mardi 3 novembre 2009
jeudi 8 octobre 2009
L'art du fantasme
(Votation tronquée, votation truquée, voilà le résultat : j'ai décidé de vous l'infliger)
"Mon cher W.,
Regardons notre situation et convenons tous deux qu’en ce moment, nos situations amoureuses sont … calmes. C'est la dèche. J'en ai le sexe tout sec et tout petit rabougri que d'y penser. Nous ne sommes pas à plaindre : j'ai mon Butch, tu as ta main droite.
Mais est-ce réellement suffisant ?
Déjà vieux garçon et en délabrement fort avancé malgré mes séances de musculation et force onctions d'huiles essentielles, ne pouvant envisager sérieusement – du moins vu l'état rikiki de mes finances – de m'installer dans une hasardeuse aventure de couple, je fais choux blanc depuis un bon moment maintenant, accomplissant même parfois une apaisante intromission de sextoys, esclave d'une libido sauvagement dopée au viagra, encore à chercher en goguette une étincelle de joie dans de nouveaux bars interlopes et à améliorer mes compétences en ouverture de braguette. Et en vérité, cela est bel et bon.
Cependant.
N’y aurait-il pas quelque moyen, quelque stratagème à mettre en œuvre afin que de, disons, essayer de faire mieux ? Et je veux dire, tellement mieux...
Tu me le disais toi-même : comme tout un chacun, nous sommes tributaires de notre entourage immédiat, et force est de constater que bon ... au Parti elles sont toutes moches et velues et ne semblent pas offrir de promesses de félicité ... au-delà d'une bonne prise de tête bien typique des camarades de l'Amicale Laïque des Enculeurs de Mouche. Quand ce ne sont pas les harpies furieuses en bottes de la branche LGBTiste, dont j'évite les AG comme la peste, sauf à me faire tout petit en rasant les murs, incognito, pas vu pas pris, ce qui n'est pas facile vu ma corpulence, qui au demeurant, me fait brasser beaucoup d'air dans la vie comme sur la toile.
Il nous faut tenter autre chose pour compenser nos lourds handicaps de départ. Dame Nature ne nous a certes pas gâtés. Mal gaulés, gauches, aussi subtils que peuvent l'être des groupies redskins, et sapés avec l'élégance de militants altermondialeux. Pourquoi ne pas faire de ces faiblesses un avantage? Affichons nos tares, mettons-les en avant. Intimidons l'adversaire, qui adore se laisser faire, les chiennes lubriques ne demandent que ça, et je m'y connais en psychologie, j'ai lu le courrier des lectrices de Biba pendant des années. Ne pas hésiter à en rajouter dans le côté rustre, voilà toute ma feinte, développée grâce à ma longue expérience des rateaux. Et de préférence, pas sous influences psychotropes ce qui m'évitera de fâcheuses rencontres humides dans lesquelles, systématiquement, je fais la femme.
Il nous faut découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux paysages, partir à l'assaut de nouvelles manières de se satisfaire l'entre-jambe : et pour cela, il faut nous faire violence, ce qui nous connaît. Sortir de nos propres sentiers battus, se confronter à nos certitudes, interroger symboliquement nos présupposés. Bref, se sortir les doigts.
Sans doute faisons-nous erreur quelque part. Nous avons trop longtemps cédé au Diktat castrateur des codes féministes, enfoncé dans le cerveau de tout militant convaincu que le genre est une construction bourgeoise, destinés, je le crains à nous priver de notre belle virilité, ainsi que l'a fort bien expliqué mon mentor Alain Soral, lequel m' a ouvert les yeux sur un certain complexe d'infériorité qui me pourrissait le moral. Je dois l'avouer, Alain a libéré mes pulsions phallocrates, dont j'appréhendais mal la profondeur, mais plus rien ne sera comme avant. J'ai vu la lumière. La lutte des classes n'était qu'une mise en bouche, le prélude à la seule vraie lutte qui vaille : la lutte des sexes. Alors voilà, ça y est je suis en guerre, avec tambours et trompettes, tout émoustillé, un vrai foudre en rut, prêt à bondir sur tout ce qui bouge, l'organe dressé au garde-à-vous dans un bel élan militaire. Qu'on se le dise, il n'y aura pas de quartier! Tremble Toulouse! Les parties de Baudis c'était de la gnognotte à côté de ce que je vais leur mettre.
Cette fois j'ai décidé de pécho pour de bon. C'en est fini de faire du sentimentalisme égalitaire. Revenons à la culture de la hiérarchie.
C'est vrai, depuis que j'ai lu des résumés de Houellebecq chez ILYS, j'ai viré complètement réac honteux, c'est plus fort que moi. Ne suis-je pas au fond ce nouveau Houellebecq que la gauche orpheline de Drieu attendait? D'ailleurs ce salaud m'a piqué toutes mes idées. C'est. Certain. Je ne peux pas m'empêcher de lurker régulièrement la réacosphère, en me disant que j'aurais pu en être, sans ce côté borderline totalement incontrôlable qui m'a repoussé dans les marges de la radicalité gauchiste, où l'on sait apprécier à juste titre mon penchant pour les Sévices en public. Il faut bien reconnaître que je fantasme depuis toujours sur la bourgeoise, les meufs de droite sont quand-même autrement mieux sapées et bandantes que celles du NPA. Elles représentent pour moi une sorte de point de fuite inaccessible à l'horizon indépassable et vous savez comme le gauchiste aime à interroger symboliquement les horizons indépassables. Mais baste, ne dévoilons pas si subitement les multiples facettes de ma personnalité. Encore une fois nous ne sommes nous pas les plus malheureux, loin de là, mais...bon c'est vrai qu'entre mon désert affectif, mon désert financier, mon désert dans le frigidaire, mon désert intellectuel et mon désert littéraire, ma vie se présente surtout comme un immense Sahara rocailleux et aride. Et soyons clairs, ce vide sec et poussiéreux montre que jusqu'ici je m'y prenais comme un manche niveau drague - et pas seulement parce que mon autre main était occupée. Car je suis trop malin, c'est évident. Et partant, profondément incompris du sexe faible. Et célibataire endurci, ça va de soi.
Nous sommes beaucoup trop fins.
Surtout en mode furtif.
Parce qu'il m'apparaît évident que mes techniques de drague, qui relèguent James Bond au rang de grossier mareyeur, ne m'ont pas permis d'optimiser mes derniers rapports charnels qui se sont surtout soldés par des ampoules palmaires. C’est exaspérant. Surtout dans l'aspect répétitif des « Je préfère qu’on soit amis » qui me volent au museau sur les...vingt dernières années disons, et de cela il n’est plus question. Pour ma part, je brise net toute velléité de ce genre en mettant d’emblée les choses au point : non, on ne sera pas « amis ». Mon quota d’amis est plein, merci. En fait je n'ai pas d'amis du tout. Ils font la gueule sur le moment ? Et en quoi est-ce mon problème ? Allons, ils nous seront reconnaissants de cette franchise quand ils apprendront, par blog détourné, l'ampleur des dégâts intellectuels auxquels ils ont échappé.
(Ah ! Quel poète chantera les tourments provoqués par cette phrase cruelle, « je préfère qu’on soit amis »... et moi d’être obligé de faire bonne figure et de répondre que mais oui bien sûr, no problemo... en me repassant intérieurement le film de plus en plus sépia d'une nouvelle soirée à m'astiquer le chinois dans un appartement enfumé).
Ajoute à ça que nous avons imaginé un tas de raisons pas crédibles pour expliquer nos minables échecs : il faut qu’il soit comme ceci et pas comme cela, et de gauche de préférence, et intelligent, et gentil, et cultivé, et pourquoi pas qu’il aille sur la banquise sauver les bébés phoques, pendant qu’on y est ! Alors qu'objectivement, si on n'avait pas cette idéologie progressiste de merde qui nous encombre, on pourrait imaginer pécho de l'étudiant en marketing et autres gaudelureaux flamboyants en école de commerce qui ne demandent, j’en suis certain, qu’à s’oublier dans nos bras grassouillets ! Pourquoi demander davantage ? Cessons d’être à ce point prétentieux, contentons-nous de ce qu’ils ont à offrir, et cherchons-le moyen de passer de « rencontre sympathique » à « mets-moi des claques sur les fesses mon gros cochon, et pour Port Leucate, oh oui je signe là c'est ça ? ».
Ne cherchons pas la drague dans la mythologie du beauf, cherchons le beauf réel dans sa drague pratique.
Hélas ! De méthode nous n’avons point. Enfin si mais comme j'ai dit plus haut, elles sont tellement optimisées que ça passe un peu sous le radar. Furtif, vous dis-je! Quant au "N"PA, pff, que des nanas archi-poilues et fidèles, quand ce n’est pas pire : femmes intouchables (et partant, de potes). On se contente finalement d’attendre… de mouvements plus ou moins vigoureux du poignet, d'objets contondants, d'un Butch qui n'est pas toujours gonflé à bloc. Disons-le : nous sommes en manque ! C'est la dèche, complète et irréversible ! Et nous ne sommes pas dans une démarche structurée de rencontres, d'autant que nos finances ne nous ne le permettent pas.
Et j'en suis las, pour ma part.
Tenter la séduction avec mon physique, mon t-shirt Che, et un budget de 8€ à deux par soirée (deux fois par semaine max), franchement, c'est pas gagné.
Et pendant que nous attendons gentiment, des hordes de ridicules spécimens d’humanité nous passent littéralement sous le nez. Souvent accompagnées des catherinettes en jupettes qui leur servent de petites copines. Quelle pitié. On en viendrait presque à les plaindre, mais nous-mêmes, que faisons-nous concrètement pour que cela change ? Pas grand'chose, admets-le...
Non non, contrairement aux apparences, je ne suis pas jaloux. Juste un peu aigri et bourré de ressentiment.
Il nous faut une méthode, une méthodologie de la rencontre amoureuse. CSP deviendra une sorte d'arme fatale. Fini les bides! Bien plus, une force de frappe idéologique, une stratégie des relations homosexuelles trotsko-compatibles ! Il faut devenir tacticiens de la libido, Farces Spéciales de la guerre des sexes, spécialistes de la guérilla de l’Eros. Bref, les necs moins ultras de l'avant-garde phallocrate en rut, allant au contact avec l’adversaire, la fleur au fusil, et lui livrer bataille sur bataille jusqu’à complète et inconditionnelle reddition. Dure reddition, ô combien dure et vigoureuse, que celle d’un ennemi consentant à une défaite humiliante !
Il faut entrer dans une démarche volontariste et structurée, en fanfare, lâcher les machines en plein milieu des conversations, comme ça Paf, par surprise, ne pas reculer devant le saut Lacantique sans parachute ! Ce qui signifie s’organiser en fonction de buts ridicules établis à l’avance. Et laissons aux indécrottables romantiques cette idée ridicule qu’il faudrait être "compréhensif" et "intelligent", et pourquoi pas "cultivé" et "ouvert", pendant qu'on y est ?
En vrac, quelques idées sur la démarche à accomplir et sur l’état d’esprit idoine, basées sur mon ... comment dire ... ma ... disons réflexion personnelle :
(Ici ont été auto-censurés les passages les plus crus. Je ne vais tout de même pas tout vous dire...)
Eux et nous, on joue pas dans la même équipe. On est tous égaux, pas de problèmes, mais en aucun cas on est pareils. Ils veulent se trouver des amis sensibles à qui se confier ? Le bar gay le plus proche, c’est dans cette direction. Et d'ailleurs, tiens, j'y suis. Et je me confie. A toi, lecteur. A toi aussi, W.
Viril = bien. Beauf = mal. N’écoute pas ceux qui disent que c’est la même chose, parce que ce n’est pas la même chose !!! Viril, c’est une qualité d’être qui s’assume dans ses opinions et ses désirs. De plus, ça peut très bien être partagé par des femmes, ce n’est pas spécifique à un sexe. Notamment les femmes de gauche, de l'extrême-gauche. Une chienne de garde, par exemple, ça, c'est de la femme virile, avec des couilles et des poils, qui mord. Comme la beauferie, par ailleurs. Si on essaie de te culpabiliser par rapport à ça, fait comme moi : écoute attentivement, fait signe que tu es d’accord, et oublie tout immédiatement. C'est comme pour un truc malin ou intelligent : hoche la tête pour montrer que tu comprends (tu sais, quand tu prends ton petit air malin, comme je t'ai montré), et oublie tout immédiatement.
Comme d'hab, quoi.
Une lopette, comme toi, comme moi, ça pense avec ses hormones : partant, pas la peine de se prendre le ... la ... disons tête à deux mains en se demandant mais bon sang qu’est-ce qu'il raconte à la fin maman maman je n’y comprends plus rien. Je pense et dis un truc à un moment, dix minutes plus tard je suis passé à autre chose. Tout oublié. Un poisson rouge. Inutile de chercher à comprendre et analyser, c’est une perte de temps. C'est vrai pour le sexe, c'est vrai pour le reste. Passer à autre chose, et le plus vite possible. Tu me suis ? Oui ? Alors c'est que tu n'as rien compris.
Ne pas s’accrocher à un particulier : en avoir plusieurs en multicibles, pour tenter le bombardement tactique, le pilonnage bourrin. Un râteau ? C'est normal, c'est le métier qui rentre. Ca fait 20 ans qu'il rentre, chez moi. J'ai beaucoup de métier.
Être patient. Très important, la patience.
Non. Vraiment.
Très patient.
Si si.
Ça marche pas pour X raison ? S'en aller. Revenir quelques mois plus tard. Insister comme un gros lourd, pour leur faire croire que tu en es, alors qu'en fait...euh...tu en es. Y aller à l'usure, tel un Stakhanov du harcèlement. Oui, quelques mois. Pas quelques minutes. Je sais, c'est long. Mais tu en prendras vite l'habitude. Espérer. Je crois que même les moines shaolins ou bouddhistes, ils ont tiré plus de coup que moi sur les deux dernières décennies. Je suis devenu un ascète du sexe dans des proportions indéfinissables, et tous les jours qui passent me rapprochent du zéro absolu ! Je tripote, pardon, je touche au grandiose du no-life total avec éjaculation de billet frustré sur internet ! Un monument à la gloire de la veuve poignet et du syndrome aigü du canal carpien !
Pourtant ça n'est pas faute d'être chaud et frétillant comme un gardon.
Et à part ça ? Être direct. Un repas cassoulet en fin de digestion ? Paf, direct, ne pas se retenir : ce qui doit sortir doit sortir. C'est mieux dehors que dedans.
Dans la séduction, le mensonge n’existe pas. Un gaz inopiné, c'est du réel, du concret, du direct in your face. On ment à quelqu’un avec qui on partage quelque chose et qui nous fait confiance mais là, c'est l'instant vérité. Si ta cible supporte ton pet, c'est bon, elle sera capable de tout supporter. Qu'il s'appelle Robert ou Sultan, qu'il ait un t-shirt "Les Routiers Sont Sympas" ou un collier avec un numéro de véto et une adresse, même combat : y'a un trou, y'a un désir.
Paf.
Direct.
Et faut bien te dire que le relou, ils ne connaissent que ça, et dans tous les domaines. Offrons donc leur un instant de vérité en les faisant rêver un peu, et comme ils réclament sans arrêt de la « magie », ça tombe bien, on est magiciens : on les encule, et paf, on disparaît.
Pfout...
Ah oui, et le contact, dans tout ça ? Comment aborder ce jeune aux tempes lisses et dégagées, à la nuque claire et perlée d'une sueur animale qui passe vers d’autres avenirs que celui que nous pourrions avoir ? Que dire à ce jeune bibliothécaire de la Médiathèque pendant que je feins de rechercher "La Distinction ; Critique sociale du jugement" de Bourdieu, histoire de faire vraiment intello ? Ah, il y a tellement à dire, tellement à faire... tant de champs sémantiques d'échangisme multipluriel nouveaux nous attendent, et puis j'ai tellement de temps actuellement avec ce chômage qui ...
Et encore, ce n’est que le début d’une réflexion de fond bien plus vaste, bien plus étendue, où je me rends compte qu’il me reste tellement encore de choses à apprendre et à découvrir... ce qui me permet aussi de ne surtout pas répondre à la question "bon, et le premier contact, hein", parce que tu sais aussi bien que moi que le seul contact que j'ai, c'est du full, et qu'en général, ça m'immobilise les traits du visages sur Grimace Tuméfiée pendant deux semaines...
Bref. Il faudra qu’on se voit sous peu devant un monaco bien frappé pour parler de tout ça, veux-tu ? Mettons en commun nos expériences et pratiques, collaborons ensemble au plus salace des complots ... Et je laisserai le – forcément provisoire – mot de la fin à ... la sociologie du drageur de mon maître Alain (non pas le philosophe, l'autre bas du front) : “ni le corps ni l’œdipe ne sont des démocraties”.
Bien à toi,
T."
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 01:00 1 commentaires
Libellés : accès de lucidité, les bourdieuseries de CSP, Sexualité alternative et répression communiste, zizi de CSP
mardi 29 septembre 2009
CSP est-il en manque ?
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 13:33 0 commentaires
Libellés : autosodomie, le gay nazi, zizi de CSP
mardi 22 septembre 2009
Caisses pourries...
Ces images sont absolument représentatives. J'ai, comme Dédé, une voiture pourrie mais "multirôles" qui peut me poser dans n'importe quelle banlieue interlope de Toulouse, par exemple, et qui est capable de biberonner quasiment n'importe quoi comme fuel, y compris de l'huile de palme, ce qui laisse une petite odeur de friture à mon passage. Ca en fait évidemment un outil stratégique d'une importance déterminante pour mes soirées de prédation sexuelle où j'écume la ville à la recherche d'une radasse femelle capable d'accepter mes libidineuses pulsions ; avec une voiture, même pourrie, je peux me déployer dans des zones sans infrastructures spécifiques comme par exemple ces femmes de prolos que j'adore bombarder depuis une dizaine d'années. La pauvrette en dessous aura la consolation d'avoir été pilonnée par un fleuron de la bourdieuserie moderne. Ca compte. Non ?
... Voiture pourrie, certes, mais qui a évidemment coûté bonbon, et même gros bonbon, puisque la fiche JackyTouch nous apprend que l'ensemble du véhicule représente un investissement de 4 SMIC, ce qui, pour mon budget général, est un véritable stress de tous les instants mais un spoiler bien fichu, ça le vaut bien et autant dire que je vais frimer avec ça en le faisant rouler sur le parking de Carrouf, ce qui n'est pas donné à tout le monde.
Ces images sont donc fascinantes à deux titres :
Comment ne pas être abasourdis, sincèrement, par le déploiement de génie humain qui permet de penser et de construire d'aussi stupéfiantes machines ? N'y a t-il pas quelque chose de proprement extraordinaire de voir à l'œuvre ce dont l'Homme, à la base chétive créature (mais qui fait des pompes et mange des twix) totalement inadaptée à la vie ailleurs que dans un environnement le plus sécurisé possible (comme un boulot de fonctionnaire ou assimilé, mettons), et qui n'a pas vraiment eu la chance d'avoir un développement de ses facultés cognitives hors de comparaison avec - mettons - les huîtres, n'y a t-il donc pas quelque chose de réellement fascinant de voir ce qu'il est capable d'imaginer et de créer ? Et sans aller jusqu'à des Formule 1 dernier cri, mais pensez à un autre objet d'apparence plus banale puisque plus usuel : une 205. Une simple caisse à savon avec un moteur, au départ... Quand on y pense, il a fallu déployer des trésors d'ingéniosité et de connaissances dans de nombreux domaines, simplement pour arriver au résultat que vous pouvez voir dans le lien... Donc oui, cette capacité démiurgique de l'être humain est éminemment fascinante. J'aime cet humain. Je m'aime. Smouick.
Ce qui est également fascinant, mais de toute autre façon, dans ce tuning, c'est son prix. Un véhicule à 250 euros maxi vu son âge et que j'ai massivement relooké pour plus de 4000 boules ! C'est que ça en fait, des brouzoufs...Et rien que pour un tuning, hein, un seul modèle ! On ne peut pas s'empêcher de penser à ce qu'un type normal pourrait faire avec 4000 euros orienté de différente façon...
La conclusion est comme toujours très simple :
De l'argent pour acheter de vrais ouvrages, pour s'acheter une culture et un embryon d'intelligence, il n'y en a jamais.
De l'argent pour construire des merdes qui mettront le parking de Carrefour de Toulouse-Hers à feu et à sang, il y en a toujours.
Qu'on ne vienne donc pas me dire que j'ai vraiment besoin d'argent, que je manque de moyens, que les choses sont plus complexes, que la rigueur et la crise, et non, qu'on ne vienne pas me vendre ces piteuses salades.
Mes caisses ne sont jamais, jamais vides, pour certaines choses.
Il n'y a donc aucune raison viable que cet argent ne puisse être employé différemment. Il faut simplement de la volonté.
Je vais manger un petit twix, tiens.
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 10:08 0 commentaires
Libellés : thierri militari, zizi de CSP
jeudi 3 septembre 2009
Mise à jour des paramètres sexuels
Sur recommandation de Butch, ce gros coquin, je me suis inscrit sur AdopteUnFacho.com. Le principe : des êtres désœuvrés tentent de se retrouver pour boire de la bière, échanger leurs vues sur le monde et la politique avec des instruments contondants. Il y a une section exprès pour moi où ce sont les maîtres qui "choisissent" leurs esclaves qu'ils soumettent en un click. Ce sont des "clients" qui font leur "marché" de soumis pour trouver soit la bonne affaire de la semaine, soit "l'article" ultime qui leur servira à vie. Bon. Ok. Inscrivons nous et allons-y voir. En plus, ça tombe bien ; j'ai un début d'érection à l'idée qu'enfin, je vais être un homme-objet.
Ce sera toujours mieux qu'objet tout court, ou objet de moqueries, hein...
On clique donc et on tombe sur une interface où c'est blindé de petits fachos de toutes tailles et de toutes sortes, on regarde des fiches - avec photos, ou pas - et on clique sur un petit bouton pour lancer une "ratonnade", manière virtuelle de faire comprendre à la cible qu'on est... intéressé par elle. Disons. Et plus si affinités, mais ça, c'est l'autre partie du programme, puisqu'il faut encore que la petite frappe vous autorise à lui envoyer des petits mots doux derrière la nuque pour la convaincre que vous êtes ce type indispensable qu'elle ignorait sottement jusque là. Bon, voilà pour la présentation générale.
Je ne peux pas cacher une grande perplexité devant la chose. Bon, que tout le monde soit réduit à une échelle client/produit et que la relation ne se détermine que sur un mode consommatoire festivoludique, ça n'étonne même plus. Je suis passé par là, déjà, moultes fois. Au passage, sur mon autre blog, n'hésitez pas à venir nombreux me demander de reprendre l'écriture de ces passionnantes saynètes sexuelles où je me suis donné à fond ! Bref. Pour en revenir au site, ce n'est même plus l'apologie de la précarité relationnelle, c'est assumer franchement que la relation maître/esclave/jouet sexuel/tenue en cuir bondage ... peut se définir sur le mode j'te prend/j'te jette, et s'en amuser, tralala. Et bon. Je suis tout de même assez mal placé pour en parler. D'une part, je prends de plus en plus rarement. Et je suis très conservateur dans l'âme : je ne jette rien. D'ailleurs, Butch me le dit souvent, il va falloir vider cette cave de tous les vieux débris et toutes les petites merdes que j'y entasse...
Au bout d'un moment, ça m'a un peu ennuyé, tout de même. C'est pour ça que je vous en fais part dans mon blog. J'y vais quand je m'ennuie. Je sais, ça se remarque. Mais bon, tu es là devant ton PC (Personnal Computer, hein, pas Parti Communiste), et tu attends, gentiment, qu'on te "choisisse", sans pouvoir faire autre chose. Bof bof bof.
On dirait une réunion "N"PA...
Donc, m'est venue une idée amusante : et si je créais un profil-bidon de jeune facho soumis pour voir comment ça se passe ?
Let's go.
En cinq minutes, c'était plié : Butch Grozanal, 36 ans, éducateur célibataire toulousain qui sous-entend qu'il sort d'une relation longue et douloureuse et qu'il est là pour un peu s'amuser, tout en précisant évidemment que les "socdem" sont priés d'aller voir ailleurs, mais dans l'ensemble il est open. Il écoute du Rammstein et du Christophe Maé, colorie un bouquin de temps en temps, adore Olivier Besancenot et Wentworth Miller de Prison Break, et naturellement déteste : les cons. Très pratique, ce vocable "cons", ça veut dire tout et rien, et sert essentiellement à désigner ceux qui ne sont pas comme nous, les bulots. Heu. Les hommes.
Le plus délicat a été de trouver des photos pour donner un visage à mon simulacre : il me fallait un type mignon, mais pas "trop" pour qu'il soit crédible. Le gentil FAF lambda, un peu plus musclé et chevelu que la moyenne tout en se situant en milieu de gamme pour ne pas décourager l'initiative et que le pékin lambda puisse se dire qu'avec lui c'est peut-être faisable. J'ai fini par trouver deux photos collant parfaitement avec cette exigence, création d'une adresse mail à son nom, clique-clique-clique : c'est parti. Quel hacker je fais !
Et je sors une pilule de Viagra du paquet en attendant de voir se qui se passe.
Je n'ai même pas eu le temps de l'avaler.
Vous avez vu Dirty Dancing ? Non ? Tiens... Moi, si. Eh bien quand les bestioles se mettent à danser de tous les sens par déhanchés torrides dés qu'elles perçoivent des sons vaguement musicaux ?
Pareil.
Je vous jure.
En moins d'1/4 d'heure, j'ai reçu des demandes de plus de soixante (60 !) petites frappes qui voulaient tenter une "ratonnade" de mon simulacre. Et passé le premier rush dû à l'apparition d'un petit nouveau sur les radars, ça s'est étalé à jet régulier pendant l'heure que j'y ai passé.
À la fin, j'avais plus de 180 bonshommes qui m'avaient envoyé un coup de latte... au bout d'une heure.
180.
Ce qui est beaucoup.
Parce que disons net les choses : à part quelques indécrottables socialistes un peu mou égarés en ces lieux, 99,9 % des mecs inscrits là dessus ne sont là que pour une seule chose : cogner !
Et quand tu es un être un peu frêle comme moi ... heu non comme mon avatar, comme Butch Grozanal, je veux dire, s'apercevoir que 180 loulous sont prêts à te passer dessus, je suppose que ça doit faire...bizarre...
En tout cas, moi, j'en ai taché mon jean. Ça fait réfléchir, hein ?
J'avais déjà écouté le témoignage de camarades, bossant à la sécurité au "N"PA, qui se plaignaient des ratonnades de FAF, et j'avais gentiment marqué mon assentiment, voui voui voui, je comprends bien, rhalala, ça doit être embêtant alors, bon bon bon. Sauf que non, évidemment : je ne comprenais pas. La pression. Pas la bière, hein. La contrainte, quoi ... C'est pour ça qu'ils font la gueule quand ils marchent dans la rue : parce que le moindre signe de non-défiance sera interprété comme ouverture. Vous me direz que je n'ai eu qu'un vague aperçu de ce que ça peut être et encore, bien au chaud devant mon écran, comme lorsque je crie "Tuez Les Tous !" en me refaisant une tisane avant d'aller au dodo... N'empêche : même indirectement, même si éloigné que je sois de ce genre d'expérience concrète - à moins que ... j'en ai parlé à Butch, et il n'est pas totalement contre l'idée que je subisse une série d'opérations lourdes qui me permettraient peut-être d'éteindre ces pulsions qui sourdent en moi à chaque nuit esseulée - j'ai un peu aperçu ce que serait un quotidien de redskin soumis ouvertement déclaré...
Et attendez : le meilleur est à venir !
Puisque bon, il fallait leur donner une petite chance, tout de même, à ces braves garçons : "Butch Grozanal" en a donc autorisé une quinzaine à lui rosser les côtes.
Là, ça a été la deuxième surprise : du plaisir. J'y ai pris du plaisir !
Pas tellement par l'indigence parfaite des taloches envoyés, d'une affligeante brutalité.
Mais tous, alors qu'ils avaient été sélectionnés complètement au hasard, sans aucun critère ni quoi que ce soit, tous puaient le manque. Tous avaient le collectivisme marqué au fer rouge sur la tronche, et ça se ressentait dans chaque virgule qu'ils exprimaient. La grosse grosse envie de me dépouiller et de me cogner la gueule. N'importe comment. Frapper, frapper, frapper. Et chanter des slogans communistes ou nazis (peu importe la différence, une fois passé deux grammes dans le sang, ça se ressemble beaucoup - La pression, vous dis-je. Pas la contrainte, hein, la bière). Ces types ne cherchaient pas quelqu'un à qui parler, ne voulaient pas rencontrer, n'avaient aucune curiosité : ils crevaient de haine et cherchaient de la viande. Point barre.
Et se sentir viande est extrêmement désagréable...
J'ai supprimé le profil-bidon au bout de deux jours, j'étais édifié. Et assez effaré, aussi.
Je retire de cette "expérience" deux ou trois choses :
D'abord, la misère intellectuelle collectiviste est une réalité écrasante de nos société, mais ça on le savait déjà : chaque petit communiste, chaque petit militant "N"PA se rêve en petit kapo prêt à foutre son pied dans la gueule de celui qui ne pense pas comme lui, dans la plus parfaite illustration du totalitarisme banal et obligatoire qui germe systématiquement de ces idéologies de merde.
D'autre part, j'ai découvert que j'adorais me faire prendre et me faire cogner. C'est la seule situation où, finalement, je sais ce qui m'arrive et pourquoi, sans doute par opposition totale à la médiocrité lacrymogène de ma vie de puceau affamé, où chaque jour se suit et se ressemble dans une copie sépia d'un ennui suicidogène.
Après avoir réfléchi à tout ça, une seule conclusion s'imposait :
J'ai modifié mon profil en fonction de ces paramètres : je me suis renommé en Elton Jaune.
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 10:28 0 commentaires
Libellés : CSP no-life, CSP voudrait bien niquer, zizi de CSP
lundi 31 août 2009
Politique, vie de poulpe. Et Nathalie...
On ne me demande jamais mon avis. Moi, le Blochiste Le Plus Moqué De La Gauchosphère, je reste ignoré des chaînes de blogs. C'est normal : je vous emmerde tous. Et puisque qu'on ne me demande pas mon avis, je vais le donner quand même, en répondant à cette question" Pour supporter votre conjoint(e) qui est d'un autre bord politique que vous, quel petit plat succulent préparez-vous le dimanche ?"
OK, je sais que la question est bête à au moins deux titres.
Le premier, c'est que mon conjoint, Butch, n'est pas réellement du style à aimer les petits plats succulents. Et comme de toute façon, j'ai deux bras gauches, je ne me risque plus depuis longtemps à faire de la cuisine. Le micro-onde, bordel, c'est pas pour les chiens.
Le second, c'est parce qu'évidemment, cette question, que j'ai repompée de travers chez Criticus (et vous en profiterez au passage pour lire son billet comme d'habitude des kilomètres au-dessus des réflexions amphigouriques et ampoulées que j'étale sur mon autre blog dans lequel, hormis mes histoires de zizi, mes appels au meurtre fachoïdes et ma vision politique de bulot, on s'ennuie ferme), est en fait une modification par H16 de la question initiale de Ruminance qui était en réalité:
Peut-on vivre à plein temps avec une moitié de droite (si l'on est à soi-même à gauche), ou à gauche (si l'on est soi-même à droite) ?Et tout de suite, c'est moins rigolo. Je n'ai pas de moitié. J'ai un petit quart, et encore. Un gros huitième un peu flasque (il faut que je trouve une rustine) que j'appelle Butch. C'est tout.
Alors, revenons-vite à la question initiale.
Pour supporter votre conjoint(e) qui est d'un autre bord politique que vous, quel petit plat succulent préparez-vous le dimanche ?
Bon.
Et bien c'est évidemment vite vu.
Puisque il est absolument hors de question d'envisager une quelconque vie de couple avec quelqu'un. C'est curieux mais je crois ne surprendre personne en écrivant ça.
Imaginons la chose en réprimant le légitime frisson d'horreur qui ne peut que parcourir l'échine de l'honnête homme que je suis quand il se pense vivre avec :
- une femme ("Ma chère Anna, passe encore que tu commentes de temps en temps sur mon blog, mais depuis que j'ai entendu le son strident de ta voix et les chuintements qui sortent de ta dentition déficitaire, je crois qu'on ne va pas pouvoir continuer comme ça.")
- un cheval ("Ecoute, Ounazi, tu m'as fait des choses inouïes hier soir, mais là, je ne vais pas pouvoir m'asseoir pendant deux semaines. Et puis tu bouffes un foin dingue. C'est fini entre nous.")
- autre animal, moins encombrant, mais plus poilu : une militante NPA ("... Et l'objectif, principal, essentiel, tu vois, c'est partir à la reconquête des esprits. Les rêves de droite nous tuent : il faut créer des rêves de gaucheuuuméou tu vas là exactement ? Mais reviens on a à peine commencé à discuter de ... Ah... Et merde, c'est pas encore ce soir que je vais pécho.")
Non, décidément, tout ça est très compliqué.
Au point qu'on peut se demander parfois si se mettre avec quelqu'un c'est bien raisonnable. Suis-je bien raisonnable ? En ais-je, seulement, les moyens ?
Mou, perdu la moitié du temps dans les spasmes sordides d'un alcoolisme mal assumé, dégoisant d'improbables idioties fachistes dans la plus parfaite indifférence du reste du monde, mon zizi est la seule partie réellement solide de mon anatomie. Pas parce qu'il me resterait quelque soupçon de vigueur, mais bien parce que n'ayant pas servi ces dix dernières années, il est tout sec.
Alors, je tente de raviver la flamme en me pignolant frénétiquement devant des vidéos baveuses sous Youtube.
Ah...
Nathalie...
Mais voyez plutôt :
Tu es belle. Cette vidéo te met en valeur, en plus : bien cadrée, comme savent le faire les camarades communistes doués pour la communication, les couleurs claires et nettes, le sujet puissamment trouvé, le son limpide ! Raaaaah ! Tu es communiste ! Tu t'appelles Nathalie et tu es une Déesse. La première fois que j'ai vu une de tes vidéos sur Youtube, j'ai failli tomber de ma chaise. Depuis, jamais ne me lasse de les voir en boucle. Là, là, et mon Dieu, mon Dieu, là.... Ah tiens non, c'est pas toi, c'est ta mère en 1974 mais franchement vous vous ressemblez bien.
Marions nous. On tentera de faire l'amour ensemble main dans la main , tu m'expliqueras, et après on fera des pompes. Cherche pas. C'est mon truc. Ca deviendra le tien. On mangera des légumes en se dévorant des yeux. Excitant, non ? Et jamais, jamais on ne parlera de politique. Jamais. Promis. C'est trop compliqué, tout devient compliqué avec la politique, c'est nul, c'est chiant. Et j'ai pas le niveau, aussi.
Ce ne sera peut-être pas le bonheur. Sans doute pas. Mais j'ai de gros atouts : je t'emmenerai dans ma CSP-Mobile (je t'ai parlé de mes spoilers ?).
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 09:01 4 commentaires
Libellés : CSP no-life, zizi de CSP
lundi 24 août 2009
Laxatif
Comme cette petite lopette de Butch le laissait entendre dans un précédent billet, c'est la rentrée pour les sections d'assaut militantes, ou presque, et il va falloir, las ! reprendre le labeur ou ce qui en tient lieu quand on en est réduit comme moi à un rôle de comique troupier animateur intermittent de la bolchosphère... Et je ne suis pas content, qu'on se le dise, et comme ça se comprend... Je trépigne d'impatience et de frustrations avariées, vu que j'ai encore pécho moyen cette année aux camps d'entraînements du NPA et qu'au lieu de me faire pousser les muscles j'ai pris de l'embonpoint en me mettant des races énormes à la 8.6 - sans parler des hordes de harpies féministes à moustache qui me harcelaient sexuellement. Bref il était temps de réintégrer ma cité toulousaine, mon HLM, mes posters de groupes redskins et ma vie parallèle de guerrier trotskiste de clavier.
Rien qu'à la pensée que je vais devoir encore me faire ridiculiser par l'autre blog et sa prose joyeuse qui annonce une nouvelle saison rebondissante, pendant que les kamarades du Parti passent leur temps à nouer des alliances incestueuses avec Jean-Luc Mélenchon - qui est une sombre merde, comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises - le malaise me gagne et en plus il va pleuvoir : en un mot, chienne de vie, ce monde capitaliste est décidément trop méchant et trop injuste.
Alors moi, dans ces cas là, j'ai un jouet extraordinaire, qui fait "Zip" quand il roule, "Bap" quand il tourne et "Brr" quand il marche. Quand je sens, dans un accès de lucidité cruel, que mon humour est foncièrement déficient, ce qui est de plus en plus vrai rapport à mon prêt refusé, que mes délires de tribunaux révolutionnaires sont de plus en plus téléphonés, traversant ces répétitifs passages grisâtres de ma vie quotidienne, j'ai un truc pour avoir à nouveau la banane.
Pour me payer une bonne tranche de rigolade qui fait du bien, zizi et bras tendus. Pour évacuer toutes les tensions et le stress et pour me détendre un grand coup le sphincter en me disant que par la barbichette de Lénine - car j'y crois, dans le vieux bonhomme, que voulez-vous, c'est un culte des Saints indécrottable dans la religion marxiste - la vie trépidante de chansonnier tchékistochaviste a aussi quelques bons côtés, nonobstant les échecs annoncés du révolutionnaire raté.
Mais, me demanderez-vous, quelle est cette stupéfiante médecine ? Vite CSP, vite, donne nous l'adresse de cette prodigieuse pharmacopée qui soulagera nos maux, de ce jardin enchanté qui apaisera nos corps et comblera nos désirs de vengeance ! Toi, Gauchiste Le Plus Moqué De La Blogosphère et Dont Le Sommeil Commence A Pâtir - au point que je devrais demander une rallonge à la Sécurité Sociale pour les séances de psy qui s'enchaînent sans relâche et sans succès -, montre-nous le chemin vers l'Humour Drôle, nous t'en conjurons !
Et bien, c'est très simple. C'est à la portée de tout un chacun. Et en plus c'est presque gratuit.
Je tente de faire un billet moqueur, histoire de m'applaudir moi-même, mon Phallus et ma marionnette musclée.
Et à chaque fois, j'insiste ! À CHAQUE FOIS ! Je déclenche en effet les rires acerbes de ceux qui me lisent et je me retrouve sanglotant à déglutir du Twix, les larmes aux yeux, la face couverte d'un épais chocolat industriel.
Ça fait six jours que je n'ai pas fait caca. Butch, cette grande folle scatophile, m'avait prévenu. Il a même été me chercher deux cartons de dragées Fuca et je le soupçonne d'avoir coupé mes Monacos avec de la tisane au séné. Mais pour le moment, rien. Je m'inquiète d'autant que je sens nettement que je gonfle (et pas que mes lecteurs).
Alors j'ai beau jeu de dire que je me suis détendu de fort agréable manière, je sens bien qu'au fond, l'exercice n'amuse même pas suffisamment mes intestins pour les décoincer. Merde. Il y a quelque chose de psychosomatique dans cette occlusion.
Je me rend compte qui si parfois, je dis bien parfois, il m'arrive, comme tout militant embrigadé au cerveau hémiplégique, de me poser foule de questions existentielles sur mon avenir dans le Parti, sur ma vocation de trublion révolté, blablabla, je comprends à la relecture de mon laborieux billet d'humeur qu'en réalité, je tente, encore une fois, à travers cette matière fécale coulée dans les fantasmes de croisades épuratrices anti-libérales et anti-banquiers juifs, de me répandre en rêves humides de sévices publics... et que ce n'est pas demain la veille que je vais quitter le service d'ordre des gros bras au crâne rasé du NPA.
Prenons le topic "Zizi de CSP", le premier qui me tombe sous la main (c'est une image, hein, n'oubliez pas que je suis toujours, je dis bien toujours, au moins en demi-érection tant la sève stakhanoviste du travailleur social viril pulse dans mes artères d'étalon ultra-méga-communiste en rut), et musardons au hasard dedans heu disons autour. C'est facile : il y a plusieurs billets entièrement consacrés à mon zgeg, par exemple ici.
"Heureusement que j'ai pris la voiture de mes parents plutôt que celle de mon frère : comment, mais comment font les gens qui veulent baiser à l'arrière d'une 205 ? Ou alors je manque de souplesse, peut-être..."
Il est à noter que depuis, j'ai enfin réussi à me procurer une voiture à moi que je travaille subtilement pour en faire un aspirateur à poulettes : j'ai, dernièrement, tenté d'y installer des Spinners...
Autre exemple, plus symptomatique :
Tous les matins avant de partir, elle me réveillait en me suçant. La première fois, juste après, elle a lancé : « Alors ? Je suis pas une fille formidable ? Je suce, j’avale, et je m’en vais. Y’en a beaucoup des nanas comme ça, franchement ? ».
(De la littérature de haute volée, n'est-ce pas ? Et depuis qu'elle m'a plaqué pour un espèce de petit trou du cul libéral, évidemment, j'ai bien compris qu'il s'agissait d'une trainée).
Et si on dépasse le sujet de mon organe phalliquement dressé comme un canidé trotskiste, il ne faut que quelques secondes pour trouver des perles, dans mes nombreux commentaires par exemple. Ainsi, je vais fanfaronner, en disant :
"Quand je vais sur les forums libéraux, c'est pour me marrer, par pour devenir tout rouge de colère devant mon écran (le Figaro y pourvoit on ne peut mieux). "
Qui, sérieusement, vais-je tromper avec ce genre de parade, dont la subtilité n’est pas sans évoquer le roulement à chenilles d’un Panzer? Vu comme je prends tout de façon perso, vu comme j'enfle à la moindre blessure narcissique, même Butch ne croit plus dans mes explications. Et le confort de ma relation avec lui ne cache pas la vacuité d'une vie passée entre les bars interlopes et la 205 étroite empruntée au frangin pour tirer de la poufiasse ou à me pignoler sur un blog risible...
Pareil pour les blogs : on a lu trois billets, on sait à qui on a affaire, inutile de s'appesantir. C'est pour ça que je lis en cachette les saillies cruelles d'Ilys ou Xyr, par exemple, même si ça n'a aucun intérêt en soi, et ce n'est même plus amusant, inquiet de mon image véhiculée dans la réacosphère, traquant une bribe d’écho, prêt à faire des pieds et des mains pour qu’on parle de mon blaze et de mes maigres talents de folliculaire impénitent. C'est plus fort que moi.
Et même dans mes instants de lucidité, comme lorsque je dis, clairement "Les capitalistes sont tout sauf idiots" , je sens mes entrailles se contracter, mais je sais que c'est vrai. La trainée qui m'a plaqué l'a fait pour un de ces capitalistes, un de ces entrepreneur ultra libéral, un vrai con. Forcément. Cet abruti vient encore de lui payer deux semaines dans un lagon turquoise de Bora Bora, ou un truc comme ça. A côté d'une banquette de 205 évidemment...
Mon anus vient de faire un spasme.
Ah...
Et il y en a des centaines, des milliers, de petits trucs comme ça. Une mine, vous dis-je. Mais attention : c'est une médecine certes roborative, mais à prendre à petite dose. Au bout d'un moment, à force de lire des tsunamis d'imbécilités écrites par un aigri qui oublie trop régulièrement de prendre sa pilule, on finirait par être blasés et ne plus goûter l'exquise saveur de ce prodigieux numéro de cirque permanent qu’est la bolchosphère nostalgique du Goulag.
Et admettez que ce serait dommage.
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 13:27 3 commentaires
Libellés : autosodomie, CSP fait sa Mireille Dumas, zizi de CSP
jeudi 20 août 2009
Marionnette
De temps en temps, quand le collectiviste s'ennuie ferme, il faut lui rappeler que son idéologie a, entre autres, déclenché la deuxième guerre mondiale, la guerre froide, la partition de la Corée, failli déclencher un holocauste nucléaire à de multiples reprises, a permis des trouvailles en matières de torture au Cambodge, au Vietnam, et dans plein d'autres pays rigolos qui ne s'en toujours pas remis. Et inlassablement, comme un automate, le collectiviste va pondre un petit billet couineur qu'il pense être un coup de massue définitif qui va clore le débat :
"Pantins !" crie-t-il dans son petit appartement surchauffé.
Et une fois cette assez piteuse performance effectuée, de se caler dans son vieux fauteuil défoncé avec ce sourire du fat bouffi des certitudes dominantes, en pensant sincèrement que toc, il leur a bien rivé leur clou, à ces méchants internautes qui font rien qu'à le recopier, ah ah ah.
Et oui, en effet, c’est pitoyable. Mais le collectiviste est pitoyable, ne l’aviez vous pas encore compris ? D'un autre côté, comme vous venez toujours plus nombreux ici, oui, bien sûr, vous l'avez compris.
Mais bref : au-delà du ridicule consommé de la démarche se dessine un pan entier de la mentalité du petit troubadour de la Jolie Révolution Prolétarienne Qui Rend Maigre : sa complète et parfaite prédictibilité, sa capacité quasi-surnaturelle à claironner partout qu'il va faire dans le lourd et le solide, puis à pondre, dans un mouvement maladroit, un nième avatar de ses turpitudes intellectuelles d'une affligeante banalité, zizi included.
Et c’est là qu’on peut voir, véritablement voir, en gros plan, la prodigieuse bêtise de ce gars. Ou devrait-on dire, la Bêtise, avec une majuscule, de celle qui n’est pas seulement qu’insuffisance de l’esprit, mais qui relève d'un réflexe quasi-pavlovien pour ressortir en vrac ce que ses kamarades lui auront longuement inculqué (éventuellement à force de claques vigoureuses sur les fesses).
D’abord, parce qu’il faut être sot, et massivement sot, idiot, aveuglé par sa propre et stupéfiante crasseuse connerie noire et désespérée, pour ne pas comprendre qu'on se fait rouler dans la farine à chaque nouvelle tentative, que chaque pathétique essai amène son nouveau lot de vexations toujours plus subtiles. Qu'il faut être très gravement atteint et avoir l'égo boursouflé de sa propre importance fantasmée pour croire une seconde qu'on va réellement convaincre quelqu'un avec ses trois petits arguments rigolos. Qu'il faut en tenir une épaisse couche pour en plus n'avoir aucune envie que ça change.
L’actualité nous offre un parfait exemple de cet état de fait avec la bonne grosse claque que se prend Besancenot de la part ... des syndiqués de la CGT, pourtant habitués de la collusion avec l'extrême-gauche. On y découvre que le téléguidage des marionnettes de Sarkozy est tellement grossier que même les épais nervis des syndicats les ont vu venir de loin et se sont empressés de rester autant que possible à l'écart de ces avorteurs d'union. Peut-être, incidemment, voulaient-ils éviter les partouzes alcoolisées de Port-Leucate, lieu de débauche coutumier des affidés du "N"PA.
On voit ici ce qu’est véritablement le collectiviste extrême : une marionnette. Un pathétique pantin qui fait exactement, et servilement, ce qu'on lui demande, reproduisant dans des démarches rythmées les pas militaires que les milices d'antan lui ont appris, ou, dans un autre registre, qui fournit exactement la prose attendue, véritable carte perforée pour piano mécanique, de laquelle sera absente toute marque d'humour pouët pouët que seul un humain normalement constitué est capable de produire.
Manipulé à mort, cocu et s'imaginant surfer sur les vagues de statistiques de fréquentations rocambolesques, le collectiviste de base, éternel adolescent en perpétuelle découverte de son corps de moins en moins juvénile, tripote sa petite nouille en pensant à lui-même dans un auto-érotisme gluant - et un peu malsain - alors qu’il n’est que le pion inconscient et docile de ceux qu'il croit vilipender et qui ricanent en le voyant foncer tête baissée dans tous les poncifs les plus éculés…
Toute la force du procédé repose d'ailleurs sur un joli mensonge gobé d'un coup : lui faire croire qu'il est lucide et incomparablement supérieur intellectuellement...
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 00:09 4 commentaires
Libellés : banalités d'usages, Érotomanie, zizi de CSP
jeudi 6 août 2009
Castafolle

Depuis que je suis poursuivi par une coalition de libertariens pinochetistes, de féministes hystériques et de libertaires dissidents qui en veulent tous à mon corps, je suis au bout du rouleau. Mon Combat et mon autorité en ont pris un coup, alors je m'applaudis moi-même pour me rassurer.
Au bord de la crise de nerf et de l'épuisement, comme vous avez pu le remarquer à travers l'indigence de mes récents billets. Si vous saviez comme j'ai envie d'un massage au calme, baignant dans l'huile, en me passant des vieux films soviétiques. Je suis victime de ma célébrité et de mon succès, du moins c'est la fable que j'aime à raconter. Une trève est devenue urgente. Heureusement avec Butch et Wlad, on va pouvoir aller se ressourcer dans l'entre-soi viril et discipliné des camps d'entraînement estivaux du NPA. Une grosse camaraderie où je pourrai enfin oublier mes échecs de révolutionnaire de salon en me défoulant lors de nos défilés paramilitaires costumés.
Manifestement, l'autre blog a besoin d'une révision déchirante... c'est pourquoi je me débine. Pourtant on s'y connaît en révisionnisme au "N"PA, mais le coeur n'y est plus. Et comme ce blog-ci commence à me filer des démangeaisons assez violentes, j'ai balancé quelques stats histoire de me faire mousser. Faut dire que je ne peux pas trop compter sur Butch pour ça. C'est encore une de ces périodes où il boude.
Je crois qu'il est tombé sur mon ancien blog éroticopathétique, Dans l'Achères. J'y avais essayé, en quelques billets laborieux avec une tournure inspirée par mes lectures de SAS, de parler de (devinez quoi ?) ... mon zizi ! Original, non ? Evidemment, avec mon style déficient, ça donne un peu "l'Amant de Lady Chatterley" écrit par Georges Frêche : toute la subtilité d'une division Panzer effectuant des entrechats sur une piste de danse... Succès mitigé. N'est pas De Villiers qui veut.
Par dépit, je vais utiliser cette plate-forme pour propulser à nouveau mes talents de folliculaire introspectif sur les devants de la scène blogueuse. Allez lire et commenter ce monument de kitsch :) !
Pour revenir à des choses plus terre-à-terre, je pourrai parler stat aussi. Butch a beaucoup cliqué ces derniers jours et nous pensons maintenant sérieusement à utiliser AdSense : c'est totalement capitaliste, donc décadent, et ça arrondirait bien mes fins de mois. Au rythme où ça va, on va d'ailleurs rapidement pouvoir se payer du champagne et des putes tchèques, et même bien avant que l'autre blog n'ait pu toucher son premier chèque vacance. C'est pas la crise pour tout le monde, n'est-ce pas.
Je tiens également à m'auto-pommader l'orifice, après la découverte qu'une partie de plus en plus conséquente des lecteurs réguliers de l'autre blog vient lire ici, notamment grâce à la pub que j'ai faite . En tout cas, pour obtenir un tel résultat, il n'y a pas de secret : écrivez des choses caricaturales! Ou faites la pute. Défendez l'idéologie du Parti bec et ongles sans jamais vous excuser, aussi incohérent et fanatique que vous soyez. Et c'est un pro de l'incohérence qui vous parle ! Vous passerez pour un connard ? Tant mieux. On finit par aimer ça. Mieux vaut avoir une réputation, même celle d'un homofasciste pervers polymorphe, que de retomber dans l'anonymat d'une cité toulousaine décrépie, anonymat que mon égo surévalué ne peut assumer.
Et puis, faut clairement que je me dise qu'après tout, être parodié, c'est comme une reconnaissance, hein. Je vais le répéter, pour que ce soit bien clair dans votre esprit : je me fais parodier, c'est parce que je suis reconnu, pas parce que je suis risible.
C'est.
Parce que.
Je.
Suis.
Reconnu.
Mais si, je vous dis. Le fait qu'à chaque fois, ça se bidonne sur mon compte me file des boutons, mais en feignant de rester calme (alors qu'à l'intérieur de ma tête c'est la bataille de Stalingrad), j'imagine que la pression diminue. D'ailleurs, elle diminue tellement que je vais prendre des vacances. Et puis c'est pas juste, ils s'y mettent à trois pour me ramoner la tuyauterie ouin ouin beuuuuh snif snif mais je prends sur moi, oh oui Butch grimpe dessus et fouette moi encore... oups pardon je m'égare.
Et puis, je comptais sur l'anonymat pour continuer à trouver de nouveaux boucs émissaires toujours plus fantaisistes, mais manifestement, j'ai trop donné de ma personne (et ceci n'est pas une référence à mes écrits gluants de mon essai éroticogastrique). Alors là encore, je vais me la jouer fair-play, hein, détendu des orifices, histoire de ne pas trop chatouiller l'envie qu'ont tous mes lecteurs de me connaître intimement. Surtout les hordes de féministes castratrices qui menacent de me faire la peau. D'un autre côté, je ne m'attends pas trop à voir traîner des paparazzi autour de chez moi. Je ne suis pas Michael Vendetta, hein.
D'ici au 20 août, il se passera encore plein de choses. Je pense qu'il y aura du latex, du spandex, du cuir, des chaînes et des clous. Et "Rien Pour Moi". C'est un scottish-terrier, bien évidemment estampillé NPA, très avenant, un peu baveux, qui ... mais je m'emporte, et il n'est pas impossible que Butch vous en parle mieux que moi.
Bon, je vous laisse, j'ai des fesses poilues à claquer à Port Leucate.
Comité de Sévice Public
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 09:03 6 commentaires
Libellés : CSP, CSP maitrise le web 0.2, Sévices publics, zizi de CSP
mercredi 5 août 2009
Si clair
- (Butch) : ...et c'est ça qui est passionnant, c'est la rencontre avec l'Autre, la découverte de ses mondes à lui et le partage, l'échange, l'ouverture qui permet de sortir des ses propres présupposés et qui remet en question ses propres certitudes, dans un échange des cultures qui interroge sur soi et sur son propre monde pour accepter de vaciller et de ne pas se raccrocher à ce qu'on pense être soi mais être dans un doute permanent sur ce qu'on pense être vrai. Tu vois ?
- (Thierry) : Sgronf.
- ...sgronf, quoi ?
- Non, je ne vois pas. J'ai décroché à partir de pré-suppositoire.
- Mais alors pourquoi tu sors dans les bars, les vernissages, tu es souvent dehors en plus, heu je pige pas la démarche, là ???
- Je fais le beau.
- Le beau ? Sois sérieux ! Tu peux pas te lancer dans des défis pareils !
- Heu, mouais, disons que quand je sors, je suis dans une démarche avec une idée précise en tête. La démarche, d'abord : chaloupée. Et l'idée, ensuite : une. N'importe laquelle, peu importe, c'est l'effort qui compte. C'est dur, de nos jours, d'avoir des idées.
- Ouais. Et réellement, en fait, pour de vrai, tu sors dans la rue avec ta démarche chaloupée pourquoi ?
- Bah lever de la belette, bien sûr ! Faire rire femmes. Prendre numéro de téléphone. Revoir femmes. Tenter d'aboutir à interaction sexuelle avec femmes. Echouer. Rentrer en pleurant. Te retrouver. Te cogner. Puis assouvir mes pulsions sur toi.
- C'est tout ?!!??
- Ben quoi ? C'est déjà pas mal.
- Et tu ne sors que pour ça ? Qu'avec cette idée en tête ?
- Oui.
- Remarque, je m'en doutais. Dans les spectacles, tu tiens régulièrement les programmes à l'envers. Aux vernissages, ton verre est plein de liquides différents toutes les cinq minutes et ta capacité de concentration, déjà faible quand tu es sobre, diminue très vite.
- La concentration, je ne la connais que sous forme de camps. C'est comme ça.
- C'est...bon, enfin, c'est quelque chose que je ne comprends pas. Ce n'est pas moi, ce n'est pas ma logique de voir, de faire, je ne suis pas aussi...basique. Quel rustre, décidément...
- Allez, fais pas cette tête. Tu sais bien que je suis gentil. Au fond.
- Bof. Pour le moment, tu n'as pas réussi à convaincre grand monde. Et plus on creuse, plus on se rend compte que sous tes dehors d'ours mal léché sommeil un gros fumier. Attention, hein, tu occupes agréablement le volume sonore d'une pièce avec tes péroraisons staliniennes, on aime beaucoup se fendre la pipe à te voir te débattre, entre l'exagération et la fuite en avant, tu as des tonnes de choses comiques à dire, mais tu n'es pas gentil, ça non. Asymptotique à l'humour volontaire, peut-être. Tu pousses à la réflexion, disons. Dans le mode psychiatrique, quoi.
- Hi hi hi.
- Et le pire, c'est que tu le sais mais que tu n'arrives pas à l'assumer. C'est d'ailleurs amusant comme tu le remets sur le tapis sans arrêt, dans nos "conversations", sur ton "blog". En fait, tu es tellement narcissique que tu ne t'intéresses qu'à toi. Tu n'es pas collectiviste pour rien : comme la presque totalité d'entre eux, tu es égoïste et aigri... Et comme tu ne veux pas suivre une thérapie, tu ne guéris pas. Donc, tu niques pas. Donc tu me cognes et tu continues à mener une vie morne... Un loser très concentré sur lui, en somme.
- Je sais.
- Et ça ne te pose ni problème ni question ?
- Sur mon autre blog, évidemment, j'assume totalement la bestialité latente qui s'exprime parfois quand je te cogne. Je me la joue détaché. Je joue la caricature, en prétendant ressentir des émotions quasi-humaines, tout ça... Mais bon. On est ici, toi et moi, et on ne peut pas trop se leurrer. Evidemment, je suis un déficient comme un autre, mais depuis longtemps muré dans mon petit monde de haines faciles. Côté pile, je fais le dur en bandant mes gros bras, peu ouvert aux sentiments bien que m'en défendant farouchement - n'ais-je pas écrit que je fondais en larme devant des photos de bébé phoque ? - côté face, évidemment, je refuse qu'on me fasse tomber dans les cases du type banal, en proie à ses petits tourments et qui doit passer par un blog (et sa copie décryptante) pour exposer ses turpitudes. Pétri de mes contradictions impossibles à ordonner calmement, j'oscille perpétuellement entre vouloir montrer que je ne suis pas une brute épaisse, et me réfugier dans un J'Assume en carton dès qu'on me le renvoie à la tête, en singeant l'intello cultivé qui cogne avec des sentiments, histoire de brouiller les pistes. La fuite en avant ou le déguisement, c'est selon mon humeur. Ca donne des discours paradoxaux dans lesquels d'un côté je dis, sans pouffer "Cette dictature du sentiment et de l'émotion à tout prix est assommante, à la fin." , reprochant à un système anonyme et complexe qu'on puisse me demander d'exprimer des sentiments, et de l'autre côté, je fais tout un billet pour, précisément, exprimer mes sentiments et m'épencher dans un exhibitionnisme ambigu. C'est pathéthique, non ?
- OK. On va passer à autre chose, alors, et allez, allons au cinéma. D'accord ?
- J'en ai les fesses qui me démangent d'avance.
- Plaît-il ?
- Ah, c'est vrai, tu n'es pas initié. Je t'expliquerai.
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 09:52 6 commentaires
Libellés : accès de lucidité, CSP, Érotomanie, Les aventures de Butch, zizi de CSP
mercredi 29 juillet 2009
Contre le string apparent. Parce que ça suffit, les conneries
C'est un peu tard, sans doute, mais un article de mon double intellectuellement challengé - site anti-neurones pro-npa - m'a décidé à écrire ce billet. Devant la complexité de l'affaire, j'ai hésité longtemps, mais bon, de toutes façons et comme me le disait récemment un ami "Avec un string clouté, quel que soit ton point de vue, tu vas te faire défoncer".
Ce qui est en effet rigoureusement exact.
Mais, ne l'oublions pas, j'adore ça.
Le string, les clous et me faire défoncer.
Donc, autant se lancer, pas vrai ?
Voilà donc le billet tant attendu qui va me faire plein d'amis, y compris dans mon propre camp, mais bon, au bout d'un moment, ya basta les conneries.
Le string apparent, je suis contre.
Mais alors je veux dire, comme Guitry : tout contre !
Et je me fous totalement que ça s'appelle string, g-string, tanga, whale-tail, variations sur le même thème qui ne sont que les gradations vestimentaires du même point de départ, qui est :
Le string apparent, c'est un symbole d'oppression.
Et point à la corde. Corde, string.... Pun intended. Hmh. Bref.
Bon, je sais, je suis pas drôle. Des histoire d'anus en flamme. Passons.
Et là, je pense qu'il va me falloir insister pour mes amis et camarades, puisqu'il s'en trouve - curieusement - quelques uns jusqu'au NPA, fort peu nombreux certes mais tout de même, pour trouver des justifications aux fait que des femmes soient obligées de montrer une partie ou la totalité de leur sous-tifs pour obéir aux injonctions les plus rétrogrades d'une mode vestimentaire.
Bon, d'un côté, quand on voit la moyenne des puceaux qui traînent au NPA, on comprend que le string apparent constitue en réalité la seule occasion qu'ils auront de voir de la lingerie sur une femelle...
Mais bon, insistons donc :
Non, le string apparent n'est pas un particularisme culturel parmi d'autres ;
Non, le string apparent n'est pas un symbole d'émancipation, et puis quoi encore ?
Le string apparent est un symbole d'oppression d'une catégorie de personnes par une autre.
Mais que c'est vilain et odieux que de dire ça ! Et puis n'est-ce pas, ce sont celles qui le portent qui le disent elles-mêmes : elles ont fait le choix de le porter. Toutes seules, comme des grandes.
Le choix ?
Le choix évidemment parfaitement libre de toute influence extérieure, il va sans dire ?
Juste : dans nos société occidentales à nous, qui sommes évidemment des zindividus complètement libres et autonomes et qui font des choix en dehors de toute influence, tu m'étonnes, à quel point on est pas du tout mais alors pas du tout conditionnées par notre environnement c'est bien connu, on fait également des "choix", n'est-ce pas ? Il se trouve que la majorité des dits "choix" portent davantage sur des objets de consommation que sur le respect de traditions vestimentaires habituelles, puisque le socialisme est devenu l'opium du peuple, mais franchement, entre nous, vous pensez vraiment faire des "choix" libres et uniquement dépendant de votre volonté de zindividus ?
Vous plaisantez, là.
Nous n'avons pas choisi d'avoir tous un abonnement internet. Prenez un type banal, limite incolore et inodore, comme - mettons - moi : Thierry, détendu du mobile, affuté comme un emballage de chips, je suis totalement manipulé par le marketing. Il me faut un abonnement. Et de préférence, un bien cher, chez l'ex-monopole, qui va me sucer le portefeuille. Wanamoo, y'a que ça de vrai !
Ensuite, en toute cohérence, je vais pouvoir faire la leçon à mes lecteurs de mon blog que j'ai à moi, compulsivement rempli de mes petites frustrations, en expliquant comment on ne doit pas céder aux sirènes marketing. D'ailleurs, mon numéro en 09 livré avec mon abonnement pas Free (la liberté, c'est mal), j'ai interdit qu'il soit démarché par des vendeurs de déodorants et autres commerciaux pour des stores électriques. De toute façon, dans mon immeuble, j'aurai pas le droit de les faire installer.
Mais je m'égare. Ce que je veux dire, c'est que quand on a la volonté d'un bulot, on cède.
Fatalement.
Qui peut naïvement croire que le "choix" existe quand tout le monde autour de soi m'enjoint directement ou indirectement d'accomplir un acte spécifique ? Et oui, je sais, penser ça met à mal cette idée sacro-sainte du zindividu "libre" et "autonome", sauf que mettez vous ça dans la tête une bonne fois pour toutes : je ne suis pas un zindividu. Je suis zun bulot.
Mais naturellement, ça n'a rien à voir avec celles qui font le "choix" en "toute conscience" de montrer leur string, n'est-ce pas ? Elles aussi sont "libres" de faire "ce qu'elles veulent avec leurs cheveux", pas vrai ? Juste le respect de la mode, la famille qui respectera leur "choix" mais qui n'en pensera pas moins, les grands frères qui la respectent tout en ayant une idée bien arrêtée sur la question mais tu fais ce que tu veux, et tiens, le camarade du parti va passer ce midi prendre une kro...
Mais ma fille, tu auras on ne peut plus le "choix", hein.
Tu es libre...
La revendication de ce "libre choix" de montrer son string porte en elle une idéologie transgressionnelle de l'individu déconnecté de tout contexte polysémique intrinsèque qui oblitère les pressions symboliques psalmodiées de façon récurrente par l'entourage structuré prompt à fonctionner comme structure structurante qui sont des dispositions, schèmes d’action ou de perception que l’individu acquiert à travers son expérience sociale, et l'intériorisation de la contrainte produit par socialisation par les opprimés eux-mêmes qui finissent par développer des schèmes de perception et d’action qui leur permettent de produire un ensemble de pratiques nouvelles adaptées au monde social où il se trouve à revendiquer eux-mêmes de se faire opprimer...
Vous suivez ?
Non ?
Je pensais pourtant maîtriser Bourdieu total.
Bref.
Mais ça c'est une chose.
Et une toute autre est que cette situation du string apparent me fait des remontées de testostérone grave, ce qui ne m'aide pas à survivre dans mon petit appart surchauffé avec un Butch de plus en plus vérolé.
Et c'est bel et bien pour ça que les lois qui devraient être pondues sur les "signes ostentatoires" ne devraient viser que celles qui arborent fièrement leur string, et à travers elles toute une population désignée comme menaçante pour l'ordre moral. Par là, on invente de nouvelles classes libidineuses qui vont focaliser l'attention et détourner les consciences des vrais enjeux.
Le débat ne portera plus sur le mental - comment calmer mes pulsions ? - mais sera déporté sur le cul... pardon le culturel, et sera du coup complètement biaisé.
T'es pour le string apparent ? Tu fais le jeu des violeurs ! T'es contre ? Tu fais le jeu des culs-serrés !
Et au milieu de tout ça, des filles au string apparent qui vont d'autant plus se cramponner à leur lingerie (belle performance au passage) qu'avec elle, au moins, on les remarque. Grâce au string apparent, elles trouvent une place que la société - française, en l'occurrence - leur refuse. Le symbole du mauvais goût ultime est devenu pour elles la marque d'une identité, et pour elles, c'est toujours ça de pris : mieux vaut passer pour une pute que pour une bigote !
La solution à ce bordel, elle est sociale. Et donc politique. C'est quand il y aura une vraie politique vestimentaire basée sur l'égalité et le port obligatoire du pantalon taille haute (et de la cagoule pour les militantes moustachues) qu'on en finira et avec ces débats à la con, et avec mes pulsions grandissantes qui obèrent de plus en plus la démarche digne que je mérite.
Mais là, comme on peut le constater, c'est pas pour tout de suite...
Et là, franchement, j'attends les commentaires de pied ferme.
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 10:39 0 commentaires
Libellés : Incohérence collectiviste, les bourdieuseries de CSP, string et petites culottes, zizi de CSP
lundi 27 juillet 2009
Autosodomie
Analysons à présent les résultats du grand sondage "CSP a des démangeaisons au fesses" en commençant par remercier ceux z'et celles qui ont bien voulu y répondre, merci à vous.
Essentiellement, il ressort une raison médicale évidente et une raison psychologique plus profonde. Partant des symptômes, en effet, pas besoin de faire appel à un Dr House télégénique pour découvrir ce qui ne va pas.
Ok, c'est clair à présent, Butch n'est pas de la toute première fraîcheur et quelques tâches suspectes font penser à des mycoses. D'ici à ce que je les ai chopées, il n'y a qu'un pas. Qui gratte.
Mais bon, la raison psychosomatique est bien plus présente. Pas de doute, la présence d'un autre blog qui mime mes faits et gestes en les parodiant sans vergogne m'irrite les parties sensibles au plus haut point. A tel enseigne que me voilà repartant dans un billet d'érotomanie moite où je tente de m'autosodomiser mollement à grand coup des 18% qui ont voté pour mon corps et peu m'importe le reste...
Billet dans lequel je n'imagine pas une seconde (à tort) que les 18% sont tous issus d'un groupuscule de mâles néo-nazi lubrifiés tout à fait prêt à me passer dessus, oint ou pas.
Mais le plus amusant, c'est l'analyse des 11% qui se demandent tout de même si les pignolos à frêles épaules qui braillent "fachooooo !" bien à l'abri devant leurs claviers me diraient la même chose en face. J'y déclare ainsi être très très racunier, et en fait, j'y montre une fois encore l'absence totale de tout humour sur moi-même et la place surdimensionnée que prend mon égo (qui a de plus en plus de mal à rentrer dans mon petit t-shirt Chavy - j'ai craqué celui du Che ).
Parce que voilà, c'est bien ça, les allusions à Butch, la divulgation de mon hétérosexualité latente, les moqueries incessantes sur mon encartage dans un groupuscule de révolutionnaires de salon, tout ça, ça me mine le moral, voyez-vous, et je fonds en larmes, petite chose délicate et sensible à l'excès que je suis. Ce monde est décidément trop méchant et je m'en console à la relecture des œuvres complètes de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier avant d'aller discuter art subventionné avec des amis trotskiste. Oui, malgré tout, je pense que je suis formidable.
Encore merci à toutes et tous, je me oins le corps d'huile d'olive en pensant à vous. Ca donne meilleur goût à la cuisson.
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 07:55 2 commentaires
Libellés : CSP, Érotomanie, Exercice d'auto-satisfaction narcissique, zizi de CSP
jeudi 23 juillet 2009
Caniveaux
On n'arrête pas, à raison, de dire et de penser tout le mal d'infects torchons gaucho-boboïdes - ça rime avec hémorroïdes - dégoulinant de bien-pensance, comme Marianne2 ou Libération, ce canard de merde crée par le philosophe stalinien et comique troupier Sartre ("La liberté de critique est pleine et entière en URSS " : si ça, c'est pas du comique troupier). Mais il faudra peut-être bien finir par se pencher attentivement sur le cas du cloaque gauchiste qu'est Rue 89.
Ici, prenez votre souffle.
Rue 89, qui, sous couvert d'un anti-sarkozysme mou du cul, ouvre régulièrement ses colonnes virtuelles à des cornichons pompeurs - ça pompe, un cornichon ! -, authentiquement acquis à la promiscuité moite des dogmes éculés (j'ai bien dit "éculés") partouzards, collectivistes et festifs bien dans l'air du temps chez les mutins de Panurge célébrant le Progrès Qui Rend Heureux, à coups de tartes à la crème (avec des poils au milieu, miam) sur la pseudo rébellion infantilisante imposée depuis trente ans par la domination culturelle et médiatique d'une génération de vieux cons soixante-huitards complètement dégénérés et embourbée dans ses contradictions hédonisto-consuméristes.
Ici, reprenez votre souffle.
De toute façon la presse est bien toute pourrite, mais ça on le savait déjà.
La rédaction aura beau jeu de se défausser en prétendant que ce ne sont là que de tribunes et non des journaleux en tant que tels, il n'empêche: le choix de placer les dites opinions en page d'accueil finit par faire penser qu'à force, la caste médiatique est totalement imprégnée par ces idées festives et emboitouillantes qui servent d'idéologie de substitution à la gôche déliquescente depuis la faillite générale du socialisme dans le sang et la dictature. Et ce ne sont pas les gesticulations ridicules du gorille rouge Chavez et de sa clique crypto-fasciste aboyant comme une meute de chiens enragés contre le complot ultra-néolibéral de la finance mondialisée et cosmopolite qui me feront dire le contraire.
(Et quand on voit que dans la colonne "info", se trouve Bakchich, où officiait le diminué Seb Fontenelle, malade authentique qui voit des complots partout et qui m'a montré la voie en matière de gribouillages paranoïdes, on commence à se demander si la liberté d'expression permise par le régime libéral n'a pas quelques bons côtés aussi, niveau accointances entre la gauche molle et la gauche dure)
Mous du fion donc, ces journaleux, depuis qu'ils ont abusé de la préparation H au lieu de travailler leur dilatation de sphincters par lubrification, comme on nous l'enseigne chez les trotskystes.
Véritables sodomites musclés, au NPA, nous sommes passés maîtres dans l'art de la pénétration soudaine et virile, avec ou sans gravier ; demandez à Butch, la dernière fois, il n'a pas pu s'assoir pendant une semaine avec ce que je lui ai mis Ahhhhhhhh hem...bon, bref, il a eu ce qu'il méritait. Le bougre.
C'est désormais clair, le progrès recule. Et s'il recule, comment voulez-vous, je vous le demande, que je ... que la révolution de mai ne régresse pas ? C'est pourquoi la vraie gauche dure, très dure, cultive dans la décontraction son homofascisme à peine refoulé. Ouais, c'est ça la gauche décomplexée : pas de cerveau mais un Organe de propagande énorme.
Quand je vois tous ces beaux corps tendus vers l'effort révolutionnaire, toute cette belle consanguinité idéologique, je me dis qu'on a raison de faire pousser nos biceps de branle-musards germanopratins, si on veut devenir des tchékistochavistes un peu convaincants pour les masses de travailleurs prolétariens. Pas comme ces culs serrés du PS, les Valls et autres épilés vendus à la social-démocrassie, les Cohn Bandits et autres libéraux-libertaires qui préfèrent laisser traîner leur pogne dans la poche des petits garçons en leur proposant des bonbons et caramels mous, ces petits joueurs.
Bon. Finalement tu as le choix camarade :
- soit les veaux sociaux-traîtres, avec les pataquès médiatiques actuels qu'on connaît (miam)
- soit les agités canins de la vraie gauche idéologiquement pure, dont la culture sado-masochiste est coulée dans le bronze du marteau de Lénine ! (miam again)
Ça me fait penser que c'est l'heure de prendre ma goutte, sinon je risque encore d'aller voler un soutif chez la soeur à Butch... attendez j'reviens. ... Voilà, ç'a'yé j'ai pris ma goutte, je peux continer à gribouiller.
Où en étais-je déjà...heu..burp, ah oui ça me revient, la vraie et la fausse gôche, pour changer.
Choisis ton camp camarade!
Soit la succion fiscaliste au goutte à goutte indolore du PS (la peste noire soit sur eux), soit l'expropriation musclée façon NPA, où la saucisse est bonne.
Mais attention, hein, le second canal (historique), c'est de gôche ça. Avec des poils et tout - surtout depuis que je me rase le pubis, ça repousse encore plus dru - c'est dire à quel point vous allez déguster. C'est. Certain. A fortiori les sociaux-traîtres menchéviks un peu trop démocrates qui font le jeu en douce de l'impérialisme kapitaliste, alors eux qu'est ce qu'ils vont prendre cher, je vous raconte pas. Le peloton d'exécution serait encore beaucoup trop gentil, nan, on va leur ruiner les coursives doucement, mais sûrement !
Résumons.
La politique c'est simple comme un dessin animé pour enfant de huit ans (ça tombe bien, on en est tous là, au NPA) : il y a d'un côté les bons, vraiment purs et vraiment de gauche, toujours prêts à suivre Chavez sur les voies rigolotes d'un socialisme applicatif réaliste et généreux, et de l'autre les méchants de la fausse gauche qui ont des petits zizis. Vous voyez que vous pouvez comprendre.
Avec cette fine grille d'analyse politique aux références sexuelles subtilement évoquées, on pourra dès lors reprendre l'examen attentif de Rue89. On notera qu'il se vautre dans la gauche molle, qui fait dans le compromis glauque. Alors qu'il aurait dû se coucher lascivement dans la gauche dure, la seule, la vraie, celle qui fait vraiment fonctionner les muscles pelviens.
Voilà. C'est rusé, comme analyse, non ?
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 08:28 3 commentaires
Libellés : Érotomanie, Gauchisme médiatique, Sexualité alternative et répression communiste, zizi de CSP
dimanche 19 juillet 2009
Je vais me raser le pubis. Ouais. Bonne idée.
- Bonjour CSP.
- Bonjour Thierry.
- CSP, entre nous mon coco, t'en as pas marre parfois d'avoir un ego monstrueux qui prend une place démesurée que tu fais rien qu'à parler de toi sans arrêt ? Sans déconner ?
- Ok, je sais, ça lasse un peu mes lecteurs. Mais je ne me refais pas. Pas assez souple (j'ai essayé et je me suis fait une hernie discale). Mais comme actuellement, je transpire un peu des mains à l'idée de ce que vont donner mes propos revisités sur mon autre blog, je me contente de faire dans le déjà vu, le bien balisé, le connu.
- Mais en fait tu serais pas un peu un gros con prétentieux ? Je dis ça je dis rien, mais voilà, quoi.
- Heu oui certes, j'en suis bel et bien un. Pourquoi le nier ? Rien n'est plus vrai. Je ne doute pas une seule seconde d'avoir raison et pense sincèrement que ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sont des sots qu'il faudra conscientiser de gré ou de force, préférablement de force. C'est pour ça que je me fais pousser des muscles. A coup de fonte et de Kro. Résultat garanti. Mon nombril s'éloigne déjà sensiblement de mon zizi. Ensuite, franchement, est-ce que c'est vraiment de ma faute si j'ai systématiquement tort, que je prète à rire ? Hein ? Non, hein ? Bon, tu vois bien.
- Lourd dossier psychiatrique, donc. Et ce trip un peu pénible, là, sur le côté "plus de testostérone que moi tu meurs", et vas-y que je te fais de la muscu du bras qui attrape le décapsuleur en écoutant George Mickael (période Wham!) et que moi j'ai une vie sexuelle délirante avec du latex, du cuir et de la baudruche, et que je suis amoureux de mes biceps et de mes tatouages et blablabla, n'est-ce pas quelque peu redondant à force d'à force ? Et que pensent les camarades féministes de cette étalage de virilisme particulièrement exaspérant, zut à la fin ?
- Les camarades du NPA me connaissent bien et savent que derrière cette façade de macho brutal qui draguerait un tabouret en jupe se cache un cachalot maladroit dans lequel la seule source de semence est le spermaceti, stocké chez moi autour du nombril et non sur la tête. Et assurément, les lecteurs - seulement les lecteurs - cherchent encore à détecter la moindre délicatesse d'une personne timide et attendrissante, mais peinent à en déceler une étincelle dans cet individu un tantinet répétitif qui expose ses petites turpitudes et qui ne souhaite rien d'autre que le bien d'autrui, à coups de mandales s'il le faut. Tout ce paradoxe résume à la fois ma façon de procéder, mes écrits et le doute qui m'habite. Il faut me croire. Vraiment. Sinon, je vous rappelle qu'un beau matin, vos parents paieront pour la balle dans votre nuque.
- Hun hun. Trop crédible. Et puis aussi, les commentaires du Figaro.fr, à la longue, c'est relou, quoi, pfouuu, change de disque. Tu pourrais commenter l'Huma. Ou Rouge. Pour rire. Vraiment.
- Tu déconnes, là ? Les flaques de vomi froid du lectorat cacochyme de ce torchon besancenifié jusqu'à la moelle me sont semblable à un lavage d'estomac dont je voudrais bien me passer. Non, sérieusement, je ne vibre exclusivement qu'à deux occasions. L'une, c'est avec Butch. Je ne vous détaille pas, vous iriez prétendre que je ramène tout au cul alors qu'on sait très bien qu'il ne s'agit pas que de ça ici. L'autre est lorsque je parle de ma fibre politique, que je tente l'exégèse des grands penseurs comme Krivine, Mélenchon, Djerzinski, Trotsky ou Röhm, pour mes lecteurs
moins intrépides qui n'osent pas s'aventurer dans pareils marécages de l'humanité. D'ailleurs, j'en ai trouvé encore des biens, dans l'histoire du lycéen autorisé à se réinscrire après avoir un peu bloqué son établissement. Zou, c'est parti.
- Encore ??? Pfff...
- Ouais. Encore. Agad' :
"Fréquentes, les démangeaisons anales (ou prurit anal) toucheraient quatre fois plus les hommes que les femmes. "
"L'oxyurose est une infection parasitaire intestinale cosmopolite s'observant fréquemment chez l'enfant et son entourage familial. A l'inverse des autres vers intestinaux, l'oxyure est fréquent en France."
"Plus simplement, la mise en évidence d'oeufs d'oxyures à l'aide d'un ruban de scotch appliqué le matin avant la toilette sur l'anus puis déposé sur une lame de verre permet d'affirmer le diagnostic."
- RHAAAAAAAA, je me suis trompé de copier-coller j'ai récupéré ça sur un article concernant un problème personnel ne publie pas ça AAaAAARRRRRRHH zut. Et
m
e
r
d
e
Je vais encore avoir des démêlées avec Butch. Déjà, c'était pas folichon dernièrement, mais là, je suis bon pour une nuit de bouderie.
- Bah, moi je trouve ça rigolo, et tu sais, c'est assez représentatif de la qualité générale des articles que tu fais régulièrement. Ca passera inaperçu, tu verras. T'es pas pudibond à ce point, si ?
- Euh ah euh ben finalement, je pense que tu as raison. Et pour en revenir à mes palpitants commentaires d'actualité sur des articles de journaux totalement convenus, bien sûr que c'est de la mauvaise foi en béton armé, ou est le problème ? Comme je sais que j'ai tort, si je m'embarrasse d'essayer de convaincre, j'ai pas fini de pagailler contre le courant, moi !
- Tu es consternant. En fait, tu es un nazi, voilà. Un petit nazi bête et méchant. Et pire que tout, avec une envergure de pipistrelle.
- Rhooo, t'es tout vexé, allez, viens dans mes gros bras consolants, au lieu de faire ton Julien Dray avec Martine, va. Et puis me dire facho ridicule, c'est sous le coup de l'émotion, ils le pensent pas vraiment, je suis certain. En réalité, je suis à peu près certain qu'ils n'ont même pas cette considération. Et ils ont raison : pour que je devienne un facho complet, que je termine ma mue, il faudrait que je puisse réellement exprimer mes tripes, casser du bourgeois, étriper de l'honnête boutiquier réactionnaire, bref, que le régime tourne cosaque. Ah ah ah.
- Tu es incurable. Et question jeux de mots, hein, toujours aussi puissant. Bon, un peu de mieux disant culturel, pour conclure ?
- Ouais : Brüno. Allez-y, ça déchire. Le personnage a quelque chose qui me parle, au tréfond de moi. J'ai d'ailleurs décidé de me raser le pubis.
- Et bé on a pas fini de rigoler, décidément. Et tu vas faire quoi, là, sinon ?
- Prendre un bain moussant en écoutant du Kenny G, bien sûr !
Ecrit sans drogue dure par Comité de Sévice Public aux alentours de 11:09 8 commentaires
Libellés : CSP, Érotomanie, Sexualité alternative et répression communiste, zizi de CSP
