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lundi 16 novembre 2009

Gros bobos

Quand je me sens à cours d'arguments et que je ne sais plus quoi répondre à mes interlocuteurs, que je sens monter en moi la nécessaire indignation du facho frustré qui a bu un monaco de trop, je ne me fais jamais défaut de sortir la petite phrase qui tue : si vous continuez comme ça, je vais vous faire de gros bobos.

Vlan, et là, le franquiste mal assumé que je suis est tout content de moi et de lui : tant il en faut fort peu pour que ce genre d'imbécile suffisant s'autocongratule de sa propre pauvreté intellectuelle - et pense qu'il a clôt le débat de définitive manière... J'ai ainsi plusieurs fois menacé de mes petits coups de poings de méchants zélateurs d'une autre pensée que la Non-Pensée-Activiste, qui avaient eu l'impudence de me dire d'autres choses que celles que j'aime sur mon autre blog (dont la fréquentation et les billets font de plus en plus pitié, soit dit en passant).

"Gros bobo", c'est ce que le facho promettra d'opposer aux visions alternatives à la sienne, éventuellement camouflé derrière de pénibles discours bourdieusiens un peu lourdingues visant essentiellement à cacher l'indigence du propos, ou, dans d'autres cas, les appels limpides à des meurtres de masses dans la plus parfaite décontraction nazillarde dont je peux faire preuve, depuis la fumée noire jusqu'au goudrons et les plumes. Si vous me suivez.

Et là, il faut clairement arrêter la plaisanterie.

Je m'adresse surtout à Butch qui, non content de se gratter une gonade sans la moindre discrétion, s'amuse à péter généreusement dans le sofa sur lequel je comptais m'affaler après l'écriture de ce billet et la lecture de l'épuisante prose poussive de l'autre moi-même sur le blog que vous connaissez bien.

Je dis stop, mon petit Butch : si tu continues à émettre des gaz à effet de serre et d'agression olfactive, je m'en vais te faire de Gros Bobos sur le nez, parce que là, ça commence à dauber grave dans le petit appartement toulousain. Et comme la fenêtre est coincée rapport à j'ai donné un coup de chaise en lisant les méchancetés qu'on racontait sur moi sur ce blog et que j'ai pété la poignée, maintenant, on ne peut pas ouvrir alors pour péter, Butch, c'est sur le palier merci.

Et après cette navrante interruption de mon discours, revenons-en au propos initial de ce billet... Je disais donc que ... Ah, je sens que certains sont déjà endormis.

Peut-être avez-vous plutôt besoin de m'entendre ânonner bêtement, avec ma jolie voix d'éphèbe, un vieux billet un peu rance de mon autre blog sur un de ces magnifiques enregistrement MP3 pour les pauvres qui crachote, pleure et couinouille ? Pour cela, je vous encourage à vous plonger dans ma passionnante émission radio de baltringue à roulette, Pas Plus Haut Que Le Bar, dont le nom est très bien choisi puisque finalement, le haut du bar, je ne le vois que rarement.




Bon.

Je vois que j'en ai encore perdus quelques uns.

Je peux aussi vous parler de l'unitééééé et continuer à brailllllllllllléééééer sur le fait qu'à gauche, ils font rien qu'à m'embêtéééééer à ne pas tous vouloir aller au "N"PA et qu'on va se retrouver tout seul, moi et Oliviéééééer.

Mais je sens que je vais encore me répétéééééer et surtout, me trompéééééer comme les fois précédentes (ici et là).

Franchement, je le sais, je suis super lassant avec mes billets pas drôles, ma vie pas drôle, mon Butch pas drôle qui ...

Bon, tu vas arrêter de péter dans mon sofa, merde ?

lundi 26 octobre 2009

Un très gros pipeau

C'est donc plié : le "N"PA ne pourra que mettre sur le dos du PCF la prochaine déculottée cuisante de la gauche de la gauche puisque le parti communiste canal histoire a décidé de ne pas se mouiller avec les trosko-rêveurs du parti bêtement anti-unitééééééééé. Comme en plus, Méluche, frais comme un gardon macéré au pastis, en rajoute une couche dans la joie frétillante, inutile de dire que Butch s'en est pris plein la poire quand Thierry a appris l'information :


"C’est une très bonne nouvelle. Le Front de Gauche continue, et sans le NPA, ce qui est encore mieux. Il reste le point d’appui unitaire dont dispose l’autre gauche et les citoyens qui veulent un vrai changement dans notre pays vers les solutions à gauche de la gauche à la crise. J’approuve la formule sibylline du texte communiste précisant que le but n’est pas d’opposer une gauche à l’autre dans la compétition qui va avoir lieu au premier tour, ce serait trop bête, on n'est pas réellement assez nombreux pour s'opposer entre nous, mais qu’il s’agit de faire "gigoter le trilili à gauche". Et c'est vrai que bien souvent, seul le trilili gigote encore, à gauche. Je ne l’aurais pas dit de cette façon, mais l’idée me va tout à fait. A présent les clowns pardon amis du NPA doivent eux-aussi faire l’effort qui est attendu d’eux, se pencher en avant et tousser un bon coup".


Et voilà comment, après avoir pondu à de multiples reprises (ici et là) de fines analyses politiques dont j'ai le secret pour dire, je me cite :


Mélenchon tente d'anticiper le sale coup en se rapprochant du NPA


... je me retrouve, l'anus douloureux, à expliquer pourquoi on doit continuer à me lire, alors que j'ai l'entregent d'un bulot, et à croire aux olibrius du parti dans lequel je milite au service d'ordre. D'un côté, on peut se rassurer en se disant qu'on a échappé au pire si j'avais été à la direction. De l'autre, on peut aussi le regretter, tant la mort lente et douloureuse du "Nouveau" Parti Anti-unité manque de sel. Le plus rigolo étant tout de même que j'ose dire, dans mon autre blog, des trucs comme "6.5%, c'est du mini-parti croupion à la ramasse" alors que le parti - dans lequel je viens pleurer mes après-midis de chômage longs comme des après-midis de pousseur de fauteuils roulants - n'arrive même pas à approcher ce score ?

Franchement, je ne frise plus le pathétique ! Je m'y vautre avec bonheur !

Moyennant quoi, je chouinouille, je pleurniche et je tempête sur les méchants qui font rien qu'à demander l'unitééééééé alors que grâce à la pureté idéologique du "N"PA ... ne rigolez pas, dans le fond, merde, j'essaie d'être un peu sérieux... que disais-je ah oui la pureté idéologique du "N"PA nous permettra de ...

Bon, Butch, ça suffit, tu sors, tes hurlements de rire empêchent de me concentrer !

vendredi 2 octobre 2009

This time, it's Pousse-Neuneus

J'en parle peu, voire pas assez mais dimanche qui vient se passera à Toulouse un événement marquant : oui, les habitant de la Ville Rose vont à nouveau pouvoir me voir en train de bosser, puisque ça y est, j'ai retrouvé un super job à la hauteur de mes capacités. Et me voir bosser, en soi, c'est un événément. Oh, ne vous réjouissez pas trop vite : je reste le parasite que j'ai toujours été, et le travail sera bel et bien rémunéré par vos impôts !

Au départ, je visais puéricultrice. J'avais bien tout lu les préparations pour le concours et je m'étais même grimé en femme pour tromper l'employeur. Mais je me suis fait(e) bêtement gauler dans les toilettes pour homme. Une erreur de débutant. J'aurais du faire plus attention. Et me raser autre chose que le pubis...

Comme journaliste, il faut dire, je ne veau vaux pas grand chose. Alors j'ai pris ce que je savais faire le mieux : pousser des légumes dans un fauteuil. A la fois glamour et valorisant.

Et bien payé, aussi.

Avec mes fiches de paye, je vais pouvoir glaner de la radasse dans les boîtes huppées de Toulouse, ça va faire mal, c'est moi qui vous le dit ! Je n'ai plus qu'à ressortir le costume à paillettes, et me voilà lancé. Mais je m'égare.

Au départ, je ne voulais pas vous parler exclusivement de cette révolution qui va me permettre de regagner une partie de mon autonomie financière et me faire accéder à la caste de ceux qui ont, enfin, un spoiler de folaille à l'arrière de la 205.



Je voulais vous parler, à nouveau, d'unité. Pardon, d'uuuuunnnnnniiiiiiittéééééé, de celle que je conspue mais que je trouve supayr chouette lorsqu'il s'agit, bêtement, de battre les socialistes de droite. Je voulais vous parler d'unité, pardon d'unitééééééééeuh à laquelle même Lutte Ouvrière, dont l'ouverture d'esprit n'est pas le trait le plus notoire, participe. Et pour que je ne dise pas de mal sur des gendgôche qui font un frondgôche, c'est que vraiment, il y avait péril en la demeure, hein.Mais par la fistule anale que j'ai chopée récemment, que se passe-t-il donc de si particulier pour parvenir à pareil prodige ?

Mais je galèje, bien évidemment. L'explication, elle est on ne peut plus simple.

Quand il s'agit de récupérer le pouvoir, il n'y a plus de ligne politique, plus d'honnêteté, de cohérence et de pureté du message qui tiennent : tout le monde à la soupe, les enfants !

Et là, comme en face il y a l'autre corporatiste de Dassault, aussi honnête que nous (c'est dire), il fallait ratisser large : des abrutis du PS aux bétassous du "N"PA, en passant par les huîtres perlières de LO et les hydrocéphales du PC, sans oublier les attardés groupies de Mélenchon, enfin, c'est l'unitéééééééeuheuh arehm aarhgh.

A propos de Méluche, le voilà tel qu'en lui-même :




On comprend tout de suite mieux que face à tel personnage, il vous monte de pressants désirs de copuler le plus vite possible, et de préférence sans caoutchouc. Tu m'étonnes qu'avec cette vieille ganache pourrie comme partenaire, il te vienne des élans de sympathie jusqu'alors inconnus et inexplorés. Quelle déconcertante expérience cela doit être ! Même moi, aussi contre l'unitéééééé puissé-je être, je serais prêts à me coller contre lui, tout contre, et me frotter contre son corps rugueux de national-socialiste !

Bon. Je dois repartir faire prendre l'air à mon pinpin. J'ai dis "pinpin", Butch. Pas "titi". Comme c'est mon gagne-pain, je vais pas trop m'éterniser. Il me sera donc plus difficile de pondre mes petites crottes pour égayer vos fins de semaine, durant un certain temps du moins. Oui, moi aussi je suis triste, mais rassurez-vous : ce n'est que deux jours sur sept. Je redoublerai d'efforts pour compenser, promis.

dimanche 27 septembre 2009

Autocritique



"
le parti d'Olivier Besancenot convie le PCF, le Parti de gauche, la Fédération, les Alternatifs, mais aussi Lutte ouvrière et... le Parti communiste des ouvriers de France (ex-maoïstes) à préparer les élections régionales. Pour le PCF, pas question de lui laisser le flambeau de l'unité".

(source)

Ça a au moins le mérite de la clarté. Pour l'unité, tout ça, on pourra se brosser. Tout ça pour ça, hein. Au moins, je suis content, moi, je ne veux pas de l'uunniiiiiitéééééééheuuuu. Avec l'unité, on risquerait de choper des places au gouvernement, et ça, ce serait dangereux parce que tout de suite, j'en connais certains qui taperaient dans la caisse ou créeraient des emplois fictifs en veux-tu, en voilà. Alors ouf, pas d'unité. Bon. Mais pendant ce temps, on va donc continuer à flamboyer dans notre coin, moi, le "N"PA et tous nos pourcentages aux élections. On va continuer, tous seuls - mais bien droit dans nos bottes militaires - à voler de succès en succès, voilà, c'est dit !

Quel fin stratège, Olivier, tout de même ! Depuis des décennies, ses militants avalent de force toutes les couleuvres de leur direction, ils rouspètent un peu, traînent des pieds, et au final font gentiment ce qu'on leur dit de faire. En soupirant, sans aucun enthousiasme, mais ils le font. Et il n'y a aucune raison que ça change : du succès, en porte-conteneur de 120 palettes minimum, je vous dis !

Et Mélenchon, nan, mais on se fout de la gueule de qui, là ? La mienne ? Oui, c'est vrai que c'était y'a quoi ... une semaine en gros (le 18, ici et surtout, sur l'autre blog, là) je fanfaronnai que :

Mélenchon tente d'anticiper le sale coup en se rapprochant du NPA

Oui bon bah oui quoi, je me suis (encore) trompé. Normal. Je suis fin stratège. Si j'avais dit tout haut qu'en fait, Méluche allait nous claquer la porte au nez, y'aurait encore eu des défections au Partei. Et les temps sont durs.

Faut se rendre à l'évidence : avec de fins politiques comme moi et une direction aussi butée pardon éclairée qu'Olivier, il n'y a pas à dire : pas d'unitééééééééé, pas de succèèèèèèès, mais on s'en fooooooooooooout, on est pas là pour être écoutééééééééééé. Si ? Ah ? Mais nan.

Nan mais sérieusement les gens, vous y aviez cru, à ce "N"PA, là ? Le truc qui allait tout chambouler et faire renaître l'espoir, quand nous ça fait maintenant des mois qu'on se la joue Ligne Politique Dure, genre "N"PA Zéro (Zéro sucre, Zéro concession, Zéro député, Zéro pourcent ?) on pouvait le voir venir gros comme une maison, merde à la fin ! Faut arrêter de croire aux bisounours, un jour, quand même, là ! "Ouiiiii mais c'est paske vous mettez la barre trop twix !!!!". La barre trop twix ? Et mon cul, il est trop twix ?

Mmh ?

Ah oui.

Pourtant, je vous assure que je fais des séances de muscu. J'ai des photos. Et je suis prêt à ravager avec mes gros poings virils les petits couineurs qui n'auraient pas le courage de se rendre dans les bars médiocres dans lesquels je sirote un monaco ! Ah ah !

On fait moins les fiers, hein !

Non mais franchement, Méluche, nous laisser tomber comme de vieilles chaussettes pour aller se coller aux socialos, c'est nous ruiner toute crédibilité et nous condamner à bouffer de la merde en faisant semblant que c'est de la chantilly pour se retrouver au final complètement micronisé, et on nous emmerde parce qu'on ne peut sortir que perdants ?????

Bon. Un twix s'impose.

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