton d'exécution serait encore beaucoup trop gentil, nan, on va leur ruiner les coursives doucement, mais sûrement !

Résumons.

La politique c'est simple comme un dessin animé pour enfant de huit ans (ça tombe bien, on en est tous là, au NPA) : il y a d'un côté les bons, vraiment purs et vraiment de gauche, toujours prêts à suivre Chavez sur les voies rigolotes d'un socialisme applicatif réaliste et généreux, et de l'autre les méchants de la fausse gauche qui ont des petits zizis. Vous voyez que vous pouvez comprendre.

Avec cette fine grille d'analyse politique aux références sexuelles subtilement évoquées, on pourra dès lors reprendre l'examen attentif de Rue89. On notera qu'il se vautre dans la gauche molle, qui fait dans le compromis glauque. Alors qu'il aurait dû se coucher lascivement dans la gauche dure, la seule, la vraie, celle qui fait vraiment fonctionner les muscles pelviens.

Voilà. C'est rusé, comme analyse, non ?

mercredi 22 juillet 2009

C'est drôle de céder à ce genre de facilités

N'empêche, quand on va sur google et qu'on tape "trou du cul trostkiste", on obtient :



Et oui, c'est très nul.

Surtout lorsqu'on note les onglets ouverts à côté.

Révélateur.

...


Bon. Et je suis sûr que Thierry d'en face va se jeter sur google pour vérifier. Des fois que...

Le scandale CSP

Depuis que je me sens épié et que je me suis fait spoofé par tous les orifices, je me commets dans le petit billet de tapette, le commentaire d'actualité de lopette sans vertèbres.

Ainsi, sur mon autre blog, je pars dans une longue analyse des scandales de droite (petite poutre dans l'oeil du voisin) oubliant pour la bonne cause les scandales de la gauche (petite poutre dans le mien). Eh oui, le NPA, le Front de Gôche, le PC, ce sont des communistes avec différents parfums, mais qui a oublié les pratiques proprement mafieuses de la nomenklatura gauchiste ? Il n'y a donc aucune raison que ces partis ne perpétuent pas les saines traditions de corruption et de clientélisme de leurs prédécesseurs, et on pourrait même dire que ça n'est guère étonnant.

Ces gens sont de gauche, c'est à dire fourbes jusqu'au bout des ongles (qu'ils ont sales) et drapés dans un discours de pleureuses droidlhommistes et jouant sur la lutte des "classes" pour ne pas utiliser le mot "race", en étant de parfaits combinards hypocrites et cupides en coulisses. Rien de bien nouveau, donc, et à la limite, je suis quelque peu surpris qu'on continue de s'indigner, voire carrément de s'étonner qu'il en soit ainsi...

Qu'attendiez vous donc de ces gens ?

Pensiez vous sincèrement qu'une fois au pouvoir, il ne se serviraient pas grassement, eux et leurs cliques et autres cercles d'intérêts ?

Mieux : pensiez vous que cette frange de la population, issue pour l'essentiel des syndicats, des écoles tenues par les hussards noirs de la République, dans lesquels on leur répète depuis toujours que le Kapital, c'est mal, le patron a le nez crochu et qu'il vole ses employés, et que partant ils doivent faire la révolution parce qu'ils sont appelés à les dominer après un grand soir et des lendemains qui chantent, pensiez-vous vraiment que pareilles gens en ont quelque chose à foutre du bien commun ?

Alors oui, c'est choquant. En effet.
Mais de là à s'étonner...

Mais le pire, toutefois, sera de constater que la dénonciation -parfaitement légitime bien évidemment - de ce climat de scandale gauchiste n'infléchira en rien, non plus que ne les fera diminuer, toutes ces malversations. Ce n'est pas que ça ne serve à rien ; c'est juste qu'il est douteux que ça change les choses...

Pour la bonne et simple raison que la majorité des gens s'en foutent.
Et pour que ça change, il faudrait que les gens ne s'en foutent pas.
Là, normalement, je mets un couplet sur "je mets des baffes pour faire comprendre". Mais comme je le notais en introduction, ça a donné trop de choses comiques ailleurs...

Alors je biaise.

Je suis un piètre biaiseur. Butch me le dit parfois. Mais bon. J'essaie quand même.

Conséquence d'une éducation gravement nationalisée et gangrénée de petits et de grands cons rouges qui soit réclament la tête du ministre, soit paralysent les facs, le citoyen lambda a littéralement assimilé la corruption dans ses moeurs et la considère peu ou prou comme étant banale, voire normale...

Étant en parallèle soumis aux taxations toujours plus fulgurantes des étatistes de gauche puis de droite puis de gauche puis de droite, il ne s'occupe plus vraiment de politique pour avoir compris que la seule méthode qui fonctionne, c'est d'aller gueuler dans la rue comme un veau pour réclamer, je vous le donne en mille, des thunes qui seront récupérées ... en taxations nouvelles encore plus fulgurantes.

Et à ce niveau, il n'y a plus guère que deux camps. Celui des abrutis moyens qui continuent, comme moi et mes copines, à faire de la politique malgré tout et qui, dans ce magnifique jeu de dupes, servent la soupes aux sycophantes qui gouvernent. Dans ce tableau, le NPA sert à merveille la soupe à Sarkozy en dynamitant le PS exactement comme jadis le FN filait la poire et le fromage à Mitterrand en éparpillant le RPR façon puzzle.

Et dans l'autre, les honnêtes gens qui ont autre chose à faire de leur vie.

Autant dire que ceux qui espèrent que le scandale de trop nous débarrasse d'un type ou d'un autre risquent fort d'en être pour leurs frais.

...

Oui, Butch, tu veux dire quelque chose ?

_Ouais, je te sens bien chaud pour insérer encore une référence aux Zétats-Zunis. Tu ne peux pas piffrer les zaméricains, mais tu baignes dans leur culture, tu fais des titres en anglais, tu as des petits gimmicks ricains et tu t'identifies quand même à type comme Vic Mackey dont - on l'admettra sans peine - le nom fleure bon le terroir bérichon. Bonjour la cohérence, mon coco...

Pour ta référence, tu vas encore tenter de montrer que le Watergate n'a pas foutu Nixon à la porte mais que cela a constitué un élément supplémentaire, montrant par là que l'esprit américain t'est complètement inaccessible.


Aïe, non, aïe !
Tu fais mal, aïe non pas par là c'est par là que je fais caca aïeeeeeuh.

...

Bref. Je voulais juste dire, avant d'être interrompu par ce crétin de Butch, que sans pression conséquente de la population contre ceux qui la gouvernent, sans mécontentement fort et palpable, sans une bonne insurrection qui n'en finit pas de pas venir - putain de comité de salut public invisible -, bref, sans un peu de castagne trouvant à s'incarner dans une opposition politique forte, il peut y avoir tous les scandales possibles et imaginables : rien ne bougera.

Zut et crotte.

Enfin. Moi, en tout cas, je ne bougerai pas. J'ai tricot le mercredi soir, et si je loupe la séance sans prévenir 24H à l'avance, elle n'est pas remboursée.

Faut me comprendre.

Hein, Butch.

Arrête de pleurnicher, quoi. Tu sais bien que sans opposition, quelques têtes valseront, de fortes déclarations publiques seront faites, et ce sera tout ! Chavez aurait du être éjecté depuis longtemps, à ce compte-là. Or, on voit qu'il n'en est rien. Inexistence d'une opposition digne de ce nom, d'ailleurs muselée par la mainmise sur les médias et l'armée, corruption acceptée comme une pittoresque tradition nationale, c'est assez simple : il n'y a aucune raison que Chavez ne se lâche pas. Il n'y a rien en face de lui, pourquoi se gênerait-il ?

Traduit simplement : le scandale existera toujours tant que des blaireaux voteront socialiste. Et ils voteront socialiste parce que le dogme de la gauche a toujours reposé, repose et reposera toujours sur la création d'une artificielle jalousie de classe, de race ou, de façon générale, sur la création ex-nihilo d'une opposition sans laquelle il n'existe pas.

Et d'ailleurs, c'est exactement ce qui se passe avec CSP. Sans l'opposition, pas de blog. Je redeviens un petit bulot invertébré qui pond des billets mous sur un érotisme de romans de gare.

Mais prendre conscience de ça, c'est un énorme travail sur moi-même qui m'attend.

mardi 21 juillet 2009

Un immeuble à l'image de la France

(Rargl, le goret tchékistochaviste m'a piqué mon idée de billet, zut, zut, zut. Que faire ? Ben l'écrire quand même, voilà, tant pis).

Alors voilà.
Vous êtes chez vous avec votre conjoint (Butch pour moi), au plumard, où tout le monde se réunit pour s'aimer.
Alors c'est dans tous les couples, n'est-ce pas : c'est pas toujours la joie, il y a des frictions, des histoires pas bien proprettes concernant les démangeaisons aux fesses de l'un des deux conjoints dont on ne sait pas très bien si elles sont liées à une maladie auto-immune, à la saleté de l'autre conjoint (Butch n'est pas assez propre), à une allergie au Monaco, ou à une maladie psychosomatique : en somme, des trucs que tout le monde sait mais que personne n'avoue, des lésions internes et des plaies externes...
Un couple, quoi.
Mais nonobstant, on est tous les deux réunis pour partager un moment sympa tout de même, d'autant que en ce moment c'est pas trop la joie et tout le monde fait un peu la gueule. Le coït se déroule dans une atmosphère moite, viciée, malgré les efforts de Butch qui fait semblant d'avoir de l'entrain pour douze.

Arrivent les ébats sous drogue dure, qui conduisent derechef les partenaires à réveiller tout l'immeuble, à dire tout le mal qu'ils pensent de leur vie de merde, prennent à témoin tous les voisins pour leur expliquer que leur couple va mal, tout en jouissant (c'est le cas de le dire) des services de la co-propriété et en exigeant d'être servi, et mieux que les autres.

Normalement, dans un immeuble sain et normal, le couple s'est déjà pris une expulsion du logement taille grand garçon (l'expulsion, hein, pas le logement).
Mais on est pas dans un immeuble sain et normal.
Le syndic fronce un peu les sourcils et passe l'éponge, en feignant d'ignorer ceux que la sortie du couple fait ouvertement gueuler.

Lequel couple après avoir jeté tous ses sex-toys sur le balcon du voisin d'en-dessous en en renversant partout se met à hurler que cet immeuble il est dégueulasse, et que les co-proprios ici sont à chier, et qu'il faut vraiment être complètement à la ramasse pour oser proposer pareil logement aussi indigne et commence à balancer les strings léopard en direction de la cage d'ascenseur.

Là, toujours normalement, le couple est pris à part dans une réunion du syndic de co-propriété pour une explication un peu vigoureuse.
Mais on est pas chez des gens normaux, décidément.
Le syndic agite un gros doigt grondeur en sermonnant - pas fort - le couple et lui dit que si il n'est pas content, il n'a qu'à quitter l'immeuble et puis c'est tout.
Le couple n'en hurle que davantage, surtout qu'il voit qu'il commence d'avoir quelques soutiens des co-propriétaires qui sont bien contents de l'esclandre pour régler par la bande des histoires mal digérées. Il glapit que c'est le fascisme, que ça se passera pas comme ça, que c'est quoi cet immeuble de merde, et qu'il en a rien à foutre de toutes façons et qu'il fait ce qu'il veut et vous encule tous d'abord.

Ensuite, il va se jeter sur le banc dans la cour en ayant vomi sur les jeux pour enfants.
Court moment de répit.

Au syndic, c'est l'engueulade généralisée entre ceux qui défendent le couple- et qui le détestent par ailleurs, mais l'important c'est qu'il casse les couilles du principal proprio - et ceux qui défendent le dit proprio principal mais pas trop fort quand même. On voit même des gens étrangers à l'immeuble débouler dans la salle commune sans avoir été invités et donner leur avis en critiquant tout et en crachant sur la moquette.

Bon, là, normalement, tu pètes une durite en direct, tu chopes le couple par la peauduc pour l'expulser manu militari en lui ordonnant de plus ramener ses deux sales gueules de rats sinon ça va chier velu pour eux, et tu sors la Louisville ramenée des vacances aux States pour en frapper un grand coup terrifiant sur la table en faisant la même tête que Kathy Bates dans Misery - genre j'ai eu une journée un peu difficile faudrait pas trop me pousser je pourrais commettre un ou deux génocides - pour chuchoter doucement que maintenant on va tous se tenir bien tranquilles et tout le monde s'assoit y a du rôti...

Mais on est pas dans un immeuble normal, voilà.
Et c'est l'über bordel, voilà.

Et le couple de se repointer dans la salle commune en hurlant qu'il y a plus d'électricité ni de gaz ni d'eau courante et que c'est tous des connards dans cet immeuble pourri et puis qu'il les encule tous et qu'il veut être le seul proprio de l'immeuble pourquoi lui il serait pas chef d'abord ???????? Ensuite, il vomit sur le tapis.
Certains membres de la famille commencent à l'applaudir.

Et c'est comme ça que ça se passe dans notre immeuble, à Butch et à moi.

Et un peu plus loin, d'autres squatteurs mais pas les mêmes, tous encartés au "N"PA, famille qui commence gentiment à s'amoindrir, se sont installés dans des apparts fuis par leurs occupants.

Dame, une fois que tout le monde se sera barré de l'immeuble, ils espèrent bien squatter la baraque.

Décidément, notre immeuble, à moi et à Butch, est à l'image de la France...

Rigoler avec CSP

C'est à lire chez L'Hérétique.

lundi 20 juillet 2009

Une bonne branlée

Moi, c'est Butch. Je suis le copain... enfin, disons, l'occupation sexuelle des nuits moites de Thierry Céhespé.

Hier, Thierry voulait absolument voir The Hunt For Red October de John Mc Tiernan. Il l'a déjà vu plusieurs fois et à chaque fois sanglote à mesure que la déconfiture soviétique se fait plus marquée. Quand il a bu un ou deux Monacos avant de le regarder, en général, je suis bon pour une bonne branlée qu'il m'administre avec jubilation. Je savais que ma soirée allait être pourrie.

En plus, avec ses petits problèmes au fondement, son caractère ne s'est pas amélioré. En façade, évidemment, il tente de sauver les apparences, de faire le gentil, en parlant danse et mouvements subtils. Mais derrière, je déguste.

Là, je pourrai vous parler du film, histoire de faire un peu "Critique de Cinéma", à la Télérama ou Les Inrocks. Mais bon. Quand je vois les dégâts sur mon autre blog, la critique risque de tourner au jus de boudin convenu. En plus, sur un film vieux de 20 ans, ça fait un peu du Réchauffé Ultime. Ou looser qui loue des films en VHS baveuse d'il y a 20 ans.

A la limite, autant parler de Tomates Tueuses, mais bon, le pauvre Thierry, il n'a pas le talent des chroniqueurs de Nanarland. Pourtant, questions nanars, il en connaît un rayon : il en regarde, il en parle et mieux, il en écrit !

Bref.

A la fin de la soirée, j'avais qu'une envie, c'est qu'il se laisse pousser des cheveux et qu'il aille se rouler tout nu dans l'herbe, tellement j'en pouvais plus, dis. Avec un peu de bol, il se serait fait choper par une patrouille de police, et une nuit au poste, c'est toujours une nuit de sursis pour moi.

Encore que...

Une nuit avec Thierry après Hunt For Red October, c'est éprouvant, certes. Mais j'en ai quand même vachement moins chié que lorsqu'il a vu la pénible bouse de Soderbergh .


Un film qui cogne

Ce soir là, qu'est-ce que j'ai morflé, fouyouyou, t'aurais pas aimé être à ma place, ah ben non alors. Comme le petit Thierry se sentait tout investi du devoir d'aller buter le bourgeois, qu'il avait bu tout un verre cul-sec, et qu'il n'y avait personne d'autre que moi sur le sofa en skaï, - fatalement - j'ai tout pris. L'horreur. Au ralenti, en plus, avec de la musique vachement mélancolique et tout et tout, t'aurais même pu voir des gros plans sur mon visage convulsé, putain comment c'est poignant...

Le lendemain, j'ai dû faire venir un cargo entier de préparation H.

Et non, évidemment, je n'exagère nullement : le Thierry castagne au ralenti, c'est d'ailleurs parfaitement interminable et complaisant, alors que moi, je tombe comme une mouche sous ses coups et franchement tout le monde s'en fout un peu, merde.

Mais bon. Hunt For Red October, c'est plus calme. Je dérouille, mais comme il est plus sur le monde fontaine, il essore ses frustrations avec des kleenex.

Au générique de fin, j'ai constaté qu'il avait utilisé 19 mouchoirs. Si on fait le calcul d'un film de 140 minutes consacré à ces 19 mouchoirs, on obtient un peu plus de 7 minutes par mouchoir. Ca donne aussi une bonne idée de sa capacité d'absorption des liquides, mine de rien. Y'en a pour des litres dans le petit Thierry, quand il s'y met.

On aura compris qu'on peut donc regarder The Hunt For Red October avec tout du long un petit sourire de satisfaction, parce que savoir qu'un communiste bas du front pleurniche devant la décadance soviétique, c'est quand même drôlement amusant. Et pour moi, ça change. Des films qu'il aime...

Dans les prochains jours, il a décidé de revoir Banane Mécanique.



La soirée n'est pas plus calme pour moi. Même si les couleurs de la vidéo sont blafardes d'avoir été tellement vues, on sent que sa joie sera à son comble.

Décadanse gôchiste




Spectacle festif & citoyen, totalement subventionné (par vous c'est plus drôle) combinant art comptempourien, bondage interactif, dispositifs psychiatriques divers, combinaisons en latex, prothèses saillantes, bruitistes, Dance Body Remix de la chorégrafeuse Marie Chouinard est une expérimentation futuriste sur la déterritorialisation du corps-machine désirant sans Organe prothésifié. Un corps qui mute, transgenre, pour homme nouveau invertoïde, ne pouvait que plaire à une danseuse rouge-brune de ma catégorie.

Tout ça est très laid, j'en conviens. C'est d'un ennui mortel. Comme tout le monde j'y comprends rien. Mais c'est pas grave, c'est pour me donner un air kulturé que j'en parle. Et on sait à quel point la Kulture est importante pour nous autres concernés, sans qui la France ne rayonnerait plus! Ouais, je suis comme ça : une brute kulturée (avec un k comme kamarade). D'ailleurs personne n'aime ça, mais on s'en fout, ce qui compte avec cet art officiel pour gaucho salonard, pseudo artiste engagé et autres cuistres intermittents assistés, c'est de faire table rase du passé. L'important c'est que ce soit ré-vo-lu-tionnaire!

Et puis moi perso quand je vois ces corps mutants, ces biroutes en plastique et ces petits zigouigouis bandants, je sais pas pourquoi mais ça me donne une énorme envie de me faire cultiver sauvagement le zboube.

Mortifère



Spectacle total combinant violence, bêtise, haine, destructions et hurlements bestiaux, cette vidéo de l'émeute du Pont de l'Europe à Strasbourg lors du Sommet de l'OTAN en avril dernier, réalisée par la compagnie franchouillarde "N"PA est une expérience totale sur la déculturation de jeunes à l'éducation défaillante et sans cesse dégradée, la constance dans la sauvagerie, et la détestation de l'harmonie, de la civilisation, du progrès, de la justice...

Chaque fois que je vois cette vidéo, je suis au bord des larmes de rage. Je comprends ces images, à un stade non rationnel.
Je suis hypnotisé.
Heureusement, Butch me réconforte dans la foulée. Résultat: hémorroïdes (cf sondage).

L'autre billet.

dimanche 19 juillet 2009

Je vais me raser le pubis. Ouais. Bonne idée.

- Bonjour CSP.

- Bonjour Thierry.

- CSP, entre nous mon coco, t'en as pas marre parfois d'avoir un ego monstrueux qui prend une place démesurée que tu fais rien qu'à parler de toi sans arrêt ? Sans déconner ?

- Ok, je sais, ça lasse un peu mes lecteurs. Mais je ne me refais pas. Pas assez souple (j'ai essayé et je me suis fait une hernie discale). Mais comme actuellement, je transpire un peu des mains à l'idée de ce que vont donner mes propos revisités sur mon autre blog, je me contente de faire dans le déjà vu, le bien balisé, le connu.

- Mais en fait tu serais pas un peu un gros con prétentieux ? Je dis ça je dis rien, mais voilà, quoi.

- Heu oui certes, j'en suis bel et bien un. Pourquoi le nier ? Rien n'est plus vrai. Je ne doute pas une seule seconde d'avoir raison et pense sincèrement que ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sont des sots qu'il faudra conscientiser de gré ou de force, préférablement de force. C'est pour ça que je me fais pousser des muscles. A coup de fonte et de Kro. Résultat garanti. Mon nombril s'éloigne déjà sensiblement de mon zizi. Ensuite, franchement, est-ce que c'est vraiment de ma faute si j'ai systématiquement tort, que je prète à rire ? Hein ? Non, hein ? Bon, tu vois bien.

- Lourd dossier psychiatrique, donc. Et ce trip un peu pénible, là, sur le côté "plus de testostérone que moi tu meurs", et vas-y que je te fais de la muscu du bras qui attrape le décapsuleur en écoutant George Mickael (période Wham!) et que moi j'ai une vie sexuelle délirante avec du latex, du cuir et de la baudruche, et que je suis amoureux de mes biceps et de mes tatouages et blablabla, n'est-ce pas quelque peu redondant à force d'à force ? Et que pensent les camarades féministes de cette étalage de virilisme particulièrement exaspérant, zut à la fin ?

N'importe quel tabouret peut convenir !

- Les camarades du NPA me connaissent bien et savent que derrière cette façade de macho brutal qui draguerait un tabouret en jupe se cache un cachalot maladroit dans lequel la seule source de semence est le spermaceti, stocké chez moi autour du nombril et non sur la tête. Et assurément, les lecteurs - seulement les lecteurs - cherchent encore à détecter la moindre délicatesse d'une personne timide et attendrissante, mais peinent à en déceler une étincelle dans cet individu un tantinet répétitif qui expose ses petites turpitudes et qui ne souhaite rien d'autre que le bien d'autrui, à coups de mandales s'il le faut. Tout ce paradoxe résume à la fois ma façon de procéder, mes écrits et le doute qui m'habite. Il faut me croire. Vraiment. Sinon, je vous rappelle qu'un beau matin, vos parents paieront pour la balle dans votre nuque.

- Hun hun. Trop crédible. Et puis aussi, les commentaires du Figaro.fr, à la longue, c'est relou, quoi, pfouuu, change de disque. Tu pourrais commenter l'Huma. Ou Rouge. Pour rire. Vraiment.

- Tu déconnes, là ? Les flaques de vomi froid du lectorat cacochyme de ce torchon besancenifié jusqu'à la moelle me sont semblable à un lavage d'estomac dont je voudrais bien me passer. Non, sérieusement, je ne vibre exclusivement qu'à deux occasions. L'une, c'est avec Butch. Je ne vous détaille pas, vous iriez prétendre que je ramène tout au cul alors qu'on sait très bien qu'il ne s'agit pas que de ça ici. L'autre est lorsque je parle de ma fibre politique, que je tente l'exégèse des grands penseurs comme Krivine, Mélenchon, Djerzinski, Trotsky ou Röhm, pour mes lecteurs
moins intrépides qui n'osent pas s'aventurer dans pareils marécages de l'humanité. D'ailleurs, j'en ai trouvé encore des biens, dans l'histoire du lycéen autorisé à se réinscrire après avoir un peu bloqué son établissement. Zou, c'est parti.

- Encore ??? Pfff...

- Ouais. Encore. Agad' :

"Fréquentes, les démangeaisons anales (ou prurit anal) toucheraient quatre fois plus les hommes que les femmes. "

"L'oxyurose est une infection parasitaire intestinale cosmopolite s'observant fréquemment chez l'enfant et son entourage familial. A l'inverse des autres vers intestinaux, l'oxyure est fréquent en France."

"Plus simplement, la mise en évidence d'oeufs d'oxyures à l'aide d'un ruban de scotch appliqué le matin avant la toilette sur l'anus puis déposé sur une lame de verre permet d'affirmer le diagnostic."

- RHAAAAAAAA, je me suis trompé de copier-coller j'ai récupéré ça sur un article concernant un problème personnel ne publie pas ça AAaAAARRRRRRHH zut. Et
m
e
r
d
e
Je vais encore avoir des démêlées avec Butch. Déjà, c'était pas folichon dernièrement, mais là, je suis bon pour une nuit de bouderie.

- Bah, moi je trouve ça rigolo, et tu sais, c'est assez représentatif de la qualité générale des articles que tu fais régulièrement. Ca passera inaperçu, tu verras. T'es pas pudibond à ce point, si ?

- Euh ah euh ben finalement, je pense que tu as raison. Et pour en revenir à mes palpitants commentaires d'actualité sur des articles de journaux totalement convenus, bien sûr que c'est de la mauvaise foi en béton armé, ou est le problème ? Comme je sais que j'ai tort, si je m'embarrasse d'essayer de convaincre, j'ai pas fini de pagailler contre le courant, moi !

- Tu es consternant. En fait, tu es un nazi, voilà. Un petit nazi bête et méchant. Et pire que tout, avec une envergure de pipistrelle.

- Rhooo, t'es tout vexé, allez, viens dans mes gros bras consolants, au lieu de faire ton Julien Dray avec Martine, va. Et puis me dire facho ridicule, c'est sous le coup de l'émotion, ils le pensent pas vraiment, je suis certain. En réalité, je suis à peu près certain qu'ils n'ont même pas cette considération. Et ils ont raison : pour que je devienne un facho complet, que je termine ma mue, il faudrait que je puisse réellement exprimer mes tripes, casser du bourgeois, étriper de l'honnête boutiquier réactionnaire, bref, que le régime tourne cosaque. Ah ah ah.

- Tu es incurable. Et question jeux de mots, hein, toujours aussi puissant. Bon, un peu de mieux disant culturel, pour conclure ?

- Ouais : Brüno. Allez-y, ça déchire. Le personnage a quelque chose qui me parle, au tréfond de moi. J'ai d'ailleurs décidé de me raser le pubis.

- Et bé on a pas fini de rigoler, décidément. Et tu vas faire quoi, là, sinon ?

- Prendre un bain moussant en écoutant du Kenny G, bien sûr !

samedi 18 juillet 2009

A l'école des clowns

J'en parlais justement à mon psy l'autre jour, un trotskyste orthodoxe lui aussi: ce qui nous différencie des autres bandes de contestataires au petit pied, c'est notre sens de la fête, entretenu par une promiscuité virile et fraternelle jamais démentie. Surtout pendant les vacances organisées par le Parti, dans nos camps d'entraînement où on joue à faire la révolussion (avec deux S, comme dans Russie, URSS, et Schutzstaffel) en se mettant des races épouvantables à la 8.6. Quand on n'est pas trop bourrés, il y a aussi des débats citoyens sur les bienfaits de la société communiste, avec des images pour expliquer. Pas trop de texte, ou alors écrit très gros, à coups de slogans bien gras. Des fois, des coloriages. Bref...

Finalement c'est ça la politique, de base, des recettes pas compliquées.

D'abord : identifier l'ennemi. Puis trouver des slogans simplistes fossilisés dans une gangue idéologique assez archaïque pour bien pénétrer les cerveaux ramollis. Et on s'y connaît un peu dans les sectes trotskyste, niveau pénétration, infiltration et cerveaux ramollis. C'est tout bénèf, médiatiquement parlant.

Ces débats citoyens sont un peu chiants, certes, mais essentiels pour entretenir notre réputation d'échangistes d'idées altercomprenantes. Surtout vu que les meufs sont rares. Le Parti interdit de tirer son coup. Faut choisir: avoir une vie sentimentale ou être un militant révolutionnaire. On n'imagine pas les surhommes du NPA compter fleurette aux gueuses féministes moustachues de notre milieu, ça ferait pas sérieux. Du tout. Désordre. Cépaspossible. Militant du NPA c'est un sacerdoce, je vous jure. Mais grâce à la sécu, mon psy me soutient.

Heureusement on peut se défouler avec les activités sportives. On tape dans des baudruches, il y a des paintballs aussi, on tire sur tout ce qui bouge, flingue à tout va, ça fout de la peinture rouge partout, même sur les poubelles. Qu'est-ce qu'on s'éclate ! Mais rien ne vaut les concours de binouze avec les camarades. Moi je les torche tous, je suis un dur, c'est connu. D'ailleurs j'arrête pas de le dire sur mon autre blog, celui où je raconte ma vie, mes aventures trépidantes de militant dur de chez dur.

On me surnomme même Monaco. Et pas pour la course de F1, hein !



Il y a toujours une bonne ambiance dans notre école du cirque bolcho. Grosse camaraderie, on chante des chansons paillardes en jouant à la lutte finale, vêtus de nos combinaisons en cuir, le regard tendu vers l'Organe (le Central, celui du Comité), jamais à court de nouveaux jeux.

On travaille dur pour ça, avec force papouilles, tapes sur les fesses et surtout des quantités énormes de bière prolétarienne bon marché. Ouais, faut pas trop déconner avec ça, les tchékistes du parti veillent au grain. Et ils ont bien raison, comme je l'ai dit, c'est important de surveiller sa forme prolétarienne, surtout lorsque les sphincters sont dilatés. Un bon militant se protège l'anus. C'est une discipline de tous les instants pour tuer le bourgeois qui sommeille au fond de nous, la bête immonde consumériste qui tente de nous aliéner de l'intérieur. Alors je serre les fesses. Ca finit par me procurer du plaisir, à force.

C'est un peu notre problème chez les trotskystes, vu qu'on vient surtout d'un milieu d'intellos déclassés, d'étudiants romantiques et de fils à papa : des vrais ouvriers et prolos, on n'en a jamais vu qu'en photo, dans notre magazine, Rouge. Alors on apprend à les reconnaître, petit à petit.

Par le cinéma de propagande aussi, les cadres du Parti nous passent des vieux films en noir et blanc sur les grandes grèves ouvrières, usines occupées et séquences nostalgie sur les grandes purges. Comme les glorieux pionniers trotskystes du POUM en 36. C'était le bon temps, ils savaient y faire, niveau massacre. Les gars du POUM, c'était pas du trotskysme de salon comme aujourd'hui. Bourgeois fusillés en masse, fosses communes, ça rigolait bien à l'époque.

Et puis le nom. POUM, c'est mieux que NPA. Moins ambigu.

C'est là que j'ai eu mes premières émotions, avec la découverte de mon film préféré, "Soviet Story". Y a aussi un autre film que j'adore, sur le massacre de ces tapettes tarlouzées d'anarchistes à Kronstadt, par tonton Trotsky en personne, avec ses légions de l'armée rouge. Rien que d'en parler j'en ai la larme à l'oeil, un petit frisson de plaisir parcourt mes tempes bien dégagées.

C'est qu'on a une mission à accomplir, développer la conscience de classe ne laisse guère de répit. Voilà pourquoi j'ai un psy qui m'aide dans cette tâche et me donne des petites pilules - rouges bien sûr - quand je me sens faiblir. En passant devant une vitrine un peu trop tentante (vu que mon t-shirt du Che commence à boudiner sévère ma bedaine), si je sens monter la pulsion consumériste, hop je prends ma petite pilule pour être à nouveau opé. Parfois c'est dur, quand mon psy à oublié de me filer mes doses, l'envie prend le dessus, faut que je l'assouvisse, c'est plus fort que moi. Pour me soulager, je vais voler un milkshake, ou un soutif dans le tiroir de la sœur à Butch.

Je suis comme ça.

Bref, grosse camaraderie. C'est la fête du slip. Avec Butch et mes camarades du NPA, on est des drôles de zigs, de sacrés loustics.Tenez, on n'est jamais à court d'idées pour oublier que la révolussion (avec deux S, comme dans Francorusse, c'était une marque de flan - prémonitoire, non ?) n'aura pas lieu.



On se raconte des histoires, on invente des scénarios, des jeux de rôles, on vit dans un monde d'auto-fiction. Dans la série "Goulag & Tigres en papier", on voit des fascistes partout, on démasque les sociaux-traîtres. C'est la persuasion qui compte. On se met même à imaginer le facteur jovial comme nouveau guide d'une gauche de gauche (selon l'euphémisme médiatiquement consacré), à la pureté idéologique sans faille. Cette pureté qu'on appelle de nos vœux en couinant "UNIIIIIITEEEEEEEE", tout en tortillant du cul pour se démarquer des autres sectes trotskystes et frondgôcheuses. C'est simple, dans ce conte à dormir debout dont on est les héros, les gardiens de la pureté révolutionnaire, tout ce qui n'est pas NPA est de drouate.

On a même fini par se persuader d'une histoire incroyable, à force de se bourrer le mou collectivement : le PS serait un parti de drouate, voire d'extrême drouate. On l'avait pourtant complètement infiltré, vu que les barons actuels du PS sont de vieux copains trotskars impénitents, comme Juju (bling bling) Dray, Henri Weber, Cambadelis, le Kondukator Mélenchon, Harlem Désir et même Yoyo en son temps qui était une taupe à nous, d'obédience lambertiste. C'est fou, ça tient pas debout, mais on y croit quand-même dur comme fer, avec Butch.

Grâce à la drogue et à la 8.6.

D'ailleurs voici la dernière blague : Aubry, nouvelle Dame de Fer, la réincarnation de Thatcher, j'vous dis. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais au goulag.

On est restés de grands enfants finalement, qui aimons rêver un monde mythologique de contes de fée, de monstres et de magiciens alcooliques.

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