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mardi 3 novembre 2009

Thierry nous parle de son boucher

Thierry est donc reviendu avec toute la fougue que seul un mythomane peut déployer après s'être pris une branlée magistrale (dans tous les sens du terme). Requinqué par toute une série d'aventures aussi navrantes qu'inutiles pour l'amélioration générale de l'humanité, voilà notre animal de compagnie reparti dans ses élucubrations lamentables.

Dans un billet aussi long qu'ennuyeux, il nous narre donc son analyse puissante et fine de la prose de son boucher qui se commet dans un blogue. C'est ... très barbant. A l'instar de tous ses autres billets, celui-ci n'échappe pas au constat d'évidence : tout ce qui peut être drôle pour un lecteur occasionnel tombé par hasard (et par erreur, forcément) devient répétitif et totalement prévisible au bout d'une douzaine de textes. Autrement dit, avec un billet par jour en moyenne, le lecteur lambda ronfle sur CSP en dix à douze jours chrono.

Il semble qu'il faille l'écrire en toutes lettres pour que ce soit bien compris : Thierry écrit mal, en respectant beaucoup trop tous les canons bien comme il faut de l'écriture EdNat compatible. La forme convient d'ailleurs bien au fond, d'un conventionnel indécrottable, où, finalement, lancé sur des rails d'airains, pas une idée ne dépasse de l'autre, et où chaque alignement laborieux de mots piochés dans un vocabulaire un peu maigrichon ne fournit qu'une nouvelle répétition d'une antienne répétée inlassablement en espérant qu'elle soit vraie, et qu'on entend absolument partout ailleurs, sans la moindre trace d'originalité.

Nous baillons.

Il est à la longue assez insipide, et ses sujets sont d'une étroitesse monomaniaque qui frise la pathologie compulsive. En trois ou quatre points, on a fait le tour.

On pourrait tenter de comprendre comment il en est arrivé à se borner à quelques commentaires de commentaires (du Figaro, s'il vous plaît), ses histoires de zizi (oh, oui, des histoires de zizi, tous les 4 ou 5 billets en moyenne), quelques croustillantes bêtises sur son interprétation maladroite d'un communisme très mal digéré, et sa vision... alternative, disons, des théories politiques habituelles dont on comprend - par leur indigence - qu'elle ne pourront jamais lui ouvrir les portes de quelque institut politique ou rédaction de journal que ce soit. On peut ajouter ses poussées de petit général stratège des têtes de gondoles dans un Prisunic de banlieue (toulousaine, bien sûr) dont la constance à se solder par des échecs rigolos parvient à peine à mettre du piment dans une écriture autrement monotone ; ainsi, on aura fait le tour.

Pendant ce temps, ce Spoof aura réussi le pari d'attirer des lecteurs toujours plus nombreux qui, eux, aiment la déconne, les histoires de Butch et de femmes à moustache. Et comme il offre un terrain vaste et propice à la moquerie, nous allons donc continuer.



En revanche, inutile de dire qu'à présent, nous choisirons ses billets les plus rigolos, pour les porter au pinacle du ridicule qu'il a bien du mal à atteindre malgré des efforts olympiques répétés.

Thierry CSP promet donc d'être un sujet d'étude entomologique intéressant pour encore un bon moment. Bonne lecture à tous.

samedi 15 août 2009

Quelques fessées à Port Leucate

Comme vous le savez, Thierry est parti en vacances pour une salutaire cure de remise en forme dans les camps d'entraînement du Parti ; sans culotte comme il se doit, emportant pour tout bagage son bonnet phrygien de Schtroumpf Révolutionnaire, sa combinaison polyvalente et ses numéros fétiches de Pif Gadget période rouge qui lui évoquent ses premiers émois politiques.

Il m'a laissé seul dans notre radieuse cité, comme un préservatif usagé, entouré de racailles qui n'arrêtent pas de roder autour de l'appart. En plus il y a pénurie de shit en ce moment, ça les rend nerveux. Il a emmené son nounours, son nounours spécial, celui qui correspond le mieux, dit-il, à son besoin de "tendresse".


Je tue le temps en regardant ses films préférés : Soviet Story, un docu sur les aventures du Che dans la jungle, et Les Dieux du Stade de Leni Riefenstahl.

Thierry m'a promis qu'il reviendrait encore plus dur, le torse bombé et les muscles plus saillants. Mais connaissant son appétit de corps virils, je ne me fais pas d'illusion. Je crois qu'il espère emballer velu à Port Leucate. L'année dernière, il était surtout revenu le cul tout rouge des concours de claques sur les fesses, mais à en juger par ce qu'il m'avait mis à son retour, j'en avais rapidement déduit que ses plans n'avaient pas fonctionné exactement comme il l'avait souhaité.

Bref.

Je profite donc quelques jours d'une relative tranquillité pour prendre du recul. Ca compte, le recul dans une relation aussi passionnée qu'engagée.

Ca permet, notamment de cicatriser, et de renouer le contact avec des voisins d'immeuble passablement agacés par le bruit de nos ébats amoureux. Ils ne comprennent pas forcément la profondeur idéologique de nos pratiques alternatives, la quête du cri unitaire, ni la recherche d'une identité sexuelle vraiment subversive. Thierry avait évoqué nos frasques mouvementées dans un précédent billet habité.

En fait, vivre dans ce genre d'endroit le rend assez dépressif, c'est pourquoi il passe régulièrement ses frustrations en imaginant de nouveaux Sévices Publics sur son blog ultra-communiste, dont la réputation de musée des horreurs attire certains désespérés nostalgiques du Grand Bond en arrière, mais ignorant que le secret de son excitation se trouve (au mieux) dans le renouvellement de sa cargaison variée de sex-toys, ou (au pire) en me tapant dessus.

Ensuite, une fois son besoin de faire l'intéressant assouvi en singeant le style de Gérard de Villiers, il retombe dans un profond abattement, et reste immobile pendant des heures, prostré sur son vieux fauteuil déglingué, lascif, à lire ses anciens numéros de Pif en buvant de la 8.6, et en rêvant au Grand Soir.

Quelque part, il sait que ces fables humides de militant aigri sont une sorte de point de fuite à l'horizon qui permet de supporter l'ennui d'un quotidien médiocre, grâce à l'espé-rance en trompe l'oeil de lendemains meilleurs dont il serait l'héroïque soldat. Mais ces accès de lucidité, heureusement, ne durent pas longtemps: en abuser menacerait notre couple.

Croire en la révolution...c'est déjà un vaste programme.

Tromper l'ennui, le bras tendu vers la mission du Parti pour guider les masses sur la route d'un Destin glorieux...ou en tout cas, maintenir l'illusion, fragile, veiller sur la flamme.

Y croire...c'est une question de survie.

Avec un peu de bon sens on cromprend l'importance pour son personnage de sans culotte, raccourcisseur précoce répondant au nom de code CSP, de ne pas sombrer dans la déprime banlieusarde inhérente à la langueur des mois d'août, en allant se ressourcer dans les camps festifs & citoyens du NPA, milieu propice pour fraterniser avec les camarades. Communier, se rassurer dans la certitude du groupe, transmettre la flamme aux impétrants, le Message Collectif trempé dans une pureté identitaire vigilante. Remettre les déviants dans le droit chemin par des séances d'autocritiques appliquées. Se forger une conscience de classe à l'épreuve du doute: voilà une discipline acquise grâce à une belle promiscuité militante.


Ma position d'attente permet aussi de se tenir au courant des petites fêtes que donnent les amis de Thierry pendant qu'il a le dos tourné.

J'ai appris ainsi que le "N"PA a organisé une petite fête politique, en proposant un menu spécial Cochon Grillé - ça change du bourgeois, qui est de moins en moins gras actuellement, crise oblige . Cette histoire de cochon, ça me rappelle des choses. Comme quoi, on est tous le facho de quelqu'un à ce rythme.







A la réflexion, heureusement que Thierry n'a pas pu se rendre dans cette petite sauterie. Son foie finira par ne pas tenir le coup. C'est qu'il a de la descente !

Comprenez aussi que pour se mettre la tête en vrac méchant avec des Monacos, ça suppose une capacité d'absorption hors du commun, un kro-ventre en conséquence et une vessie en acier zingué.

Alors bon, éviter ce genre de sorties, pour Thierry, c'est pas simplement souhaitable sur le plan intellectuel (il faut qu'il sorte un peu de sa petite boucle mentale Moi / Mon Zizi / Le Parti). Ca l'est aussi sur le plan médical.

Parce qu'au départ, il s'agit toujours d'une petite rencontre sympathique entre lunatiques de la gauche de la gauche, comme ils disent...

Mais rapidement, et alors que se succèdent dans d'improbables concerts improvisés d'éternels étudiants dreadlockés qui puent la mauvaise bière bon marché pour brailler des tubes de la chanson communisto-franchouille comme les affectionne tout particulièrement Thierry, l'ambiance déjà peu studieuse du départ change pour faire place à toute la lucidité moyenne dont une troupe de gens bourrés comme des coings est capable de faire preuve.

Vous voulez une preuve ? Lisez, sans rire, le programme du "N"PA, à tête reposée, et vous verrez bien qu'il ne manque à ce nom de parti qu'un D et un S, et ils auront le quinté.

Dans le désordre. C'est le mieux qu'ils puissent faire, hein.

En fait, j'ai depuis bien longtemps compris que Thierry, quand il va dans ce genre de "fêtes", cherche surtout un prétexte pour oublier sa condition de loser terriblement banal en se beurrant comme un BN. Il faut bien comprendre que lorsque ses potes et lui parlent de refaire le monde sur le mode Socialisme du XXIè siècle - comprenne qui pourra, hein - ils sont surtout en train de retrouver en groupe pour se bourrer la gueule et écouter des groupes de rock paysan dégénéré. Ca va pas plus loin.

Et port Leucate, c'est la version Youkaïdi du pendant youkaïda des fêtes au cochon du "N"PA.

Et il ne m'emmène jamais.

Snif.

Quel bâtard.

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