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vendredi 6 novembre 2009

L'élégance du socialisme en vrac

Bon. Voilà que Thierry se la pète Gentleman Penseur. Il s'imagine qu'en mettant sa chemise dans son pantalon et du déo sous les bras, le voilà armé pour penser, penser, penser, tout nourri qu'il est d'une bonne bouillie marxiso-bourdieusiste qu'il recrache à intervalles irréguliers pour montrer qu'il a de la culture, le bougre. En vérité je vous le dis et ne crains pas de l'affirmer à voix haute et claire : CSP, il est plein de paradoxes bordéliques. Il se dit "pas pour le bordel" mais n'attend jamais rien tant que ce dernier et ses fumées noires pour exulter dans ses âpres pulsations de petit facho refoulé. Pour lui, le Socialisme Du XXIème Siécle, c'est le même que celui du XIXème, mais avec les lettres mélangées.

A partir de là, c'est l'ouverture des vannes à bêtises débitées en quantité industrielle : uniforme partout et pour tous, parce que, voyez-vous, le conservatisme, c'est bizarrement devenu fashion, et qu'on peut tout analyser en terme de lutte de classes et de statut social. C'est facile, c'est marxo-compatible et ça ne demande qu'un minimum d'effort cérébral.

Après l'analyse politique, le Thierry se lâche dans l'analyse vestimentaire. On sent qu'il a beaucoup (trop) lu Marie-Claire dans les toilettes des bars branchouilles qu'il fréquente dans l'espoir jusqu'à présent déçu de pouvoir pécher autre chose que du thon à moustache ; en toute cohérence communiste, il continue en tapant sur les jeunes branleurs de banlieue qui, même s'ils font pourtant partie de cette classe laborieuse qu'il prétend, lui, le bobo faussement décalé, adorer de toutes ses fibres, n'ont pas encore le bon goût de disposer d'une carte d'électeur ou de membre du "N"PA et sont donc quantité méprisable.

Ce qui est intéressant, c'est que notre Thierry fait toute son analyse sur le vêtement comme porteur d'individualité, pour tenter ensuite de la réfuter, tout en admettant qu'après tout, les zindividus (dont il ne fait pas partie, puisque pour rappel, il s'est déclaré officiellement Bulot Suprême du Rocher "N"PA à marée basse) feront de toute façon bien comme ils veulent.




Par exemple, partant de la constatation ébouriffante que 75% des gens portent un jean (Statistique Doigt Mouillé & Institut Thierry M. de Toulouse), il en déduit dans un magnifique sophisme à deux francs que tous ces gens qui portent la même chose sont tous pareil, tout en regrettant ardemment que les gens ne se définissent pas au-delà de leurs fringues, ce qui constitue une injonction paradoxale typique puisque, pour rappel, le zindividu n'existe pas dans la thèse trotsko-céhespienne. Au bilan, le zindividu n'existe pas, l'uniforme c'est super mais totalitaire mais super, et ...

"On peut porter uniforme et rester une personne à part entière, que diable !"

Bref. On nage en pleine incohérence, d'un bout à l'autre.

Du Thierry CSP comme on en fait 1 par jour.

jeudi 30 juillet 2009

Dans ta chatte

Comme d'habitude, les fantasmes de la gauche décomplexée se prennent la réalité de leurs mensonges en pleine gueule; et s'il serait fort plaisant de légiférer sur cette pratique aussi marginale que le port du string apparent, il y aurait peut-être des cas plus urgents à traiter. Je dis bien peut-être n'est-ce pas, encore qu'en ce qui me concerne, la situation soit préoccupante.

Ainsi, je n'hésite plus à tenir un discours totalement incohérent, ni à me rouler tout huilé dans mes contradictions, ça vous la coupe, mmmh ?

C'est pourquoi tantôt je milite pour l'interdiction du string au nom de la lutte finale et du Progrès qui Rend Heureux, pour ensuite danser sur l'autre pied en disant le contraire. C'est selon. En fait selon mon humeur, notamment en pensant à ces soirées sans string en hiver au coin du feu, avec Butch. Quel gâchis... Il restera le marché noir, me direz-vous. Certes, mais avec moins de choix affriolant!

Qu'on se le dise, le string n'est pas un instrument d'émancipation. C'est le signe d'une soumission au veau d'or capitaliste qui n'hésite pas à hypnotiser les jeunes filles en leur faisant écouter du Britney Spears pour les conditionner. Ainsi que le montre Chomsky dans son ouvrage sur le complot des médias inféodés à l'industrie du marché.

Par exemple, hier, pour faire diversion, je commence par crier au loup avec la meute, espérant attirer quelque nuage de mouches sur mon blog : et de dénoncer par ci l'islamogauchisme rampant, celui qui contamine notre belle unité idéologique. Histoire de montrer qu'on ne me la fait pas à moi, le coup de jouer l'islam contre la droite. A tout prendre, je préfère encore la droite à l'islam, même si on est du bord opposé, au moins on se comprend entre hémiplégiques. Et niveau discipline, au Parti on a ce qui faut. Pas besoin de cette religion rétrograde.

Comme je disais, parce que ça suffit les conneries. On ne peut pas mélanger les strings et la politique.

Et de m'indigner par là contre cet instrument capitaliste d'oppression phallocrate qu'est l'imposition non des mains, mais du port du string apparent. Odieux symbole de la domination masculine théorisée par le grand Bourdieusky dans son essai sur "La reproduction des classes par l'Organe bourgeois" - un livre si épais qu'il me sert surtout dans certains de mes scénarios onanistes.

On notera au passage que l'argent du contribuable n'est jamais utilisé à bon escient, comme par exemple faire un téléfilm sur le vit (j'ai bien écrit le vit) et l'œuvre de Robespierre, ou mieux encore, déterminer combien il y a de traîtres dans le parti, combien de militants sont capables d'endurer le harcèlement sexuel pressant des cadres aguerris.

A ce stade je suis content de moi parce que je rappelle la taille importante de mon zizi comparé aux ramollis du bulbe qui me servent de camarades de jeu au "N"PA. Vient ensuite l'explication des pièges classiques à éviter dans le parcours du militant, où je fais jouer ma longue expérience des échecs pour m'applaudir tout seul à la fin - non sans avoir, du moins j'imagine, envoyé au tapis de stupeur les jeunots impressionnables qui forment le gros des lecteurs de mon blog.

Je coupe l'herbe sous le pied à mes ennemis de l'intérieur, les Mencheviks et les féministes moustachues qui en veulent à mon corps de motard. En effet. Aux légitimes critiques qui verraient dans mon éloge de l'interdiction du string la simple réaction d'un réac autoritaire et bas du front aux tendances consanguines ambigües, j'annonce d'avance qu'elles ont parfaitement raison.

C'est malin, hein, avouez. Au moins on ne pourra plus m'accuser de tremper dans le sévice public, puisque j'y suis jusqu'au cou.

Bref, à ce moment je fais taire la critique en frappant du poing sur la table. Parce que ça suffit les conneries religieuses obscurantistes, ils commencent à nous pomper le dard, les musulmans, avec leurs coutumes d'arriérés. Foin de chantage à la prétendue islamophobie, les arabes ont qu'à voter pour nous! On leur apprendrait les joies du sexe collectiviste pour mieux les arracher à leur foutue religion, dans la douleur et l'émulation fraternelle. Naturellement, le mieux serait d'en avoir moins sur notre territoire républicain, tel que l'a voulu Maximou dans son Comité de Salut Public, peu perméable aux formes de communautarisme un peu trop débridé. Ou alors des musulmanes féministes et vindicatives, avec des cheveux sales qui se laissent pousser la moustache. Des meufs NPA approved, pas des gueuses qui causent de spiritualité toussa que nous on comprend rien.

Après avoir énergiquement calmé mes camarades dissidents un peu trop démocrates et autres pseudo-féministes aboyant comme des chiennes leur sexologie de comptoir, je me retrouve dans la position du dominateur. Celle que j'affectionne, sauf avec Maximou, dont les muscles saillants me font invariablement préférer une position soumise, pour ne pas dire couchée.

Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Le string à clou ne passera pas par moi.

Puis, je distribue menues baffes amicales aux malcomprenants pour les aider à saisir mon numéro de contorsion. Observez ma rotation quasi-complète autour de mon nombril, lors de l'exercice d'autosatisfaction. Pour ne pas passer complètement pour un apôtre de l'ordre, il me faut en effet maintenant accomplir mon petit rituel, déposer mon étron sur l'autel sacré. A savoir donner quelques mauvais points à l'extrême drouate néo-conne, histoire de ne pas trop donner l'impression que je dis tout pareil, en me démarquant subrepticement. Ce qui n'est pas facile avec ma corpulence, d'où mon aisance notoire d'éléphant qui se déplace dans un magasin de vaisselle.

A défaut d'argument, je tape sur le FN, histoire de réveiller les réflexes pavloviens des troupes patiemment conditionnées après des années de lavage de cerveau. Cette vieille technique fonctionne toujours à merveille, ce qui est quand même fou après 30 ans à servir les mêmes boniments à des générations de zombies.

Il ne faut jamais se lasser des évidences, le port du string n'est pas simplement, pas seulement, un problème moral. Dire "le string c'est vilain, le string apparent c'est bourgeois", c'est encore à la portée du premier frustré venu et on sera encore mal barrés pour faire croire à la consistance de mes talents à l'oral. Mon créneau est limpide : ces dévergondées qui s'adonnent au string sont des victimes de la société, elles manquent d'amour. C'est pourquoi elles sont aliénées. De là à en déduire qu'elles sont folles de moi, il n'y a qu'un pas.

Mais au-delà des apparences, questionnons le symbolique. Le port du string est certes un fléau, mais qui a prospéré sur un terrain social favorable. Or. Pendant plus de 20 ans, les grandes croisades antiracistes furent entièrement instrumentalisées par le gratin trotskyste pour payer des montres de luxe et des cartes de crédit aux instigateurs de cette tartufferie. Sauf que c'est une vision un peu courte qui ne rend pas justice aux effets bénéfiques de l'antiracisme sur le plan de l'enrichissement personnel.

C'est-à-dire celui des mêmes donneurs de leçon qui nous ont gonflé pendant des années. Ceci sans voir que: 1) le terrain de propagation du string intégral fut l'entreprise d'abrutissement de la jeunesse par une pédagogie de masse aussi perverse qu'informée par la pensée libidineuse de Cohn Bandit. L'interdiction partielle sinon totale du string intégral réglerait ce dévoiement de la jeunesse militante dans une dépolitisation décadente de l'Occident socialiste. Sans voir que 2) si ces gens sont poussés sur le terrain nauséabond du string apparent, c'est avant tout un problème politique - car tout est politique pour moi, c'est une question de survie. C'est parce que la gauche les a abandonnés au désespoir du chômage qu'elle avait elle-même crée à force de piquer dans la caisse.

Que la gauche soit responsable de la montée du FN, on le savait déjà, mais ce qu'on voudrait savoir c'est comment récupérer nos électeurs populaires perdus, puisque les ouvriers sont censés voter pour nous. Et bien c'est très simple, il suffit que la gauche radicale s'aligne sur les positions de l'extrême droite islamophobe la plus réac, ce qu'elle a toujours su faire très bien.

C'est par exemple ce que fait le député communiste André Guerrin, à l'origine de la commission d'enquête sur l'interdiction du string. C'est aussi ce que je fais dans mon autre blog, en vitupérant contre le port du string apparent et contre la liberté de choix. Ainsi je continue à couper l'herbe sous le pied de mes concurrents directs, ces autres pantins ridicules de droite qui nous ressemblent tant. Ce qui m'empêche pas au passage de m'indigner aussi contre les islamophobes, tout en maniant avec une fierté assumée mon islamophobie de gauche décomplexée.

C'est totalement incohérent, je sais.
Mais c'est normal, je traverse une période difficile en ce moment.

mercredi 29 juillet 2009

Contre le string apparent. Parce que ça suffit, les conneries

C'est un peu tard, sans doute, mais un article de mon double intellectuellement challengé - site anti-neurones pro-npa - m'a décidé à écrire ce billet. Devant la complexité de l'affaire, j'ai hésité longtemps, mais bon, de toutes façons et comme me le disait récemment un ami "Avec un string clouté, quel que soit ton point de vue, tu vas te faire défoncer".

Ce qui est en effet rigoureusement exact.

Mais, ne l'oublions pas, j'adore ça.

Le string, les clous et me faire défoncer.

Donc, autant se lancer, pas vrai ?

Voilà donc le billet tant attendu qui va me faire plein d'amis, y compris dans mon propre camp, mais bon, au bout d'un moment, ya basta les conneries.

Le string apparent, je suis contre.
Mais alors je veux dire, comme Guitry : tout contre !



Et je me fous totalement que ça s'appelle string, g-string, tanga, whale-tail, variations sur le même thème qui ne sont que les gradations vestimentaires du même point de départ, qui est :
Le string apparent, c'est un symbole d'oppression.

Et point à la corde. Corde, string.... Pun intended. Hmh. Bref.

Bon, je sais, je suis pas drôle. Des histoire d'anus en flamme. Passons.


Et là, je pense qu'il va me falloir insister pour mes amis et camarades, puisqu'il s'en trouve - curieusement - quelques uns jusqu'au NPA, fort peu nombreux certes mais tout de même, pour trouver des justifications aux fait que des femmes soient obligées de montrer une partie ou la totalité de leur sous-tifs pour obéir aux injonctions les plus rétrogrades d'une mode vestimentaire.

Bon, d'un côté, quand on voit la moyenne des puceaux qui traînent au NPA, on comprend que le string apparent constitue en réalité la seule occasion qu'ils auront de voir de la lingerie sur une femelle...

Mais bon, insistons donc :
Non, le string apparent n'est pas un particularisme culturel parmi d'autres ;
Non, le string apparent n'est pas un symbole d'émancipation, et puis quoi encore ?

Le string apparent est un symbole d'oppression d'une catégorie de personnes par une autre.

Mais que c'est vilain et odieux que de dire ça ! Et puis n'est-ce pas, ce sont celles qui le portent qui le disent elles-mêmes : elles ont fait le choix de le porter. Toutes seules, comme des grandes.
Le choix ?

Le choix évidemment parfaitement libre de toute influence extérieure, il va sans dire ?

Juste : dans nos société occidentales à nous, qui sommes évidemment des zindividus complètement libres et autonomes et qui font des choix en dehors de toute influence, tu m'étonnes, à quel point on est pas du tout mais alors pas du tout conditionnées par notre environnement c'est bien connu, on fait également des "choix", n'est-ce pas ? Il se trouve que la majorité des dits "choix" portent davantage sur des objets de consommation que sur le respect de traditions vestimentaires habituelles, puisque le socialisme est devenu l'opium du peuple, mais franchement, entre nous, vous pensez vraiment faire des "choix" libres et uniquement dépendant de votre volonté de zindividus ?

Vous plaisantez, là.

Nous n'avons pas choisi d'avoir tous un abonnement internet. Prenez un type banal, limite incolore et inodore, comme - mettons - moi : Thierry, détendu du mobile, affuté comme un emballage de chips, je suis totalement manipulé par le marketing. Il me faut un abonnement. Et de préférence, un bien cher, chez l'ex-monopole, qui va me sucer le portefeuille. Wanamoo, y'a que ça de vrai !

Ensuite, en toute cohérence, je vais pouvoir faire la leçon à mes lecteurs de mon blog que j'ai à moi, compulsivement rempli de mes petites frustrations, en expliquant comment on ne doit pas céder aux sirènes marketing. D'ailleurs, mon numéro en 09 livré avec mon abonnement pas Free (la liberté, c'est mal), j'ai interdit qu'il soit démarché par des vendeurs de déodorants et autres commerciaux pour des stores électriques. De toute façon, dans mon immeuble, j'aurai pas le droit de les faire installer.

Mais je m'égare. Ce que je veux dire, c'est que quand on a la volonté d'un bulot, on cède.

Fatalement.

Qui peut naïvement croire que le "choix" existe quand tout le monde autour de soi m'enjoint directement ou indirectement d'accomplir un acte spécifique ? Et oui, je sais, penser ça met à mal cette idée sacro-sainte du zindividu "libre" et "autonome", sauf que mettez vous ça dans la tête une bonne fois pour toutes : je ne suis pas un zindividu. Je suis zun bulot.

Mais naturellement, ça n'a rien à voir avec celles qui font le "choix" en "toute conscience" de montrer leur string, n'est-ce pas ? Elles aussi sont "libres" de faire "ce qu'elles veulent avec leurs cheveux", pas vrai ? Juste le respect de la mode, la famille qui respectera leur "choix" mais qui n'en pensera pas moins, les grands frères qui la respectent tout en ayant une idée bien arrêtée sur la question mais tu fais ce que tu veux, et tiens, le camarade du parti va passer ce midi prendre une kro...

Mais ma fille, tu auras on ne peut plus le "choix", hein.

Tu es libre...

La revendication de ce "libre choix" de montrer son string porte en elle une idéologie transgressionnelle de l'individu déconnecté de tout contexte polysémique intrinsèque qui oblitère les pressions symboliques psalmodiées de façon récurrente par l'entourage structuré prompt à fonctionner comme structure structurante qui sont des dispositions, schèmes d’action ou de perception que l’individu acquiert à travers son expérience sociale, et l'intériorisation de la contrainte produit par socialisation par les opprimés eux-mêmes qui finissent par développer des schèmes de perception et d’action qui leur permettent de produire un ensemble de pratiques nouvelles adaptées au monde social où il se trouve à revendiquer eux-mêmes de se faire opprimer...

Vous suivez ?

Non ?

Je pensais pourtant maîtriser Bourdieu total.

Bref.

Mais ça c'est une chose.

Et une toute autre est que cette situation du string apparent me fait des remontées de testostérone grave, ce qui ne m'aide pas à survivre dans mon petit appart surchauffé avec un Butch de plus en plus vérolé.

Et c'est bel et bien pour ça que les lois qui devraient être pondues sur les "signes ostentatoires" ne devraient viser que celles qui arborent fièrement leur string, et à travers elles toute une population désignée comme menaçante pour l'ordre moral. Par là, on invente de nouvelles classes libidineuses qui vont focaliser l'attention et détourner les consciences des vrais enjeux.

Le débat ne portera plus sur le mental - comment calmer mes pulsions ? - mais sera déporté sur le cul... pardon le culturel, et sera du coup complètement biaisé.

T'es pour le string apparent ? Tu fais le jeu des violeurs ! T'es contre ? Tu fais le jeu des culs-serrés !

Et au milieu de tout ça, des filles au string apparent qui vont d'autant plus se cramponner à leur lingerie (belle performance au passage) qu'avec elle, au moins, on les remarque. Grâce au string apparent, elles trouvent une place que la société - française, en l'occurrence - leur refuse. Le symbole du mauvais goût ultime est devenu pour elles la marque d'une identité, et pour elles, c'est toujours ça de pris : mieux vaut passer pour une pute que pour une bigote !

La solution à ce bordel, elle est sociale. Et donc politique. C'est quand il y aura une vraie politique vestimentaire basée sur l'égalité et le port obligatoire du pantalon taille haute (et de la cagoule pour les militantes moustachues) qu'on en finira et avec ces débats à la con, et avec mes pulsions grandissantes qui obèrent de plus en plus la démarche digne que je mérite.

Mais là, comme on peut le constater, c'est pas pour tout de suite...

Et là, franchement, j'attends les commentaires de pied ferme.

vendredi 24 juillet 2009

Charlots

Il y a beaucoup de gens parfaitement incompétents dans tous les domaines, à commnencer par la bande de politiciens kleptomanes qui nous gouvernent. Mais il est patent que le record de nullité crasse est atteint - et même enfoncé allègrement avec tambours et trompettes - par ces syndicats qui s'en mettent pleins les fouilles et autres corporations qu'on nous présente comme les défenseurs des travailleurs. Héros d'une mythologie ébouriffante d'archaïsme se vautrant dans un national-protectionnisme au service d'une petite oligarchie, et dont le bilan en terme de chômage massif incite à considérer que ce sont véritablement de sombres guignols complices d'un gouvernement corrompu et infoutus de gérer correctement un club de pétanque.

Le plus fort est qu'ils arrivent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Prenons le cas d'Édith Méry .

Qui entre autres activités, est présidente de l'association des Dentelles Leavers (ma marque préférée de soutif, accessoirement) , expliquant que le licenciement économique est le dernier recours pour les patrons, qui préfèrent éviter d'y avoir recours vu que se mettre les salariés à dos n'est pas dans l'intérêt de l'entreprise, tout conflit étant une source de baisse de la productivité.

Ils préfèrent éviter aussi de se retrouver dénoncés dans les petits papiers dont les journaux font leurs choux gras.

« Les patrons font tout pour éviter les licenciements. » Lassée de fait d'entendre les patrons du secteur être dénigrés. « J'entendais à la radio ce matin que les patrons profitent de la crise pour licencier. J'ai rigolé. Mais c'est un rire amer... Une entreprise est faite pour vivre et assurer du travail à ses salariés. »

Contrairement à la légende véhiculée par les vieilles lunes marxistes, c'est souvent un crève-coeur pour les patrons, surtout dans les petites entreprises. Comme pour le PDG de cette société de chantiers navals, qui s'est récemment suicidé, rongé par le remord d'avoir dû licencier une centaine de personnes.

Ainsi, à chaque annonce de plans sociaux, une bande de zigs met à profit ses gros bras pour faire le coup de force et tenter d'obtenir plus d'avantages. Ceci en se goinfrant sur le dos des autres salariés et celui du consommateur, puisque ce sont eux qui vont payer l'addition au bout de la chaîne. Soit sous forme de chômage, soit sous forme d'augmentation des prix pour compenser le préjudice. Quand ce ne sont pas prises d'otages, sabotages, ou explosifs divers & pétaradant.

Curieusement, cet aspect du dégraissage inhérent au fonctionnement mafieux d'un clan aux méthodes siciliennes, est normalement passé sous silence. L'omerta règne. La presse unanime et les démagogues professionnels préféreront faire leur beurre en cherchant des boucs émissaires tout désignés : les patrons, la finance cosmopolite, les banquiers, etc.

Ces démagogues se présenteront naturellement sous les atours de bienfaiteurs de l'Humanité et séduiront la foule par de belles indignations. Des indignations par paquets comme on en trouve sur mon autre blog, véritable choeur de pleurnicheries qui ferait passer les Feux de l'Amour pour un film d'action avec Bruce Willis.

Naturellement, les politiciens à l'oeil toujours rivé sur leur courbe de sondage, emboîteront le pas à l'opinion chauffée à blanc par ces charlatans de tout poil pour se poser en sauveurs providentiels. Et ce en agitant à la vindicte populaire des solutions aussi grotesques que confondantes de simplisme. Comme par exemple fermer les frontières, réquisitionner les entreprises, faire la révolution, ou autres pitreries dont la bêtise dangereuse fut déjà maintes fois essayée.

En vain.

Cette montée en puissance des charlots vendeurs de potion magique ne peut qu'augmenter par temps de crise, surtout avec un déficit et une dette explosant des compteurs déjà dans le rouge, une planche à billets tournant à plein régime, qui nous mitonne une situation inquiétante d'hyperinflation déjà connue par le passé - mettons dans les années 30 par exemple.

Mais peut-être ce silence complice tient aussi à ce que tout ce monde politicomédiatique et syndical est-il très occupé à maintenir ses privilèges microcosmiques et a donc tout intérêt à collaborer en se faisant des papouilles enamourées.

Pendant ce temps, d'honnêtes petits patrons, qui forment l'écrasante majorité du tissu des entreprises (malgré le discours convenu sur la petite poignée cotée en bourse), tentent tant bien que mal de se sortir les doigts en sauvant des emplois, envers et contre tous les bâtons que la caste dirigeante leur mêt dans les roues.

Édith Méry de l'assurer :
« Le licenciement économique, c'est le dernier recours. C'est pourquoi elle vient de proposer à ses salariés de passer de 39 h payées 39 (avec 4 heures supplémentaires) à 35 h payées 35. Avec un impact évident sur les salaires. « Mais cela me permet de ne licencier personne. Un salarié m'a interrogé et m'a demandé si je pouvais garantir que dans trois mois, je ne licencierais personne. J'ai répondu non. Car je ne peux pas le garantir. Et je préfère avoir un discours franc. C'est mon discours. Celui des patrons. Qui n'est pas toujours apprécié. Mais c'est un discours honnête. »

Tant de persévérance épuiserait les plus valeureux, reconnaissons-le. Une telle obstination peut laisser pantois, tant les efforts faits par la classe politico-syndicale pour décourager les entrepreneurs devrait inciter la plupart d'entre eux à plier bagage illico et à délocaliser sur le champ leurs affaires sous des cieux plus hospitaliers où fiscalisme, séquestrations et sabotages ne sont pas un sport national. Et cela constitue peut-être une explication quant à la déroute d'un pays qui se paupérise à grands pas sous les coups de boutoirs conjugués de taxes galopantes et d'un protectionnisme feutré, se mettant progressivement en place dans une économie de plus en plus administrée sous la tutelle d'un Etat obèse.

Il y a cependant une autre hypothèse qu'une stricte honnêteté nous oblige à considérer :

Le NPA, comme l'UMP, font partie de la même oligarchie corporatiste, ne différant que par leur clientèle. Présente dans les médias autorisés, dans des dizaines de corps intermédiaires para-publics et de ce fait grassement rémunérés, qui contribuent à son propre enrichissement. A savoir que Besancenot et Sarko sont les alliés objectifs d'une classe de pourris affairiste et de vampires démagos prospérant sur la crise et les difficultés des classes laborieuses, tout en faisant miroiter aux naïfs des lendemains qui chantent.

Nous retiendrons cette hypothèse comme point de départ de notre raisonnement (le nouveau point de départ, faut suivre), puisque celle-ci semble très fructueuse et la plus à même d'expliquer pourquoi l'Elysée cherche à pousser le NPA, notamment par des déclarations fort complaisantes à son égard, et pourquoi le parti populiste du facteur monte concomitamment dans les sondages.

Nous nous permettrons même de divaguer quelque peu en pensant que des gens comme Besancenot et sa clique, si nous avions vécu dans une autre époque parallèle, auraient parfaitement eu leur place à des tribunes vêtus de chemises noires et se tenant debout le bras tendu, marchant sur Rome sous les applaudissement d'une foule de désespérés enthousiastes. Mais ne nous laissons pas trop aller à des rapprochements anachroniques, aussi plausibles qu'ils soient.

Vous avez remarqué comme je suis friand d'hypothèses. Ce nouvel éclair du génie qui me caractérise m'oblige encore à reconsidérer l'hypothèse de départ - qui voulait que la corpo syndicale soit d'une incompétence crasse - ce qui est vrai, mais soyons plus précis, en reformulant notre propos de façon adéquate; à savoir qu'il se pourrait bien qu'elle soit aussi corrompue que malfaisante.

Si ce raisonnement totalement circulaire ne vous a pas convaincu, c'est normal, vous connaissez mes capacités d'analyse plutôt limitées.

Mais je dis ça, j'dis rien, c'est à titre d'hypothèse.

Qui est que la meute de charlatans gréviculteurs qui prétend défendre les intérêts des travailleurs, les défend en fait aussi sûrement que la Cosa Nostra protège les rues de Palerme.

Qui est de se faire du flouze et de l'oseille sur le dos des autres salariés en exploitant les peurs, mais en ayant rigoureusement rien à foutre du reste. Tout en exigeant il va sans dire, moult et fortes subventions publiques. Et en touchant au passage l'argent des caisses noires du patronat - le patronat étant un syndicat aussi pourri et subventionné que les autres, c'est évident. Puisque ce fameux secteur public méprise les intérêts privés, sauf quand il s'agit de les faire passer à la caisse et de ponctionner le contribuable, celui qui gagne son pain à la sueur de son front. Comme une espèce de larve parasite qui pond ses oeufs dans un organisme hôte, qui le suivrait incidieusement partout où il va, avant de lui sucer son énergie, en somme.
Oui, ça se passe comme ça dans la tête des collectivistes: vivre aux dépens d'autrui. Surveiller jalousement l'assiette du voisin et s'assurer de lui piquer un morceau de son bifteck en temps voulu. Incidemment, avec quelques petites tapes amicales et insistantes dans le dos - si ça vous rappelle une situation vécue, c'est normal.
C'est pas joli joli en somme.

Quels gens fort peu fréquentables, décidément...

Et de nous surprendre encore à divaguer sur la ressemblance éventuelle entre les gens du NPA et leurs glorieux prédécesseurs, Jacques Doriot ou Marcel Déat.

lundi 13 juillet 2009

Mais faites-le, votre caprice !

"Les 366 salariés de New Fabris à Chatellerault, en liquidation juidiciaire, réclament 30.000 euros d'indemnité par employé à leur principaux clients, PSA et Renault, sous peine de faire sauter l'usine au 31 juillet."

(source)

Ouais. Faites la sauter, cette putain d'usine. Boum la petite usine ! Maintenant, et pas au 31 juillet. Quoi ? Il y en a qui ont un problème avec ça ? Pas moi. J'ai annoncé la couleur depuis le début ! Je. Suis. Un. Névropathe. Communiste. Tu me donnes un contexte, et hop, me voilà remonté comme une toupie : je fais tout péter !

Butch, New Fabris : même combat, ça se saute !

Les Conti n'ont commencé à être écoutés qu'après l'initiative douteuse d'avoir saccagé une préfecture, qui montre que suffisamment aviné, n'importe quel abruti peut obtenir ce qu'il veut à condition de cogner suffisamment fort dans cette République de mauviettes. Alors s'il faut en passer par là, si c'est le seul langage que les pouvoirs publics peuvent comprendre : boum. Parce que maintenant, c'est comme ça que ça doit se passer, et bien que ça se passe.

Et puis aussi, faut pas oublier la portée stratégique de l'acte, hein. Parce qu'il faut bien dire que s'ils font tout péter, eh bien la crédibilité du mouvement syndicaliste, elle va prendre un ch'ton. Et puis, tuer ses otages, faire dérailler le train ou faire sauter l'usine avant d'avoir obtenu gain de cause, c'est super-fute-fute et politiquement habile. Ca fusille l'outil de travail et le syndicalisme. Le nihilisme à la portée des teckels, quoi !

C'est vrai que, de toute façon, question crédibilité, mes camarades / branleurs / syndiqués en connaissent un rayon avec leurs promenades joliment appelées "journées de mobilisation" tous les 6 mois et qui bloquent seulement ceux qui bossent, qui finissent par déposer le bilan et grossir le rang de ceux qui ne bossent pas et font des grèves. Finaud.

Mais il n'en a plus rien à branler, le patronat, des "journées de mobilisation", il est même plutôt très content de voir que ça continue et que ça leur donne d'excellentes raisons de foutre la clé sous le paillasson et d'aller voir dans un autre pays s'ils y sont. Et de plus en plus, ils y sont, d'ailleurs.

Tout ça pour quoi ?

Parce que l'argent nécessaire à payer les branleurs des services publics, comme les éducateurs pour handicapés spécialisés en bricolage sur internet pendant les heures de travail, puisque les patrons ne veulent pas le donner gentiment, on est obligé de le leur prendre de force. Evidemment, ça en fait d'autant moins pour faire marcher les entreprises. Et comme ce gouvernement de lopettes cède à toutes les petites revendications corporatistes du haut et du bas, et qu'il faut ventiler ce qu'on a à tous ceux qui demandent, comme on n'a que de la merde, on ventile de la merde.

Au bilan, ces petits entrechats, ça rapporte rien. La situation est bloquée. Alors que s'ils font tout péter, qu'il y a des morts, des arrestations pour associations de malfaiteurs, peut-être que certains commenceront à déciller sur ce qu'est vraiment le syndicalisme en France : un repaire de brutes, de mafiosi, de gros bras au front - de gauche - bas comme le mien, qui, essentiellement, veulent des thunes pour se tenir tranquille. Une offre qu'on ne peut pas refuser, vous voyez le tableau ? Tu continues à raquer, même si ton entreprise perd du pognon, ou je te pète les phalanges. Ou les rotules. Alors si ça doit passer par faire péter l'outil de travail, ok, pas de problème : faites-le.

Et quand on pense qu'il y en a qui vont encore se pointer la bouche en coeur pour minauder "moui mais c'est pas une solution nesspa, il faut savoir être raisonnables nesspa puisque les choses sont plus complexes nesspa, il faut trouver les moyens de négocier dans le respect de tous les points de vue nesspa et nous condamnons évidemment toute forme de violences nesspa blablabla", tout le baratin des gros bâtards qui respectent le dialogue, la diversité, la démocratie, le vivrensemble et toutes ces conneries de gauchistes ! Et puis merde, quoi, on croirait lire un discours socialiste, du NPA, même ! De toutes façons, ceux qui ne comprendront pas qu'il faut vraiment être au pied du mur pour en arriver là et se mettront à pondre un discours moral à la con sur l'air de oh la la on vous comprend hein mais c'est pas bien de faire ça, ceux-là sont des fils de pute et fin du débat.

Si j'étais fasciste, j'aurai ajouté "Et une balle dans la nuque", mais je me contrôle.

Y'a pas le contexte, comprenez.

Faites la sauter votre putain d'usine ! Peut-être que comme ça, on vous fera ce que vous méritez, et en plus, ça fera chier les abrutis qui lisent l'Humanité.

lundi 6 juillet 2009

CSP la pute

Que mon autre blog, CSP, soit un torche-cul virtuel spécialisé dans l'anti-tout stérile de gauche, ça, on le savait déjà.

Que j'y exige, à cors et à cris, plus et plus encore de collectivisme dans une logique de démagogie sans fin, on le savait aussi.

Que CSP, sous couvert de "gauchisme", se fasse régulièrement porte-parole d'idées qui puent de la gueule sous la plume avariée de son rédacteur moisi, autre moi schizophrène fétide, on le savait on ne peut mieux.

En résumé, que CSP soit un site d'une exceptionnelle indigence où le degré zéro de la non-réflexion blogueuse le dispute aux discours les plus rances, oui, en effet, on le savait.

Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Franchement ?

Puisque lorsqu'on est dans une logique de putréfaction hypocrite, autant aller jusqu'au bout. Et la publication de billets tels que celui-ci achève de convaincre que ce blog de merde ne se contente pas de toucher le fond : il empoigne une pioche pour creuser encore et encore, embrassant le fascisme par le bout communiste du totalitarisme.

Vraie nuque de goret nazi

On appréciera au passage l'introduction du texte, didactique dans l'appel à l'insurrection (qui ne vient toujours pas) :
"Quand on brûle juste quelques pneus, une énorme et épaisse fumée noire s'en dégage, l'odeur est évidemment ignoble, et la colonne de fumée grasse, épaisse, noire, se voit à des dizaines de kilomètres et recouvre tout."
Oui, oui, mon autre moi pseudo-viril précise que brûler des pneus pue, que ça se voit et que ça recouvre tout. Ca veut montrer que j'ai déjà pratiqué : eh ouais, je suis un gros dur à nuque rasée puisque j'ai brûlé des pneus !

Ca me change de les fumer, en plus.

S'ensuit une flaque de dégueuli issue en ligne directe des égouts de la gauche extrême, où tous les clichés populistes et insurrectionnels sont étalés en vrac : souhaits humides d'"édifices aux façades noircies", d'"immeubles dévastés", de "chaussée défoncée", de "bitume éventré", de "magasins fermés en urgence", bref toute la panoplie paraphernale que j'use régulièrement sans complexe...

...et un paragraphe entre tous est un véritable chef d'oeuvre d'humilité décomplexée :

"Et puis je suis tellement civilisé, n'est-ce pas. J'ai lu tellement de livres, j'ai vu tellement de films, j'ai écouté tellement de musiques, je suis tellement cultivé..."

"Civilisé".

Le comique se dispute au honteux. Le sens de l'ironie, de l'auto-dérision entre ici en pleine collision avec l'absence totale de toute lucidité, de toute capacité d'auto-évaluation critique...

Ici, il faut mettre les choses au point une bonne fois pour toutes : CSP est un site de petit révolutionnaire trotskyste. Point barre. Qui ne se revendique jamais comme tel, qui ne commet jamais l'erreur de se positionner politiquement dans cette case. Mais qui, par l'usage d'un vocabulaire spécifique et nullement anodin sait se faire reconnaître de sa cible de prédilection.

Ses billets sont parfois illustrés de photos sans ambigüité. De plus, il n'y a que l'extrême-gauche qui assume les termes "Comité de Salut Public" - ou CSP - pour rappeler les meilleurs moment de la révolution, celle qui permit jadis de raccourcir quelques privilégiés.

L'alter blog CSP, en réalité, démontre par l'exemple l'imprégnation d'un discours xénophobe maquillé en communisme et démagogie internationaliste qui permet de reprendre discrètement les idées de Marx et Engels, tous les deux pourtant antisémites notoires.

Ici, bien sûr, le "xénophobe" attaque l'étranger dans ce qu'il est non pas d'un autre pays (ce qui serait une xénophobie "de droite") mais d'une autre CSP (catégorie socio-professionnelle), pour en faire une belle xénophobie "de gauche" : le cadre, le dirigeant, qu'on appellera cadrillon, devra être haï, non parce qu'il est différent, ce qu'il est assurément de façon crasse et perverse, mais surtout parce qu'il gagnerait plus d'argent, qu'il aurait du pouvoir, fantasmé ou réel, parce que dans son esprit faible - lui aussi "civilisé" et "cultivé" - il n'y a pas le désir d'en découdre et de tout casser comme un gamin capricieux dès qu'un truc ne va pas.

Il n'est pas violent, ni révolutionnaire. Il n'est pas communiste. Il n'est pas commun. Il n'est pas comme. Pas comme CSP. Il mérite donc d'être haï, viscéralement.

...

Et en publiant ces articles, le site CSP semble bel et bien avoir choisi son camp. En publiant ces articles, il se fait la putain des idées xénophobes de gauche, collectivistes en diable et qui conduisent un FN à faire 48 % au deuxième tour à Hénin-Beaumont.

Certes, les frontistes n'ont pas pris la mairie, la belle affaire : en criant au fascisme devant les pantins de l'extrême-droite, en cherchant les nazillons partout ailleurs qu'en eux, les collectivistes ont oublié de nettoyer à leur propre porte et pataugent dans l'inénarrable Bête Immonde qu'ils s'agitent à dénoncer...

L'une des spécificités de CSP est d'être officiellement enregistré dans les palmarès des blogs de France et de Navarre, et d'afficher au grand jour, sur une base quotidienne, un torrent de haine et d'aigreur putrides. Sa position au palmarès est notamment établie en fonction du nombre de liens de petits camarades blogueurs qui pointent sur ses articles méphitiques.

Juste, j'aimerais demander à mes petits camarades blogueurs si ça ne les démange pas trop de favoriser un torchon qui véhicule ce genre d'idées. Ça va ? Vous le vivez bien ?

Tant mieux pour vous.

samedi 4 juillet 2009

N'ayons pas peur des morts

Alors oui, c'est sûr que quand on se balade dans les recoins les moins bien fréquentés du Ouèb, il ne faut pas s'étonner de tomber sur des perles d'une ahurissante et noire bêtise, certes. Et depuis le temps qu'on en fréquente les parages, on ne devrait plus s'étonner le moins du monde d'y lire le mélange classique de frustrations en tout genre sublimées en théorisations creuses et boursouflées par de pauvres veaux incultes et lobotomisés. Certes, certes. On devrait être même franchement blasés, et on l'est d'ailleurs, puisque au bout d'un moment, on clique, on jette un oeil à un ou deux billets, on ricane devant tant de pauvreté et on passe à quelque chose de plus stimulant, comme par exemple ranger ses chaussettes.

Mais.

De temps en temps.

Vraiment.

Il y en a un qui perd ses petits nerfs.

Et qui en sort une bien bonne.

Comme par exemple lui, là.

Qui trépigne sur une histoire d'unité chez ces cloportes de l'extrême-gauche mais peu importe ; non, ce qui imprime votre iris d'une indélébile stupéfaction, c'est cette simple phrase, qui quelque part est...sublime. N'ayons pas peur des mots.

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. ".

Relisez cette phrase, je vous prie.

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. ".

Relisez la encore. Prononcez là à voix haute pour mieux vous imprégner de toute sa substance.

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. "

Cette phrase, je veux, j'exige, que vous l'appreniez par coeur. Je veux qu'elle vous accompagne tout au long de la journée. Que vous en parliez à votre famille, à vos amis, à vos amants et maîtresses, à votre facteurs, à vos voisins. Je veux, j'exige, que vous méditiez cette phrase, qui tout d'un coup vous fera à coup sûr relativiser tous vos soucis, tous vos problèmes. Parce que vous venez de vous rendre compte, aujourd'hui, dans un mélange d'effroi et d'hilarité, qu'il existe de gens capable d'écrire sans moufter :

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. "

Et vous venez de prendre conscience qu'il y en a qui ont vraiment de gros, gros, problèmes...

Alors certes, on pourrait se dire que, quand même, il est possible, fort possible même, qu'il y ait une part non négligeable de provocation ; que l'auteur force - quelque peu et tout en nuance - le trait pour appuyer son propos (lequel propos consister à baver une sorte de gloubiboulga trotskiste pleunichard qui est la marque de fabrique du coco de base qui se répand en aigreurs diverses et variées sur le Net. Ces gens n'ont aucune pudeur, décidément). Donc oui, en effet, il pourrait y avoir là quelque ironie un peu lourde...

Qui dissimulerait mal toutefois que l'auteur de cette phrase mythique semble bel et bien convaincu, à l'instar de nombre de dégénérés de son espèce, qu'il serait envisageable sans rire qu'un jour

"CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. "

Et ça tue, un peu, quand même.

Puisque voyons ce que nous offre l'actualité :

Bien que le NPA, dont je me réclame à tue-tête, n'ait obtenu aucun élu aux européennes (au contraire du Front De Gauche, que je compisse pourtant), les cadres de ce "parti" déclarent avoir fait un score satisfaisant. Pour ces gens lucides, donc, une branlée mémorable est donc ... "un score satisfaisant". Ne pas obtenir les remboursements des frais de campagne, ça reste donc ... "satisfaisant".

Lowered expectations.

(Je sais, c'est de l'anglais, mais j'aime faire des titres en anglais, je chie sur l'Oncle Sam mais j'adore fiévreusement sa culture tout en m'en défendant. Je fais ce que je veux, merde, je suis chez moi. Et non, je ne me justifie pas. Foutez-moi la paix !)

Mais j'arrive tout de même à écrire :

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. "

Magie des drogues dures.

Les officines de la CGT kickent des sans-papiers sans hésiter ? La gauche part en sucettes ? L'extrême-gauche a pris le parti d'en rire et y arrive très bien ? Les cadres du NPA disparaissent comme les cacahouètes à l'appéritif ?

Lucidité oblige, je persiste et signe :

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. "

Je réclame l'absolue étanchéité entre le FdG, ces morveux méprisable que - l'ais-je dit - j'encule férocement et le noble parti d'Olivier Besancenot (Loué Soit Son Nom), je m'astique le chinois parcouru de rêves humides unitaires en les dénonçant à longueur de blog, je me retrouve devant des déclarations officielles limpides ou, finalement, Olivier Besancenot (Que La Peste L'Emporte) fornique avec Jean-Luc Mélenchon sans aucune honte, et je m'entête à imaginer ceci :

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. "

Tut tut tut.

Je. Vis. Dans. Un. Délire. Schizo. C'est. Comme. Ça. "CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. " Na.

Mais c'est vrai : tout ça, c'est la réalité. Et la réalité, ça n'intéresse pas les cas sociaux qui braillent dans cette piteuse "cocosphère" de mickeys sans cerveau ni talent ni rien. En même temps, les pauvres, comme ils n'en finissent pas de s'ennuyer dans leurs boulots ineptes de fonctionnaires putrides dans une officine sans avenir ou d'éducateur social aliéné au milieu de fauteuils roulants, il leur faut bien un peu d'espace pour rêver, évidemment...

Mais tout de même.

"Alors voilà : on dirait que CSP et ses copains sont au pouvoir et ça serait bien, forcément. "

Allons.
Tout ça n'est pas très sérieux.
Et au final, après avoir bien ri, on passera à autre chose en secouant la tête et en se disant que quand même, y en a j'te jure...

jeudi 2 juillet 2009

Matière fécale

Parce que franchement, entre nous, quand on lit des trucs comme ça, franchement, est-ce que ça ne vous donne pas envie d'en coller deux ou trois sévères dans la tronche de l'auteur ?

Ok. Je sais, c'est moi. Mais quand je me relis, une fois les acides évaporés du yaourt brassé qui me tient lieu de cerveau, je me dis que franchement, je mérite des baffes. Pas plus, je suis tout de même une petite crotte insignifiante. Mais pas moins : les moutards capricieux qui veulent faire marcher tout le monde à la baguette, c'est tout de même avec des coups de pied au derche qu'on doit parfois leur faire rentrer quelques solides notions de réalité dans la tête.

Certes, du cul à la tête, le trajet est long et nécessite donc pas mal de coups de lattes. Et beaucoup de giroflées à cinq pétales pour s'assurer que ce qui est remonté du cul rentre bien droit comme il faut dans le yaourt.

Bref. Je mérite des tartes. Non ?

Allez, voyons, bien sûr que oui que ça vous a traversé l'esprit !

De la même manière que depuis un peu plus de trente ans il vient, et c'est on ne peut plus légitime, des envies de glousser devant les bêtises consternantes que débitent le NPA, le PC, LO et les acéphales gloutons du PS...

Et c'est normal de penser à ça. Ce n'est pas bien, vous êtes de gauche et vous vous en voulez d'avoir de si noires humeurs. Mais c'est normal, rassurez-vous. On a parfois des instants de lucidité.

Maintenant on ne peut pas prôner le suicide des collectivistes, heureusement ou malheureusement selon le point de vue, mais n'entrons pas dans ce débat.

Partant, il faut faire preuve de davantage d'imagination si on veut inciter les troubadours du Joli Collectivisme Qui Rend Heureux à l'auto-dissolution dans l'acide sulfurique. Puisque, entendons nous bien, n'est-ce pas : ces gens sont coupables. Coupables de répandre une idéologie mortifère qui a saccagé, saccage et saccagera des millions de vies. Complices donc des souffrances infligées au nom de l'abolition de la propriété à tout prix. Et étant indubitablement coupables de crimes, il doivent donc être punis sévèrement, ce point ne souffrant aucune discussion.

D'ailleurs, certains ont été chopés et l'ont payé chèrement. Mais il en court encore beaucoup. Kim Jong, Fidel, Hugo, ... Vous ne perdez rien pour attendre.

On pourrait par exemple prendre Besancenot par la peau du cul pour le coller sur un vrai vélo de la Poste, sous la pluie, un petit matin frais de décembre. Ca lui ferait tout drôle de faire son métier, pour une fois. Et sans caméra de téloche, hein, bien sûr.

Ou, pour être logique, on pourrait me demander de me départir de toutes mes possessions. Après tout, avec tout ce que j'ai (à commencer par une connexion internet, hein, pour dégueuler mes conneries à longueur de journée), je serai passé pour un petit bourgeois en 1941, quand mes frères communistes vantaient la collaboration avec les nazis...

Ou faire goûter à un Alain Krivine ce qui se passe très précisément quand on se retrouve cul nu, sans retraite et sans amis, réseaux et petites combines. Remarquez, ce qu'il va vivre, le vieux Krivine, beaucoup de monde va le vivre, hein. Les retraites, ça fait trente ans que les socialistes de droite et de gauche les ont fusillées... Alors bon...

Ou prendre Bernard Thibault lui-même et lui péter le dos en le faisant gicler d'un squat en compagnie d'Africains sans-papiers alors que les troupes de sa CGT de merde fumigènent tout le monde...

Comme on voit, on pourrait multiplier à l'envie les exemples et faire fleurir l'imagination en se demandant ce qui se passerait si toute cette vermine se mettait tout soudain à vivre au quotidien...et bien, ce que les sans-grades, les sans-cartes du Parti, les petites merdes non-militantes qui léchouillent de l'élu à longueur de journée, subissent régulièrement.

Parce que ces gens ne travaillent pas le Dimanche, eux. Ni eux, ni les éditorialistes de Libé, de l'Huma, ni les blogueurs qui vomissent leurs compatriotes qui s'en sortent malgré les boulets qu'ils s'ingénient à leur coller aux pieds, ni d'une manière générale tous les geignards qui font la grève pour un ongle cassé et rentrent en lutte / merguez partie dès que le temps vire au beau. Eux n'auront pas à être astreints à la "liberté" de fournir le travail pour lequel ils sont payés.

À ce stade, vous ne ressentez même plus de la "colère", et encore moins de "l'indignation" devant la morgue de cette minorité de parasites arrogants. Vous ressentez de la haine, ce qui non seulement est là aussi normal, mais ce qui est surtout très bien.

Car je fonctionne à la haine, moi. Je ne fais pas dans la demi-mesure.

Bien sûr, comme tout révolutionnaire de salon, je pleurniche sur mon sort de pousseur de fauteuils roulants, mais j'ai la haine. Disons la colère.

Ouais. Bon, disons de l'aigreur d'avoir une vie de merde.

Un blog ou une vie sexuelle... Un dogme ou des idées... Un laïus répétitif ou un style puissant.

Fallait choisir. J'ai pris le blog, le dogme, le laïus.

J'ai merdé.

Encore une fois.

mardi 30 juin 2009

I, crétin


Zoé est une djeun'z qui n'en veut. Elle boit son café la matin à la cafèt' parce que ses parents n'ont pas beaucoup de thunes et que le bar du coin est cher. Elle est boursière. Ensuite, elle se dirige lentement vers sa fac, une université publique encore en grève où elle ne pourra pas étudier cette année. A la fin, elle aura quand même son diplôme, qui ne vaudra plus rien à cause de 25 branleurs trotskystes.

Zoé va avoir besoin de bosser cet été pour payer l'année prochaine. Étudier loin de chez papa-maman, ça coûte des ronds. Et la bourse d'état ne suffit pas. Y'a tellement de têtards gauchistes qui en pompent, de la bourse d'état, pour fumer des cigarettes qui font rire et lever de la belette ou dormir en amphi, que fatalement, la somme répartie est de plus en plus microscopique.

Alors Zoe, elle va aller faire la plonge, vendre des glaces ou n'importe quelle connerie pour pouvoir se traîner jusqu'à une licence. A ce moment, y'a moins de parasites et de cancrelats subventionnés par l'Etat et enfilés à l'arrière comme des marionnettes par les abrutis endoctrinés du NPA. Elle pourra peut-être décrocher, un jour, un Bac+5 et s'extirper de la merde dans laquelle ces partis de gôche voudraient bien qu'elle reste, elle et sa famille, ses amis et les gens qui bossent sérieusement. Parce que des gens qui réussissent sans les syndicats, sans les politiques de favoritisme à outrance des branleurs tétanisés par le moindre effort, ça leur fait peur, aux larves communistes.

D'ailleurs, pourquoi on les recrute toutes dans les fonctionnaires de la classe très très moyenne ? Pourquoi croyez-vous que les communistes les plus acharnés sont toujours au chaud dans le giron de l'Etat, dans une grosse boîte privée dans laquelle l'Etat est actionnaire, ou dans une section syndicale d'un gros groupe qui entretient forcément des relations étroites avec le pouvoir ? Hein ? Pourquoi ?

Parce que sans le communisme, il faut se retrousser les manches. Et quand maman n'est plus là, on a froid aux glawis. Et on ne sait plus rien faire.

Dans quelques années, Zoé sera barrée loin, à l'étranger. Pour fuir ce pays de merde ou des petits étrons comme moi peuvent continuer à déverser une bile bien pâteuse à la fois sur la main qui me nourrit et sur ceux qui bossent vraiment. Elle rira des posts que je me force à écrire sur mon "vrai blog", et se jettera sur celui-ci, pour voir à quel point le cynisme n'a aucune borne chez le coco qui a compris comment fonctionne le système.

Eh ouais.

Pour le moment, Zoé ne le sait pas, mais elle va rejoindre le bataillon des votants avec leurs pieds. Et un pays où il ne reste que des grévistes et des communistes, hein, c'est rigolo, mais ça ressemble bien à l'URSS de 1988.

jeudi 25 juin 2009

Soldes




Jamais, au grand jamais, on ne dira assez de mal de ce qu'à produit le socialisme et son petit morveux de frère hydrocéphale, le communisme. Du neveu renégat et fier de l'être à Jacques Attali, de Laurent Joffrin à Martine Aubry, de George Marchais à Olivier Besancenot, effroyablement longue est la triste et pénible liste de rejetons directs ou indirects de la crapule aux dents limées. Et personne n'oubliera que c'est en partie grâce à cette enflure que la gauche est dans l'état où elle est actuellement.

Je dis en partie parce qu'avec des idées de merde qui confine à la tourista du cerveau, on ne va pas bien loin non plus : ce serait risquer le dessèchement.

Comment s'étonner que ce sont précisément ceux qui ont été les plus proches de ce régime authentiquement socialiste (forcer les gens à s'entreaider, piquer chez les pauvres pour devenir riche, augmenter chômage, misère et pauvreté) qui ont été les premiers à rejoindre Sarkozy, autre socialiste en diable, en frétillant du croupion ? Habitués depuis des décennies à se briser l'échine à force de courbettes, les laquais qui dans d'autres temps ahanaient à Solutré pour se faire bien voir du monarque se jettent sans honte aucune aux pieds de la droite sans même que ça leur pose question une seule seconde. Normal : la couleur change mais le fond idéologique est le même, et le cynisme des uns est à peine caché par l'incompétence des autres.

Les Lang, Kouchner, Attali encore lui, Rocard, tous ces sinistres sycophantes abrutis de gloriole sont au delà de tout dégout. Si j'étais réellement communiste, si j'étais l'étron collectiviste que je feins d'être dans mes journées moites de petit bourgeois mythomane en mal d'aventures intellectuelles, je pourrais toujours vous dire qu'en regardant s'avilir ces cloportes avec autant d'enthousiasme, j'ai envie de les exclure de fait de l'espèce humaine et partant du respect qui ne leur est plus dû. Si j'étais celui-là, je penserais même très fort à ce mot terrible d'extermination de races inférieures.

Mais je me domine. La loi, la morale, tout ça ...

N'empêche. Les goulags russes avaient du bon.

Et pendant ce temps là, au NPA, on fait quoi ? On pactise avec le patronat, par exemple. Oh, c'est subtil, mais c'est le cas : on a décidé de ne pas soutenir nos kamarades de la CGT.

Il faut dire que ces abrutis congénitaux nos amis syndiqués ont expulsé des bougnoules clandés sans-papiers. Ce n'est pas très finaud de leur part. Alors on a décidé, avec les kamarades du NPA, de leur planter un petit couteau dans les omoplates. A la trotskyste. Sans chichis.

Il est temps, plus que temps, d'en finir avec cette bouillabaisse syndicale.

Quant au PS, il a un genou à terre : il faut lui faire mettre les deux. Si le communisme est une vaste blague, le socialisme est lui une pantalonnade pour bourgeois gâtés. Et comme il n'y a, on le sait, que dans l'unité qu'on pourra vaincre ces fachos de droite, il faut que le socialisme disparaisse pour que le NPA grandisse. Ou le Front de Gauche, hein. Ou même les verts. L'important étant simplement que tout parti qui se place à droite perde, peu importe les moyens à mettre en œuvre.

Je sais. Je m'embrouille. Mais c'est travailler dans une ville surchauffée à pousser des cons qui bavent en fauteuil roulant toute la journée, c'est pas un truc pour moi. A force, ça me tape dans la tête, là, je suis limite nervousse brèquedonne, et ça me fait sentir tout drôle au point de vouloir tirer au canon de 20 mm sur les socialistes.

Et j'ai l'impression qu'en plus, c'est un job que je pourrais faire avec plaisir...

dimanche 21 juin 2009

Life's bitch then you die

Passer une semaine sans Internet, ça fait mine de rien un bien fou. Non seulement ça libère la blogosphère de mes vomissures mais surtout, ça fait prendre un recul bienfaisant par rapport à ces chamailleries qui sont le lot quotidien du blogueur pathétique qui ne fait rien qu'à se prendre la tête pour au final pas grand’ chose, allez. Et puis n’est-ce pas, être La Risée De La Blogosphère crée des responsabilités, j’veux dire (d’autant que personne ne songe semble t-il à me contester le titre, moi qui m’attendait à des tomates pourrites quand j’ai eu le front de me parer de cette couronne auto-proclamée. Ensuite, puisque personne n’en a rien à foutre, je continuerai donc à dire que ouais Man, CSP, c’est trop la Risée de la Blogosphère, d’abord).

(Oui, c'est un post où je vous raconte ma life, ça vous dérange pas j'espère ? Faut être honnête, j'ai pas vraiment de life, et je sais pas vraiment raconter sans ajouter des histoires croustillantes d'objets technologique introduits dans des orifices divers, mais vous ne m'en voudrez pas, c'est mon blog, hein, après tout)

Ce qui m’a également permis de mettre un peu d’ordre dans mon absence de vraie vie, puisque décidément quand ça veut pas ça veut pas, et je me comprends. Par exemple, j’éprouve comme une sorte d’usure à être depuis quelques années dans le fauteuil roulant, une sorte de handicap, et j’ai fortement envie de passer à autre chose. Toujours dans le social, puisque c'est, soyons honnête, le seul endroit où j'arrive à me caser, mais avec un public moins…prenant, disons. Et comme ça fait quelque temps que je caresse l’idée d’une formation en poterie-macramé, pourquoi ne pas se renseigner, mh ? Je veux donc faire prof. Ou instit, disons. Ou même garde-chiourme. En fait, n'importe quoi qui m'éloigne des têtards en fauteuils pour me rapprocher des têtards en couches. Ça ne se fera pas tout seul, puisqu'il faut travailler pour se faire accepter. Et le travail est un domaine un peu ... comment dire ... Bon, disons que je tiens un blog. Et puis être un mâle plein de testostérone dans ce milieu spécifique te fait maintenant soupçonner de dissimuler de bien sordides pensées – ce qui se comprend aussi, mieux vaut être parfois trop parano que pas assez, ce qui est finalement fondé, hein, on ne devient pas trotskyste totalement par hasard – mais je ne pense pas la chose impossible, nullement. Et puis j'espère effaroucher mes lecteurs de droite qui se demanderont à chaque fois qu’ils récupèrent leurs lardons à la sortie du boulot si un abominable ne s’est pas glissé dans le monde de leurs chères têtes blondes. Je sais bien qu'en pratique, ils n'en auront rien à foutre. Le trotskyste est un animal en voie de disparition et j'imagine déjà leur regard humide de commisération.

Pour ce qui est de la politique, je vous rassure : je resterai d’un sectarisme d’acier et d’une intolérance confiant à la psychiatrie lourde. Et je le vis bien, merci, comme quoi quand on assume ses déviances une fois pour toutes, c’est peut-être ça le secret du bonheur. Je continue donc de soutenir le processus NPA qui m’apparaît comme la seule formation politique suffisamment comique pour relever le niveau morbide de la politique en France, mais plus loin que ça encore me semble être décidément le seul machin organisé de ce camp qui ait un tant soi peu de désir d'avenir. Ensuite, on va en manger, de la merde, et on le sait, mais quoi faire d’autre ? Ce n'est pas parce qu'on sert systématiquement de paillasson à la Gauche Plurielle, Socialiste et Unie qu'on va se laisser faire. Zut et crotte. Et spéciale dédicace aux camarades, vivement qu’on se retrouve au chaud entre nous à Port Leucate pour s’ébrouer entre gens qui sont tous d’accord, je sens que ça va faire du bien à tout le monde. Comme on étripe ceux qui ne sont pas d'accord, par élimination, on est forcément entre gens à l'unisson, à la fin.

Pour conclure, j'ai été un peu vexé de découvrir qu'on me considérait éventuellement comme le blogueur le plus con de la réacosphère. Mais comme je préfère en rire jaune, je propose que tout le monde vote pour moi. Ainsi, si j'obtiens le score de Blogueur le Plus Con, je pourrai toujours prétendre que c'est suite à ma demande de m'enliser. Et si je ne l'obtiens pas parce que personne de sérieux ne me lit vraiment, je pourrais toujours prétendre que c'est parce que je suis trop aimé. Je gagne sur les deux tableaux. Malin, non ?

Hein, après tout, qu'est-ce qu'on rigole à planifier une révolution qui ne vient pas ! Life is a bitch, hein, et then you die.

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